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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Jorge Ricardo, la légende sud-américaine, en selle le 21 octobre à Chantilly

International / 13.10.2018

Jorge Ricardo, la légende sud-américaine, en selle le 21 octobre à Chantilly

Jorge Ricardo : « C’est une excellente nouvelle que de voir des jockeys sud-américains monter en Europe »

Légende sud-américaine, Jorge Ricardo, sera en France du 19 au 21 octobre. Avec 12.915 victoires, il détient le record du monde, toutes disciplines hippiques confondues. L’homme aux 30 Cravaches d'or et plus de 180 Grs1 a répondu à nos questions, quelques jours avant de venir monter à Chantilly. 

Jour de Galop. – Dans quel contexte venez-vous en France ?

Jorge Ricardo. – Mon sponsor, le PMU, m’a invité à venir monter. J’ai saisi l’occasion de me mettre en selle dans votre pays le 21 octobre prochain, sur l’hippodrome de Chantilly. C’est une super expérience. La France est un grand pays de courses avec des champs de course exceptionnels. Malheureusement, je ne pourrai pas me mettre en selle dans le nouveau Longchamp car il sera fermé lors de mon passage en France. Pendant cette période, les courses seront déplacées à Saint-Cloud. Quoi qu’il en soit, c’est une très belle expérience. La compétition est très relevée en France. Ici, le style de monte est très différent de celui que je pratique au quotidien. La qualité des chevaux, des jockeys et des pistes françaises permet aisément de comprendre pourquoi votre pays est important à l’échelle mondiale.

Avez-vous déjà monté en Europe ?

J’ai déjà monté en France à deux reprises, notamment en 1994 avec Much Better (Baynoun), un cheval brésilien. Nous avions pris part au Prix de l’Arc de Triomphe. C’était un grand moment, même si nous n’avions pas été performants. J’ai aussi monté en Angleterre. En Europe, on trouve une grande diversité de parcours, avec des dénivelés. Cela demande concentration et capacité d’adaptation. C’est très formateur comme expérience. Aux États-Unis, j’ai monté en course à Keeneland et à Miami. Les épreuves européennes ont tendance à être tactiques car on peut exploiter les particularités des parcours qui sont très différents les uns des autres. À l’inverse, les courses en Amérique du Sud ou aux États-Unis sont plus homogènes et elles se déroulent dans un rythme plus soutenu. D’une manière générale, aucun pays d’Amérique du Sud ne propose des courses comparables aux européennes. Nous sommes beaucoup plus proches du style américain.

Vous détenez un record mondial et n'avez plus rien à prouver en Amérique du Sud. Comment voyez-vous votre avenir ?

Je pense monter en course encore une année. À la fin de cette période, il faudra prendre une décision. Pour l’instant, rien n’est vraiment arrêté. Quoi qu’il en soit, c’est une excellente nouvelle que de voir des jockeys sud-américains monter en Europe. Plusieurs Brésiliens brillent à l’international, comme Silvestre de Sousa, qui a été tête de liste en Grande-Bretagne, ou Joao Moreira, qui a décroché l’équivalent à Hongkong. Il est plus facile de faire voyager des jockeys que des chevaux ! Les nôtres ne viennent pas souvent en Europe, le voyage est tellement long.