Le mot de la fin - Désamour

Le Mot de la Fin / 11.10.2018

Le mot de la fin - Désamour

À échéance régulière, la publication des ratings internationaux provoque une certaine grogne dans notre pays. Certains y voient les effets d’un certain chauvinisme. Si les tricolores ne sont pas en tête du classement, le Français a tendance à penser que c’est l’échelliste qui n’y voit pas clair et qu’il ne prend pas nos courses ou nos chevaux au sérieux. Et c’est là toute la différence avec les Anglo-Saxons pour qui les ratings sont plus perçus comme un outil que comme une sanction. Outre-Manche, ils sont d’ailleurs largement utilisés par l’ensemble de l’écosystème des courses. Les parieurs savent que tout cheval, même celui qui a remporté le plus modeste des maidens du fin fond de l’Angleterre, aura un rating qui permet d’évaluer son niveau d’un simple coup d’œil. Comme toutes les interprétations théoriques d’un événement, les ratings sont imparfaits. En particulier si l’on s’attarde sur un individu en particulier. Si l’on prend le temps de dézoomer, ils permettent par exemple d’avoir une photographie assez fidèle d’un groupe ou d’une population. Mais surtout, ils ne sont pas une fin en soi. Ceci étant dit, le désamour des français pour les ratings a certainement des racines plus profondes. Les chiffres n’ont pas (ou plus) la cote dans la société française. Les études internationales s’enchaînent avec le même constat : les écoliers français sont les pires de l'Union européenne en mathématiques !