Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Le mot de la fin - Disparité

Le Mot de la Fin / 14.10.2018

Le mot de la fin - Disparité

Jeudi, le book 1 de Tattersalls s’est conclu sur un record, celui du chiffre d’affaires, à 106.503.000 Gns. Le prix moyen, à 271.691 Gns, est en revanche inférieur au record établi en 2017 (293.095), mais il laisse tout de même rêveur. L’herbe est-elle pour autant plus verte outre-Manche, où un certain nombre de vendeurs français avaient effectué le déplacement ? Oui et non. L’équivalent britannique de la Fédération des éleveurs (la T.B.A.) a publié il y a quelques semaines une étude très détaillée et voici quelques exemples de chiffres marquants. En moyenne, une pouliche présentée lors du book 1 génère un profit de 118.000 £. Or cette vacation n’accueille que 500 lots. Et à l’inverse, dans le book 3, en moyenne, la vente d’une pouliche génère une perte de 23.500 £. Les conséquences d’une telle situation sont criantes. Alors qu’en France, le niveau des naissances est en légère augmentation, 8 % des éleveurs ont disparu depuis cinq ans outre-Manche. En 2013, 45 % des éleveurs britanniques perdaient de l’argent, contre 66 % à la fin de l’année 2017. L’obstacle a été touché de plein fouet : en 2009, 43 % des éleveurs anglais disposant d’une ou deux juments élevaient des sauteurs. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 35 %. Les nombreuses courses d’obstacle britanniques sont donc toujours plus dépendantes des importations. Et en France ? Presque rien. Notre pays ne génère pas des statistiques aussi précises qui sont pourtant extrêmement utiles aux décideurs.