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Jour de Galop

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LE TOUR DES HARAS - OCTOBRE 2018 - Guy Harari : « Notre préparation est classique et traditionnelle, dans le respect de chaque yearling… »

Institution / Ventes / 18.10.2018

LE TOUR DES HARAS - OCTOBRE 2018 - Guy Harari : « Notre préparation est classique et traditionnelle, dans le respect de chaque yearling… »

Comme chaque année, les journalistes de JDG s’intéressent aux haras qui présenteront des yearlings en octobre chez Arqana. L’occasion d’un questionnaire un peu décalé́. Deuxième épisode : Guy Harari de La Cour Oriot.

L’aspect de votre métier que vous préférez ?

Guy Harari. – J’aime beaucoup le contact avec les chevaux au quotidien.

Et celui que vous appréciez le moins ?

Faire les boxes.

La qualité que vous appréciez le plus chez un cheval ?

J’apprécie quand un cheval est bien équilibré, calme et serein.

Et le défaut qui vous fait hésiter ?

Quand le cheval est léger et qu’il n’a pas de pieds.

Votre plus belle réussite aux ventes ?

Je suis parti aux États-Unis pour acheter une poulinière pleine ou, à défaut, une pouliche. Nous sommes revenus avec un foal, mâle. Nous l’avons présenté en août, à Deauville, l’année suivante. Le poulain a fait une belle carrière en Angleterre. Il avait longtemps été engagé dans le Derby d'Epsom, qu’il n’a finalement pas couru.

Quel est l’aspect de la vente d’octobre que vous préférez ?

La vente d’octobre est, me semble-t-il, un bon compromis entre acheteurs et vendeurs, entre les prix réalisés et les résultats en course.

Qui auriez-vous aimé être, si vous n'aviez été vous ?

Je m’assume tel que je suis, avec mes qualités, et si certains me trouvent quelques défauts, on peut en discuter !

Quelle est, selon vous, la spécificité de votre préparation aux ventes ? Votre patte personnelle ou la chose la plus importante à vos yeux ?

Notre préparation est classique et traditionnelle, faite en progression, dans le respect de chaque yearling. L’équipe est constituée de personnes ayant une longue expérience dans l’élevage et la préparation, leur expérience ayant été acquise dans des haras notoirement connus. J’essaye d’éviter ou de limiter autant que possible tout stress sur les chevaux et les hommes.

"Je ne serais pas arrivé là, si..."

… Si je n’avais pas eu des parts ou des chevaux de course. J’ai repris les couleurs de mon grand-père et de mon oncle qui sont présentes sur les champs de course depuis la fin des années 1940, soit plus de 75 ans. Mais, je n’avais aucune intention de me lancer dans l’élevage. De fil en aiguille, je me retrouve aujourd’hui à La Cour Oriot.

Le lieu où vous vous sentez le mieux ?

À Paris et en Normandie.

Et celui qui vous oppresse le plus ?

Les endroits où je me retrouve enfermé dans des bureaux pendant de longues heures.

L’odeur que vous préférez ?

La rosée du matin sur l’herbe mouillée.

Et celle qui vous fait horreur ?

L’éther. C’est synonyme d’hôpital selon moi.

À l’école, la matière que vous préfériez ?

L’économie.

Et celle que vous haïssiez ?

Ce qui m’était le plus difficile, c’était d’apprendre et d’écrire l’arabe.

LES YEARLINGS DE LA VENTE OCTOBRE

Lot             Sexe          Père                                          Mère

314            F                Intello                                      Sydarra

334            F                Anodin                                     Vraiment Rouge