PIERANTONIO CONVERTINO :  « FAZZA AL KHALEDIAH AVAIT BEAUCOUP EVOLUÉ EN QUELQUES MOIS »

26.10.2018

PIERANTONIO CONVERTINO : « FAZZA AL KHALEDIAH AVAIT BEAUCOUP EVOLUÉ EN QUELQUES MOIS »

Durant sa carrière, Pierantonio Convertino a monté quelques-uns des meilleurs pur-sang arabes du monde, notamment quand il était associé aux représentants d’Umm Qarn Farm. Mais jamais il n’avait remporté la Qatar Arabian World Cup (Gr. I PA). Fazza Al Khalediah lui a apporté cette première grande victoire.

The French Purebred Arabian. – Vous aviez déjà monté Fazza Al Khalediah dans une Listed à Milan, mais vous attendiez-vous à gagner à ParisLongchamp ?

Pierantonio Convertino. – En effet, l’entourage du cheval avait fait appel à moi à Milan. Nous avions gagné, en devançant le cinquième du Qatar Derby des Pur-Sang Arabes (Gr. I PA) de Chantilly, Akoya (Muqatil Al Khalidiah), mais c’était un grand pas à franchir. Le cheval a beaucoup changé entre cette course à Milan et la Qatar Arabian World Cup. Il a pris beaucoup de force, ce qui est assez logique car il n’a que 4 ans et les pur-sang arabes sont souvent tardifs. Oui, il était bien meilleur à Paris, et je crois aussi que le terrain a joué en sa faveur. À Milan, c’était très rapide, il faisait très chaud…

Le cheval restait pourtant sur une défaite en Pologne…

Oui, en effet, il avait été battu ce jour-là. Mais il était monté par une femme, or c’est un cheval fainéant, et il nécessite beaucoup de force pour le porter au poteau.

Pouvez-vous nous raconter votre course ?

Le cheval n’est pas très bien sorti des boîtes, et je me suis retrouvé derrière, à la corde, dans une course rythmée. Dans la ligne droite, nous avons eu la chance de trouver le passage, et le cheval l’a fait vraiment facilement !

Que cela représente-t-il pour vous de gagner une telle course ?

C’est très important, d'autant plus que j’avais une revanche à prendre avec la Qatar Arabian World Cup. Avec Muntasar (Majd Al Arab), en 2013, j’étais parti trop tôt et Mushrae (Munjiz) était venu me prendre une encolure au passage du poteau. J’ai appris comment monter ici. C’est une course prestigieuse, et pour la reconnaissance qu’elle apporte, elle est très importante. J’espère que cette victoire me permettra de monter d’autres chevaux de cette casaque. Il est possible que Fazza Al Khalediah (Jalnar Al Khalediah) coure à Abu Dhabi la Zayed Cup (Gr. I PA), et dans ce cas, je devrais lui être associé.

Comment jugez-vous Fazza Al Khalediah par rapport aux autres pur-sang arabes que vous avez montés ?

Tabarak (Nizam) est tout en haut de la liste. Mais je dirais que Fazza Al Khalediah arrive ensuite, et même avant des chevaux comme Muntasar ou Raqiyah (Amer).

Quel est votre programme pour les mois à venir ?

Je vais partir à Dubaï pour un entraîneur du Bahreïn, qui participera au Carnaval pour la première fois. Il doit acheter des chevaux à Tattersalls dans ce but. Je devrais aussi monter au Bahreïn, à Abu Dhabi et au Qatar. Ensuite, au printemps, il est prévu que je travaille pour Charley Rossi, qui va rentrer beaucoup de jeunes chevaux. L’Italie, c’est devenu trop dur. Je vais avoir 34 ans et je ne veux pas perdre du temps en espérant que ça aille mieux un jour dans mon pays. Et puis Charley vit avec ma belle-sœur : c’est un peu la famille !