#4.000 - #869 : la première Route des étalons

Courses / 13.11.2018

#4.000 - #869 : la première Route des étalons

Le 8 janvier 2010, pour son 869e numéro, Jour de Galop consacre sa Une à l’annonce d’un nouvel événement : la Route des étalons. Christine Dutertre (Mézeray), avec Martine Head (Quesnay) et l’aide de Jean-Pierre Deroubaix (FBA), est à l’initiative de ce week-end visant à faire découvrir aux éleveurs français et étrangers la richesse du parc d’étalons tricolore. À l’époque, une trentaine de haras ouvrait ses portes et présentait une centaine d’étalons.

L’idée état tellement bonne que même nos amis irlandais, leaders européens de l’étalonnage depuis plusieurs années, l’ont copiée : l’Irish Stallion Trail fêtera sa 5e édition en 2019.

Depuis 2010, les fondamentaux de la R.D.E. sont restés les mêmes, mais le paysage de l’étalonnage français s’est considérablement – et positivement – transformé. Aux grands haras historiques, qui sont toujours au top (Siyouni chez l’Aga Khan ou Wootton Bassett à Étreham, par exemple) se sont ajoutées des structures plus jeunes, créées de toutes pièces ou développées par des investisseurs français ou étrangers (le Qatar ayant été particulièrement actif). On pense notamment à Montfort & Préaux (où stationne Le Havre), sous l’impulsion de Sylvain Vidal et Mathieu Alex, et avec le soutien de Gérard Augustin-Normand. On pense à Bouquetot, la base d’élevage d’Al Shaqab Racing animée par Benoît Jeffroy (dont la tête de liste est Shalaa). Et aussi à Grandcamp, qu’Éric Lhermitte et sa femme, Isabelle, ont créé et développé "from scratch" avec le succès que l’on sait (accueillant notamment Dabirsim). Sans oublier les Hêtraie et Cercy (grandes bases d’obstacle), les Colleville (Kendargent) et autres, que l’on nous pardonnera de ne pas tous citer.

La qualité de nos étalons ayant progressé en flèche depuis dix ans, le nombre de juments étrangères venant à la saillie en France a lui aussi considérablement augmenté, permettant aussi la création de nouvelles structures pour l’accueil de ces juments ou la préparation des yearlings. Le savoir-faire français est reconnu, l’avantage de faire naître un "FR" aussi. Il est donc fort probable que les 19 et 20 janvier prochains, sur les routes normandes, pour la dixième édition de la RDE, on prononce plus souvent « Cheers » que « Santé » !