JDG #4.000 J-5 - Dans le numéro 3980 de Jour de Galop… - L’élevage français a grandi avec Siyouni

Élevage / 16.11.2018

JDG #4.000 J-5 - Dans le numéro 3980 de Jour de Galop… - L’élevage français a grandi avec Siyouni

JDG #4.000 J-5

Dans le numéro 3980 de Jour de Galop

L’élevage français a grandi avec Siyouni

Le jour de la parution du premier JDG, il était encore un yearling libre et heureux dans son paddock. Depuis ses débuts, le 4 mai 2009, il nous accompagne et il a encore récemment fait la Une, lors du numéro 3980. Le 2 novembre, nous avons en effet titré : « Siyouni, un tricolore à six chiffres ! » Le plus précoce des grands chevaux issus de l’élevage de Son Altesse l’Aga Khan est devenu le symbole de la renaissance commerciale du galop français et avec ses confrères – Le Havre, Kendargent et Wootton Bassett pour n’en citer que deux –, il nous a accompagnés tout au long de 3995 numéros !

Nous avons commencé à parler de lui quand il n’était encore qu’un poulain prometteur, lauréat de ses trois premières courses, avant de monter en puissance en fin de saison pour remporter le Prix Jean-Luc Lagardère (Gr1). Cette victoire décisive lui a ouvert les portes du haras de Bonneval. Mi-octobre 2010, Jour de Galop annonçait son départ au haras de Siyouni (Pivotal) et quelques semaines plus tard son premier prix de saillie était de 7.000 €. Les éleveurs français l’ont soutenu en achetant des parts, et là réside une partie de son succès.

La naissance de son premier produit, une pouliche issue de Fair West (Gone West) n’avait pas fait la Une en janvier 2012. Ses premiers yearlings ont réalisé de bons résultats sur le ring d’Arqana, mais il n’était encore qu’un étalon pour la Vente d’Octobre. Et à l’étranger ? Aux ventes 2013, deux lots furent adjugés : un pour 10.000 £ à la deuxième session de Doncaster et un autre pour 6.000 € à la Goffs Sportsman’s Sale. En 2015, après avoir sorti trois gagnants de Groupe avec ses premiers 2ans, son tarif est monté à 20.000 €. Le marché international a pris conscience de ses qualités de reproducteur et ses deux yearlings les plus chers ont été adjugés 320.000 et 280.000 Gns à Tattersalls October.

Dans la foulée, Siyouni est passé à 30.000 € en 2016, puis à 45.000 € et à 75.000 € cette année. Il n’est pas facile pour un bon étalon français de devenir un très bon étalon international dans l’esprit des anglo-irlandais. Et pourtant, lors des ventes 2018, 34 des 84 yearlings par Siyouni ont trouvé preneur outre-Manche pour un prix moyen supérieur (187.872 €) à celui enregistré en France.

Siyouni est à présent aussi une source d’informations. En l’espace de deux semaines, il nous en a donné deux : son tarif à six chiffres, historique, et la vente ce jeudi via www.arqanaonline.com, d’une part à 960.000 € qui a été achetée par Laurent Benoît (Broadhurst Agency) pour le compte du haras Voltaire. Le prix de la part conduit à une évaluation de 48 millions d’euros. C’est la démonstration que l’ensemble de l’élevage et du parc étalon français ont grandi avec Siyouni. Et nous avec lui.