SE RÉINVENTER POUR ATTEINDRE LES SOMMETS

Élevage / 06.11.2018

SE RÉINVENTER POUR ATTEINDRE LES SOMMETS

Ce week-end à Auteuil, Thierry Cyprès s’est distingué via Bipolaire, Floridée, Poliricoet Edgeoy. En 2012, il ne figurait pas dans le top 100 des éleveurs français. En l’espace de six saisons, son élevage a connu une progression fulgurante, au point d’être cette année en mesure de ravir la tête de liste à madame Benoît Gabeur. Cette évolution n’est pas le fruit du hasard, mais d’une succession de bons choix.  

Depuis 2012 et le sacre du haras de Saint-Voir, aucun éleveur du Centre-Est n’a réussi à terminer l’année en tête du classement des éleveurs de sauteurs français. Les six derniers exercices ont été dominés par des élevages implantés dans l’Ouest (madame Benoît Gabeur) ou en Normandie (Hamel Stud et Guy Cherel). Alors qu’il reste près de deux mois de compétition, Benoît Gabeur et son épouse sont toujours en tête (176.516 € de prime à l’éleveur). Mais Thierry Cyprès, notamment grâce au véritable carton de ses élèves ce week-end à Auteuil, se rapproche à grande vitesse du leader provisoire (159.618 € de prime à l’éleveur). À présent, un peu plus de 16.000 € séparent ces deux élevages et les huit semaines de courses encore à disputer vont beaucoup peser sur la balance.

Jour de Galop. – Comment expliquez-vous les très grands progrès de votre élevage ?

Thierry Cyprès. – Notre région est vraiment dédiée à l’élevage des bovins et des chevaux. Tout autour de nous, on trouve une multitude d’éleveurs dont la production a brillé au meilleur niveau. Le terroir est formidable, avec une herbe et un terrain exceptionnels. Mais plus récemment, j’ai augmenté le nombre de mes poulinières, passant de cinq ou six à une quarantaine, tout en incluant presque un tiers de juments pur-sang sélectionnées pour l’obstacle. Quand un croisement me paraît intéressant, je le réalise, même s’il faut faire de la route. Parfois, cela fonctionne. Parfois non. Progressivement, les bovins ont cédé de la place aux chevaux sur l’exploitation. Dans le même temps, nous avons beaucoup amélioré les installations, avec un marcheur transformable en rond de débourrage, des boxes de repos de grande taille pour permettre aux chevaux de marcher… Notre équipe a pris ses repères et chaque cheval a un programme à la carte.

Retrouvez la suite de cet article ce soir, dans JDG.
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