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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

10 OPTIONS POUR L’AVENIR DU GALOP FRANÇAIS  - Vous avez la parole !

Courses / 09.01.2019

10 OPTIONS POUR L’AVENIR DU GALOP FRANÇAIS - Vous avez la parole !

Deux mille dix-neuf, année électorale… et débats constructifs ? Vous avez la parole, à travers notre sondage en 10 points. Pour voter, cliquez ici. [ https://goo.gl/forms/0GDX6aodrKxlehX93 ]

Les résultats seront publiés dans JDG en début de semaine prochaine.

1 • Pour ou contre…

Le retour de la prime à l’éleveur pour les chevaux d’âge 

Parmi les mesures d’économies lancées par l’Institution, une des plus contestées concerne la prime à l’éleveur. Début 2018, France Galop annonçait : « Pour les courses courues en France, en plat, la prime n’est pas attribuée aux chevaux de 6ans et au-dessus, sauf dans les courses de Groupe (…) Pour les courses courues en France, dans les courses à obstacle, la prime n’est pas attribuée aux chevaux de 10ans et plus sauf… [etc.] » Cette réforme a été mise en place dans un contexte de restrictions budgétaires, où il est apparu nécessaire de préserver la mission de sélection du galop français. Une pétition en faveur du retour de ces primes, annoncée comme essentielle pour une partie des éleveurs, a été lancée cette semaine sur internet Pour accéder à la pétition :

https://www.change.org/p/france-galop-retour-de-la-prime-%C3%A9leveur-aux-chevaux-d-age?recruiter=720206852&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsive

2 • Pour ou contre…

Abaisser le nombre de coups de cravache tolérés

L’an dernier, France Galop a annoncé : « Le nombre de coups de cravache tolérés en course passe de 8 à 6 à partir du 1er février. » Ajoutant : « Il est déjà successivement passé de 12 à 10, puis de 10 à 8 il y a une dizaine d’années. » L’utilisation de la cravache est de plus en plus difficile à faire accepter au grand public qui est désormais très sensible à cette question, en particulier du fait de l’activisme de certaines associations animalistes. Outre-Manche, la B.H.A. veut mener une réflexion, tout en faisant connaître ses intentions auprès des détracteurs de la question hippique. Dans le même temps, les jockeys ont toujours souligné l’importance de la cravache, notamment en termes de sécurité.

3 • Pour ou contre…

Adopter une Cravache d’or "à l’anglaise"

À la fin du mois de décembre, nous avons posé la question suivante à Christophe Soumillon : « Que pensez-vous des propositions de réforme de la Cravache d'or, avec l'idée d'adopter une version à l'anglaise ? C'est-à-dire en se basant sur la saison de plat plutôt que sur une année entière. » Le pilote nous a répondu : « Tout me va, que l'on commence au 1er janvier ou en avril, et que l'on finisse en novembre ou à la fin de l'année. Pour moi, cela ne change pas grand-chose. La seule différence vient du fait que cela pourrait libérer des espaces pour plusieurs jockeys qui font partie du top 20 mais pas du top 10. Ainsi, les dix premiers pourraient partir un petit peu plus à l'étranger l'hiver. »

4 • Pour ou contre…

Harmoniser le numéro à la corde avec celui du tapis

Pour les néophytes, la chose est incompréhensible : mais pourquoi donc le cheval qui porte le numéro 1 ne s’élance-t-il pas de la stalle numéro 1 ? Et cela renforce les clichés liés au monde des courses : opaque, désuet et difficile à déchiffrer… Ce problème a été résolu sans difficultés à l’étranger, notamment aux États-Unis. Alors pourquoi pas chez nous ?

5 • Pour ou contre…

Relever le poids de base des jockeys

Alors que les générations qui voient le jour dans les pays occidentaux sont constituées d’individus plus grands et plus lourds, cela devient compliqué de trouver des jockeys au poids. Une aubaine pour les petits gabarits… mais qui oblige beaucoup de pilotes à prendre des risques, pour leur santé et pour la sécurité des pelotons, en faisant exagérément baisser leur poids.

6 • Pour ou contre…

Taxer les chevaux entraînés hors de France

L’année 2018 a été marquée par une impressionnante réussite des chevaux entraînés à l’étranger dans les épreuves de plat organisées en France. Dans les Groupes (sur les hippodromes parisiens) comme dans les handicaps et les réclamers (surtout dans les hippodromes régionaux frontaliers). Cette concurrence jugée parfois déloyale suscite des appels à la protection des acteurs français les plus faibles. D’autant que les professionnels étrangers ne contribuent pas à l’entretien des centres d’entraînement, ni à ceux des hippodromes français, etc. ! D’autres avancent le fait que les courses sont avant tout une compétition ouverte et que toute tentative de repli est néfaste. Et puis les sujets venus d’autres pays ne soutiennent-il pas le nombre de partants ? Alors pourquoi ne pas créer une taxe sur chaque cheval étranger qui récolte une allocation dans l’Hexagone ?

7 • Pour ou contre…

Un prélèvement de 0,1 % des gains au profit de la reconversion des chevaux

Des associations de défense des animaux particulièrement virulentes se sont emparées du sujet de la reconversion des chevaux de course. Ils combattent les courses et l'exploitation du cheval en général. Le 19 décembre, l'attaque de l'association antispéciste L214, associée à Konbini, leur a malheureusement donné une audience inédite en France. Pour les citadins et les jeunes générations, il est inconcevable d’adhérer au sport hippique si ses acteurs finissent à l’abattoir. Un petit pourcentage des gains, de l’ordre de 0,1 %, pourrait être prélevé au profit de la reconversion. Certains rétorquent que les propriétaires sont déjà en train de se serrer la ceinture et que ce n'est pas à la collectivité de s'occuper de ce sujet. Mais vous, quel est votre avis ?

8 • Pour ou contre…

La professionnalisation des commissaires au galop

Même si la polémique est moins forte au galop qu’au trot, de plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer la création d’un corps de commissaires professionnels. Traditionnellement, ce sont des bénévoles qui donnent de leur temps pour permettre à la compétition de se dérouler en respectant le Code des courses. Les partisans de la professionnalisation avancent la crise du bénévolat et la nécessité d’une plus grande constance des jugements. Ceux qui soutiennent la tradition en vigueur mettent en avant les limites financières de l’Institution et les difficultés inhérentes à la création d’une nouvelle profession. 

9 • Pour ou contre…

La création d’une prime propriétaires en obstacle

En France, un nombre record de sauteurs appartiennent à des professionnels. Les propriétaires se font rares sur les obstacles français, en particulier les plus petits. Ce qui n’est pas sans conséquences sur le nombre de partants. La discipline est exigeante, avec son lot de blessures et un temps d’attente élevé entre chaque épreuve. Aussi, pour stimuler l’émergence de nouveaux propriétaires, la mise en place d’une prime, comme celle qui existe en plat, est parfois évoquée dans les débats. Sa mise en place ne sera tout de même pas évidente dans un contexte de restrictions budgétaires.

10 • Pour ou contre…

Le retour du Quinté sur une grande chaîne nationale

Pour beaucoup de Français, l’âge d’or du sport hippique, son pic de popularité, coïncide avec leur diffusion à la télévision accompagnée des commentaires de Léon Zitrone. De l’eau a depuis coulé sous les ponts, et les courses souffrent aujourd’hui cruellement d’un manque de présence régulière dans les médias destinés au grand public. Ni Equidia ni LCI ne sauront jamais remplacer TF1, France 2 ou Canal+ en termes d’audience et d’impact. Simplement, il faudra sans doute payer pour revenir sur une grande chaîne… Cela étant, n’est-ce pas ce que nous faisons déjà dans le cadre du "mauvais" deal passé avec le Groupe TF1 ?