Alain Peltier détaille les nouveautés de la Crystal Cup 2019

Courses / 28.01.2019

Alain Peltier détaille les nouveautés de la Crystal Cup 2019

Par Christopher Galmiche

Outre sa casquette de président de la Société des courses du Lion-d’Angers, Alain Peltier est aussi celui de la Crystal Cup. Il détaille les nouveautés décidées pour l’édition 2019 du challenge, dont la première étape aura lieu ce dimanche dans le Grand Cross de Pau (L). Récompenses au deuxième, incitation pour faire venir les étrangers, Nick Williams en "consultant" pour l’étranger… Une fois encore, la Crystal Cup se donne du mal pour faire en sorte que son challenge soit un succès.

Le deuxième sera récompensé. Pour la première fois, les vainqueurs de la Crystal Cup ne seront pas les seuls à être récompensés. Ce sera aussi le cas du deuxième. Une mesure mise en place pour inciter davantage les professionnels à participer au challenge. « Nous avons décidé plusieurs choses importantes lors de la dernière Assemblée générale en décembre, à Cheltenham. J’ai proposé de créer une allocation pour le deuxième au classement final, voire pour le troisième. Cela est compliqué car nous avons un budget limité. Grâce à une augmentation très légère de la cotisation des différentes sociétés, il a été décidé que le deuxième sera aussi récompensé. Il y aura 10.000 € pour la casaque terminant deuxième et 5.000 € pour l’entraîneur. Cela devrait inciter les professionnels à engager. Nos fonds étant limités, nous devons bien réfléchir à ce que nous faisons. Nous sommes d’ailleurs toujours à la recherche d’un sponsor. » La Crystal Cup traverse plusieurs pays d’Europe, de février à décembre, et son exposition est excellente. De quoi inciter un sponsor à s’investir dans un challenge sous une formule "gagnant-gagnant".

Nick Williams, correspondant de luxe. Vainqueur de la Crystal Cup en 2012 et 2013, le francophile Nick Williams est l’un des rares entraîneurs anglais à dresser des chevaux sur le cross. Il connaît donc bien à la fois les spécificités de la discipline et du challenge européen. De ce fait, il sera au service de la Crystal Cup pour inciter notamment les professionnels britanniques à se déplacer sur les différentes étapes. « Suite à une proposition de Ian Renton, nous avons réfléchi à prendre un deuxième correspondant pour l’Angleterre et l’Irlande. C’était Philippe Foucher qui assurait l’animation avec les différentes sociétés de courses. Finalement, la décision a été acceptée et Nick Williams va nous aider bénévolement en essayant de remettre Punchestown dans le challenge. L’Irlande faisait partie de la Crystal Cup au départ avant d’arrêter. Nous espérons que, grâce au travail de Nick, nous allons retrouver le parcours de Punchestown, qui est l’un des plus importants d’Europe. D’autant que la date de l’étape s’intégrait parfaitement dans le challenge. Et l’Irlande est un pays où le cross signifie quelque chose. »

Une aide pour se déplacer à l’étranger. Les dirigeants de la Crystal Cup mettent les petits plats dans les grands afin que des chevaux étrangers soient présents à chaque étape. C’est bon pour le challenge, le sport, les enjeux et parfois même pour le turf local. En Pologne par exemple, l’État a été très sensible au fait que l’hippodrome de Wroclaw fasse partie d’un challenge européen au moment de lui allouer une subvention. « Nous allons faire en sorte que ceux qui effectuent deux déplacements à l’étranger puissent bénéficier d’une aide. Si le cheval étranger obtient une allocation à hauteur de 1.500 €, il n’y aura pas d’indemnités. Si elle est inférieure, il y aura une indemnité plafonnée à 1.500 €. Nous sommes aussi très heureux d’avoir été inclus dans le plan obstacle de France Galop. C’est très important pour nous. En termes d’objectifs, nous souhaitons être plus incitatifs et faire en sorte qu’il y ait des chevaux étrangers à toutes les étapes. Il faut qu’un hippodrome comme Pau, qui est un des temples du cross en France et en Europe, avec un public de connaisseurs et des dirigeants complètement acquis à la cause de la Crystal Cup, puisse accueillir des chevaux étrangers. Cependant, la première étape à Pau promet d’être belle. Il y a des compétiteurs de premier ordre. Nous observons que de plus en plus de chevaux se forgent sur le cross. C’est réconfortant. Le public connaît très bien les chevaux de cross. Il y a aussi toute une génération de jeunes qui se mettent en route avec David Cottin, Gabriel Leenders, Hector de Lageneste, et qui dressent des chevaux sur le cross. C’est aussi très encourageant pour nous. »