ÉLECTIONS À L’ECSSO - La parole aux candidats

Élevage / 29.01.2019

ÉLECTIONS À L’ECSSO - La parole aux candidats

Le 2 février à Pau, le Syndicat des éleveurs du Sud-Ouest (Ecsso.) va élire six nouveaux membres de son Conseil d’administrations pour une durée de six ans. Nous avons donné la parole aux candidats… Premier épisode avec Cécile Totain et Benjamin Chauvel

Cécile Totain : « Je souhaiterais mettre au service du collectif mes connaissances sur le plan sanitaire et vétérinaire »

Cavalière d’endurance de haut niveau, Cécile Totain connaît bien les courses. Avec son mari, elle est à la tête d’un élevage bien connu dans les Pyrénées-Atlantiques. Cécile Totain est par ailleurs une vétérinaire expérimentée : « La passion du cheval m’habite depuis mon enfance. J’ai beaucoup pratiqué la compétition, en particulier en endurance. À l’issue de mes études vétérinaires, j’ai travaillé dans le Sud-Ouest, auprès des éleveurs de chevaux de course. À Pau, j’ai rencontré mon mari, Jean-Pierre Totain. Je suis donc entrée de plain-pied dans le monde du galop. Ensemble nous avons monté un élevage qui a donné des gagnants chez les pur-sang arabes, les anglo-arabes mais aussi sur les obstacles. Depuis notre installation, j’adhère au Syndicat des éleveurs du Sud-Ouest. Après avoir fait partie du Bureau pendant une dizaine d’années, je me suis retirée pendant cinq ans, car j’ai travaillé pour un propriétaire qatari qui voulait monter une écurie d’endurance. Lors des Jeux équestres mondiaux de Caen, l’équipe du Qatar, que j’entraînais, a décroché la médaille de bronze. De retour en France, j’ai repris mon activité de vétérinaire et d’éleveur à temps plein. Par la même occasion, je souhaite m’impliquer à nouveau dans la vie associative. Je souhaiterais mettre au service du collectif mes connaissances sur le plan sanitaire et vétérinaire, mais également en ce qui concerne les exportations. Lors de mon mandat précédent, j’avais également œuvré à l’organisation de la soirée des éleveurs et de la remise des trophées. Enfin, comme d’autres dans la région, j’ai la particularité de m’intéresser aux différentes races élevées localement. »

Benjamin Chauvel : « Le Sud-Ouest a aussi besoin de l’énergie de ses jeunes professionnels »

Installé dans le Gers, Benjamin Chauvel dirige l’écurie du Petit Enjoie où il propose débourrage, préentraînement, préparation aux ventes mais aussi élevage et pensions de chevaux au repos. Plus récemment, il a investi dans des poulinières : « En parallèle de mon activité principale, j’ai toujours suivi l’élevage de près. Le Sud-Ouest a aussi besoin de l’énergie de ses jeunes professionnels, dont je fais partie. Dès mon arrivée dans la région, je me suis rapidement bien intégré avec les éleveurs locaux. Ils m’ont fait confiance dès le départ, nous dialoguons beaucoup et ces derniers m’ont aidé à progresser sur certains points. Aussi, je pense qu’il faut savoir rendre au collectif ce que l’on a pu recevoir. Nos destins sont liés et je veux m’impliquer pour faire avancer la cause du Sud-Ouest. Plusieurs éléments nous permettent d’y croire. À côté des piliers, il y a des jeunes qui connaissent une belle réussite. C’est notamment le cas de Simon Urizzi, avec lequel je m’entends très bien. En outre, nous disposons d’étalons très intéressants dans la région et il nous faut les soutenir. Les ventes de La Teste-de-Buch procurent un débouché intéressant et proche, avec des acheteurs locaux comme internationaux. Progressivement, au contact des éleveurs, je me suis pris au jeu de l’élevage. En association avec des personnes extérieures à la filière ou avec mes salariés, j’ai actuellement quatre poulinières pour le plat, une pour l’obstacle et une anglo-arabe. La très grande majorité va à la saillie de sires stationnés dans le Sud-Ouest. J’essaye de faire découvrir notre univers à des novices. Il faut saluer l’implication de certains élus qui donnent de leur temps depuis des décennies. À présent, c’est aussi aux jeunes de s’impliquer pour promouvoir et faire évoluer notre région. »