ÉLECTIONS À L’ECSSO -  La parole aux candidats

Courses / 31.01.2019

ÉLECTIONS À L’ECSSO - La parole aux candidats

Le 2 février à Pau, le Syndicat des éleveurs du Sud-Ouest (Ecsso) va élire six nouveaux membres de son Conseil d’administrations pour une durée de six ans. Nous avons donné la parole aux candidats… Troisième épisode avec Pierre Biraben et Jean-Paul Lenfant.

Jean-Paul Lenfant : « Pour assurer l’avenir des courses, il est important de se faire entendre. »

Vice-président de la Société des courses de Pompadour, membre du Bureau du Syndicat Anglo Course, Jean-Paul Lenfant est aussi éleveur et propriétaire, en plat et sur les obstacles. Très investi dans la vie locale, cet ancien chef d’entreprise souhaite à présent porter la voix des éleveurs à l’échelon supérieur.

« J’élève et je fais courir des anglo-arabes, des AQPS et des pur-sang anglais. En 2019, je fais saillir quatre poulinières. La région de Pompadour est au cœur d’une longue tradition hippique et il est important qu’elle soit représentée au niveau régional. Une cinquantaine d’entraîneurs et de permis d’entraîner font vivre le tissu hippique local. Certains sont aussi éleveurs, d’autres sont membres de la Société des courses, à l’image de ce qu'il se passe dans beaucoup d’hippodromes du Sud-Ouest. Cette synergie entre tous les acteurs doit se renforcer. Au bout de la chaîne, l’éleveur bénéficie de l’affluence et de l’ambiance des hippodromes de nos régions. Le fait d’être à la fois propriétaire et élu dans une société de course influence ma manière d’envisager l’élevage. Mais c’est une filière qui connaît aussi des difficultés et cela se ressent déjà au niveau des partants. Le bénévolat, au même titre que la passion, est l’une des clés de voûte du système hippique français. J’aime être informé et m’impliquer dans le milieu associatif pour participer au bon fonctionnement de la filière. Cela correspond à mon tempérament. Je pense qu’une association d’éleveurs doit être capable de créer une émulation, mais aussi de donner des conseils – désintéressés – à ses adhérents. Nous savons tous que la demande porte sur la qualité et c’est dans cette direction que nous devons tendre. De nouveaux professionnels, propriétaires et éleveurs font leur apparition dans notre région. Nous devons soutenir ce mouvement avec pragmatisme et faire valoir nos avantages, notamment l’accessibilité du prix de la terre ou notre positionnement géographique. Nous sommes à une période charnière et, pour assurer l’avenir des courses, il est important de se faire entendre. »

Pierre Biraben : « Quelle que soit la production, on doit être capable de s’adapter à la demande »

La casaque et l’élevage Biraben sont indissociables des courses au galop dans le Sud-Ouest, dans toute leur diversité. Fidèle à la tradition familiale, Pierre Biraben veut aussi donner une dimension associative à sa passion.

« Mon frère et moi-même, dans le sillage de notre père, avons usé nos fonds de culottes sur tous les hippodromes que compte le Sud-Ouest. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours baigné dans ce milieu. Et forcément, quand vous baignez dans un bouillon… vous finissez par y prendre goût. Je suis partie prenante dans l’élevage familial. C’est quasiment une seconde entreprise pour nous. Dès lors il m’est apparu important de m’impliquer dans le milieu associatif de cette filière, tout comme je le suis dans celui du fois-gras, à travers les syndicats et associations de producteurs. Quelle que soit la production, on doit être capable de s’adapter à la demande, au marché. Le challenge des éleveurs de la région, c’est probablement de reconquérir, ou du moins de conquérir plus d’entraîneurs et de propriétaires. Mais compte tenu du nombre de courses planifiées en France, il faut un nombre important de chevaux, et donc d’éleveurs, pour faire tourner le système. Le grand Sud-Ouest a beaucoup d’atouts à faire valoir et notamment le fait d’avoir sorti de nombreux sujets de qualité au fil du temps et encore en 2018. À mon sens, jusqu’à ce jour, le Syndicat des éleveurs de chevaux de sang du Sud-Ouest a effectué du bon travail. C’est une association qui fonctionne bien. À moi d’y trouver ma place avant d’y apporter progressivement un regard neuf, après une phase d’adaptation et de découverte. »