Pour ou contre…  Professionnaliser le corps des commissaires

Courses / 20.01.2019

Pour ou contre… Professionnaliser le corps des commissaires

Oui : 61,01 %

Non : 38,99 %

Vous avez été très nombreux à participer au sondage en dix questions que nous avons lancé la semaine dernière, au sujet de l’avenir du galop français.

Comme nous vous l’avions promis, nous vous proposons à présent de compléter vos choix en entrant dans le détail de leur mise en pratique lorsque cela le mérite. Nous avons déjà traité le retour du Quinté sur une grande chaîne nationale (il est encore temps de nous donner votre opinion sur ce sujet (https://goo.gl/forms/LTaXrJlmf3PY0HWq2), le prélèvement de 0,1 % des gains au profit de la reconversion des chevaux (pour voter : https://goo.gl/forms/RkLt5OWd2eJdIuiC2), le retour de la prime à l’éleveur pour les chevaux d’âge (pour voter : https://goo.gl/forms/Ohe3pD0WR1GH7GYD2), la taxation des chevaux entraînés hors de France (https://goo.gl/forms/vLvoV7K3nKPVrcWb2), et la création d’une prime propriétaire en obstacle (https://goo.gl/forms/680QuKUJZmjZuB1B3). Nous vous proposons aujourd’hui d’étudier la question de la professionnalisation des commissaires.

Dernière mesure du sondage lancé la semaine passée, dont nous allons étudier les contours : la professionnalisation du corps des commissaires. Comme pour la taxation des chevaux entraînés à l’étranger ou la création d’une prime propriétaire en obstacle, le score du "oui" dépasse tout juste les 60 % (61,01 %), traduisant la complexité de la question.

Un constat indéniable pour commencer : la volonté de tous, victime, coupable et juge, est d’avoir la meilleure justice possible. Comment y parvenir ? La justice des courses est rendue par des commissaires non professionnels. On se rappelle de la colère de Freddy Head, en août 2017, après la rétrogradation de l’un de ses pensionnaires et la suspension d’Aurélien Lemaître, qu’il jugeait injuste. Il préconisait cette solution : « Cela fait des années que je le dis : on ne peut pas rester avec une justice comme celle-ci. Il nous faut urgemment des commissaires professionnels, choisis pour leurs connaissances des courses… voire leur expérience de jockey. »

Professionnel, le mot était lâché. La professionnalisation est-elle réellement la solution à tous les problèmes ? Regardons du côté des autres sports. Les arbitres de football sont des professionnels, très bien payés, et pourtant, les polémiques pour erreur de jugement n’ont pas disparu… Au point que l’assistance vidéo soit progressivement adoptée par tous les grands pays, et pour toutes les grandes compétitions internationales.

L’indépendance du juge est un point fondamental à prendre en considération. Le commissaire tel qu’il exerce actuellement ne tire pas ses revenus de cette activité. Il est défrayé pour ses vacations, certes, mais ce n’est pas ce qui le fait vivre. Imaginons que les commissaires deviennent professionnels. Ils seraient alors rémunérés (par France Galop), et on peut facilement imaginer les procès d’intention que l’on pourrait leur faire selon qu’ils ont pris une décision penchant du côté d’un entraîneur, d’un jockey, ou d’un propriétaire, ou d’un autre. Le bon équilibre ne serait-il pas d’avoir des commissaires semi-professionnels, c’est-à-dire rémunérés mais ayant une autre activité professionnelle, comme cela existe d’ailleurs au trot ? Dans une certaine mesure, c’est un peu ce qui se passe déjà avec la présence d’un secrétaire des commissaires, salarié de l’Institution, qui connaît le Code par cœur et aide les commissaires dans leur décision.

Dans le contexte actuel, le coût de la professionnalisation des commissaires ne peut être passé sous silence. Considérez qu’il faut quatre commissaires par réunion, qu’il s’est disputé l’an dernier 2.302 réunions en province, multipliez le tout par 300 € (le coût approximatif d’un technicien vacataire en province) : on dépasse déjà les 2,7 millions d’euros, uniquement pour la province. Est-ce une dépense qui se justifie ?

Une autre piste serait de professionnaliser uniquement les juges d’appel. Cela existe dans d’autres domaines, par exemple dans les contentieux concernant les baux ruraux. Les litiges sont d’abord jugés par un tribunal paritaire, composé d’un juge d’instance et de quatre juges non professionnels. Les appels éventuels sont jugés devant une justice civile composée de magistrats professionnels. Cette solution serait évidemment moins coûteuse que la professionnalisation à 100 %.

Votez !

En copiant-collant ce lien dans votre navigateur (https://goo.gl/forms/TDLQEHIPSYZ47qLh2), vous allez pouvoir voter sur le détail de la professionnalisation du corps des commissaires.

Voici les choix que nous vous proposons :

Si les commissaires deviennent professionnels, qui doit être leur employeur ?

- France Galop

- L’État

- Le PMU

- Autre

Quelle serait une juste rémunération ?

- 150 € la journée

- 300 € la journée

- 450 € la journée

- Autre

Si les commissaires deviennent professionnels, leur indépendance sera-t-elle supérieure à aujourd’hui ?

- Oui

- Non

- Ne se prononce pas

Avoir monté en course devrait-il être indispensable pour devenir commissaire ?

- Oui

- Non

En quoi consisterait la formation idéale pour un commissaire professionnel ?

- Essentiellement de la pratique sur le terrain

- Essentiellement une connaissance technique des aspects du Code

- Autant l’une que l’autre

- Autre

Qui pourrait choisir les commissaires, puis évaluer régulièrement leurs compétences ?

- Les jockeys

- Les entraîneurs

- Les propriétaires

- Un panel des trois

- Autre

Le secrétaire des commissaires pourrait-il purement et simplement remplacer ces derniers ?

- Oui

- Non

- Ne se prononce pas

La professionnalisation des juges d’appel serait-elle suffisante pour une meilleure justice ?

- Oui

- Non

- Ne se prononce pas

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