10 options pour l'avenir du galop français - Réponses complètes du sondage

Courses / 24.01.2019

10 options pour l'avenir du galop français - Réponses complètes du sondage

La télévision

Quel niveau de budget ? Le budget actuel de 6 M€ vous semble le bon puisque vous votez pour lui à 48,5 %. Un bon tiers (34,3 %) veut moins ; 17,2 % veulent plus.

Quel mode de diffusion ? Le mix assez idéal (une grande chaîne traditionnelle + une chaîne jeune sur le web) remporte logiquement la bataille avec 65,6 %. La grande chaîne traditionnelle – seule – ne recueille que 20,1 %.

Quelle grande chaîne ? Betting très partagé entre trois grands canaux : TF1 à 33,3 %, France 3 à 29,5 % et France 2 à 22,7 %. Les autres n’existent pas.

Qui pour négocier ? Cyril Linette est élu avec 82,1 % des voix, devant Édouard de Rothschild (9 %). Score sans appel. Il est vrai que le premier est un homme de télé et que le second a signé le deal qui nous a conduits dans les oubliettes de LCI.

La reconversion

Qui doit financer ce fonds destiné à la reconversion ? 78 % votent pour que tous les membres de France Galop (qu’ils soient propriétaires, éleveurs, entraîneurs, jockeys…) financent le fonds, en taxant tous les gains sans exception.

S’il s’agit de taxer les gains des propriétaires, des éleveurs, des entraîneurs et des jockeys, quel pourcentage vous semble juste ? 49,2 % votent pour un taux de 0,1 % applicable à tous les gains, primes et pourcentages. Les autres taux obtiennent trois fois moins de voix (16,6 % des votants pour un taux de 0,5 % ; 15,5 % des votants pour un taux de 1 % ; et 14,9 % des votants pour un taux de 0,05 %).

Qui doit gérer les fonds ? L’association Au-delà des pistes obtient une légère majorité (46,6 %) devant France Galop (41,6 %).

À quoi les fonds ainsi récoltés doivent-ils servir ? Pour 58 % d’entre vous, la réponse est : avant tout à des actions concrètes de reconversion des chevaux. Mais 36,5 % disent quand même : autant à cela (des actions concrètes) qu’à des actions de communication envers le grand public. Logique. La communication est aujourd’hui l’indispensable alliée de l’action.

Comment les sociétés mères peuvent-elles aller plus loin ? En faisant plus de pédagogie auprès des nouveaux propriétaires et des propriétaires existants pour 61,8 % d’entre vous. Charité bien ordonnée commence par soi-même ! Plus d’un quart des votants souhaitent aussi que France Galop puisse avoir le droit de retirer l’agrément à un propriétaire n’assurant pas une seconde vie à un cheval réformé.

Le galop et le trot doivent-il s’unir pour traiter le sujet de la reconversion des chevaux ? 92,7 %. Le score est sans appel. No comment.

La prime à l’éleveur pour les « vieux »

Faut-il évoluer vers une prime à l’éleveur unique de 12,7 % pour toutes les catégories d’âge ? En répondant oui à 54,3 %, vous indiquez souhaiter que la baisse de la prime soit appliquée uniformément à toutes les catégories d’âge. 45,7 % sont contre la prime unique à 12,7 % (un indice que nous avions calculé par nous-mêmes).

Faut-il que l’obstacle fasse le même effort que le plat ? C’est oui, à 75,5 %.

Faut-il décaler l’âge limite de perception de la prime à l’éleveur en plat ? Logiquement, une majorité (56,6 %) y est favorable, dans la continuité du oui au retour de la prime elle-même.

Si oui, quel serait le bon âge limite en plat ? Et c’est là que l’on découvre que la majorité ne veut pas de limite. En effet, vous votez à 35,7 % pour « plus de 10ans », qui était notre âge limite. Une limite fixée à 10ans en plat (contre 6ans actuellement) recueille 22,6 % de oui ; 9ans a 7 % ; 8ans 19,1 % et 7ans 15,7 %. 

Faut-il décaler l’âge limite de perception de la prime à l’éleveur en obstacle ? Même score qu’en plat : 54,1 % veulent décaler.

Si oui, quel serait le bon âge limite en obstacle ? Idem en obstacle, et c’est encore plus net : pas de limite pour 46,7 % d’entre vous. Le reste est un peu anecdotique.

Faut-il mettre à contribution les propriétaires, en baissant leur prime, pour financer la prime à l’éleveur pour les vieux chevaux ? C’est clairement non à 64,4 %. Ce n’est pas aux propriétaires de payer pour la prime à l’éleveur des vieux chevaux. D’où la première réponse : ce sont les autres chevaux qui doivent payer pour les vieux, en étalant la baisse de prime de manière égale.

Taxer les entraîneurs étrangers

S’il fallait taxer, quand faudrait-il idéalement le faire ? Sur les gains de courses : 54,8 %. À chaque engagement : 16,3 %. Mais tout de même, après avoir lu notre article, 26,9 % disent que, finalement, il ne faut pas les taxer.

Préféreriez-vous… un pourcentage sur les gains ? Sans contestation (66,3 %). Notons que « Ne pas taxer » recueille 26,9 % des suffrages.

Pensez-vous qu’il faut taxer… toutes les catégories ? Pour 51,5 % d’entre vous (on retrouve cette notion d’équité, également exprimée dans d’autres questionnaires comme ceux sur les primes). Taxer uniquement les handicaps et les réclamers ne suscite que 14,6 % d’opinions positives ; et uniquement les black types encore moins (10,7 %).

Plutôt que de taxer, seriez-vous plutôt favorable à plus de courses réservées dans le programme ? C’est clairement non, à 68,3 %.

Pensez-vous qu’il faudrait créer un programme protégé avec des courses réservées aux « jeunes » entraîneurs, installés en France depuis moins de dix ans ? On écarte cette idée pour 76,5 % d’entre vous. Pas d’effet tremplin pour les petits frenchies.

Prime propriétaire en obstacle

Pour qu’elle soit efficace et pas trop onéreuse, seriez-vous d’accord pour que la prime ne s’applique que sur les victoires ? La réponse est non pour 60,8 % d’entre vous. Nous sommes en France. Si le gâteau est plus petit, on fera plus de parts…

En allant plus loin, pensez-vous que la prime ne devrait s’appliquer qu’en cas de victoires consécutives ? Dans le même esprit, vous êtes contre à 92,2 %.

… ou bien pour récompenser les chevaux ayant couru au moins X fois ? Idem : ce n’est pas un critère pour vous à 75,6 %.

L’export concernant principalement les jeunes chevaux, seriez-vous d’accord pour ne payer une prime que… Dans la logique des réponses précédentes, vous n’êtes pas d’accord pour limiter la prime à certaines catégories d’âge (74,6 %).

Où la prime devrait-elle s’appliquer ? Sur tous les hippodromes, à 71 %. Ah, ce bon vieil égalitarisme si républicain… Uniquement sur les plus grands hippodromes nationaux (Auteuil, Compiègne, Pau, Cagnes…) obtient tout de même 19,4 %.

Professionnaliser les commissaires

Si les commissaires deviennent professionnels, qui doit être leur employeur ? France Galop, à 69,6 %. Comme aujourd’hui, donc.

Quelle serait une juste rémunération ? Le tarif d’un vacataire en province a été repris par le plus grand nombre (300 € la journée, pour 40 % des votants). Suivent 150 € la journée (30,9 %) et 450 € la journée (12,7 %).

Si les commissaires deviennent professionnels, leur indépendance sera-t-elle supérieure à ce qu’elle est aujourd’hui ? C’est non pour la moitié d’entre vous, tout pile. Intéressant. L’argent ne rend pas indépendant (logique si c’est France Galop qui paie).

Avoir monté en course devrait-il être indispensable pour devenir commissaire ? Non, à 78 %. Pas besoin d’avoir son permis de conduire pour agiter un drapeau à damier.

En quoi consisterait la formation idéale pour un commissaire professionnel ? Sagement, vous répondez : autant la pratique sur le terrain que la connaissance technique des aspects du code (81,4 %). C’est tellement sage que l’on dirait que les commissaires ont bourré les urnes (on plaisante bien sûr).

Qui pourrait choisir les commissaires puis évaluer régulièrement leurs compétences ? Idem : un panel des trois – jockeys, entraîneurs et propriétaires – à 70,7 %. Cela dit, c’est une vraie évolution car le corps des commissaires ne compte actuellement pas un gros contingent d’anciens entraîneurs et encore moins d’anciens jockeys (même si cela existe).

Le secrétaire des commissaires pourrait-il purement et simplement remplacer ces derniers ? Non, à 80,5 %.

La professionnalisation des juges d’appel serait-elle suffisante pour une meilleure justice ? Et patatras ! Le oui obtient une faible majorité (47 %), talonné par le non (43,6 %), qui aurait pu gagner s’il n’y avait pas eu 9,4 % de « ne se prononce pas ». Ce n’est pas un sujet qui va évoluer tout de suite…