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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Yves Frémiot : « Notre région a sorti de grands chevaux et nous pouvons en être fiers »

Institution / Ventes / 24.01.2019

Yves Frémiot : « Notre région a sorti de grands chevaux et nous pouvons en être fiers »

Ancien vétérinaire et créateur du haras d’Ayguemorte, Yves Frémiot est aussi le président du syndicat ECSSO depuis quinze ans. Il a décidé de passer la main lors de la prochaine élection, qui aura lieu le 2 février prochain. Le Girondin nous a dressé le bilan de son expérience à la tête du syndicat.

Jour de Galop. – Quel bilan tirez-vous de ces quinze années passées à la tête du Syndicat des éleveurs du Sud-Ouest ?

Yves Frémiot. – Nous avons toujours essayé de défendre les élevages, sur le plan à la fois national et régional. Nous sommes passés d’un syndicat national des éleveurs qui rassemblait surtout des éleveurs passionnés et souvent porteurs de la marque nationale, à un élevage beaucoup plus international. L’activité associative dans notre région s’est toujours maintenue, par le tirage au sort de saillies gratuites et par des soirées de gala qui rassemblent beaucoup de monde. Nous avons connu beaucoup de réussite avec ce système. Notre région a sorti de grands chevaux, et nous pouvons en être fiers. Nous avons toujours organisé des soirées très festives, durant lesquelles nous avons réuni des gens issus d’univers différents.

Pour quelles raisons passez-vous la main ?

Je me retire pour cause de gros problèmes familiaux. Par conséquent, je ne peux plus assumer mes fonctions et être aussi présent sur les hippodromes que par le passé, animer les réunions… Mon mandat arrivait à expiration et j’ai donc décidé de passer la main à des jeunes. J’ai 82 ans et, de toute façon, tout le monde dit qu’il faut rajeunir les cadres !

Comment jugez-vous l’évolution de l’élevage dans la région du Sud-Ouest, ces dernières années ?

Je trouve que l’élevage a fait énormément d’efforts dans le recrutement de poulinières issues de lignées beaucoup plus solides qu’auparavant, et l’introduction de sangs nouveaux. C’est grâce à cela que bon nombre de nos éleveurs ont produit des chevaux qui réalisent de belles campagnes, aussi bien en France qu’à l’étranger.

Est-ce que les éleveurs du Sud-Ouest ont bénéficié du dynamisme de l’entraînement régional ?

Les grands entraîneurs régionaux ont toujours utilisé en priorité l’élevage régional, et nous devons les en remercier. Cependant, avec l’évolution de la sélection et grâce à leurs qualités, ils ont reçu des pedigrees et des "maisons" de haut niveau. Par conséquent, les éleveurs de nos régions ont des produits de plus en plus difficiles à placer.

Qui sont les candidats qui veulent se présenter à l’élection et mettre leur énergie au service de l’ECSSO ?

Parmi les six candidats, il y a Simon Urizzi, qui est étalonnier chez Alain Chopard. Il s’agit de l’éleveur du multiple gagnant de Groupe Sands of Mali (Panis). Benjamin Chauvel est débourreur et pré-entraîneur à l’écurie du Petit Enjoie. Ma fille, Virginie, qui est associée avec moi sur le haras d’Ayguemorte, va également se présenter à l’élection, tout comme Jean-Paul Lenfant, qui est le vice-président de la société des courses de Pompadour, et Pierre Biraben, directeur de la société qui porte son nom. La dernière candidate est Cécile Totain, qui est vétérinaire au domaine de Sers. Elle fut sacrée championne du monde d’endurance.

L’assemblée générale de lECSSO aura lieu le 2 février 2019 à 15 h 30 à Pau. À partir de 20 h, les adhérents seront conviés à dîner dansant.