132e GRANDE COURSE DE HAIES DE PAU - PRIX MAX DE GINESTET (L)  - Forthing, l’extraterrestre palois

Courses / 03.02.2019

132e GRANDE COURSE DE HAIES DE PAU - PRIX MAX DE GINESTET (L)  - Forthing, l’extraterrestre palois

PAU, DIMANCHE

Forthing (Barastraight) est rentré encore un peu plus dans l’histoire des courses paloises en s’adjugeant pour la deuxième fois le doublé Grand Prix de Pau (Gr3) & Grande Course de Haies de Pau (L), deux ans après son premier exploit béarnais. Imbattable au Pont-Long, le sauteur de Magalen Bryant pourrait dominer n’importe quel champion. Il est à l’aise sur cet hippodrome qu’il connaît par cœur et cela se voit sur la piste. Rapidement aux commandes de la course longue de 4.100m, il n’a jamais quitté la première place. Entré avec des ressources dans le tournant final, aucun de ses adversaires n’a pu le rejoindre. Sur le plat, Forthing s’est envolé pour l’emporter de six longueurs. Désormais, à son palmarès, nous retrouvons deux Grands Prix et deux Grandes Courses de Haies, trois Prix Renaud du Vivier (L) et le Prix Antoine de Palaminy (L). Difficile de faire mieux. Son surnom de roi de Pau, et même d’extraterrestre palois, n’est pas usurpé.

Les vacances pour Forthing. Forthing aura donc réussi le meeting parfait avec quatre courses et quatre victoires. Soulagé après les succès d’Uroquois (Passing Sale) dans le Grand Cross palois et de Forthing dans cette Grande Course de Haies, son entraîneur nous a dit : « Après la victoire de Forthing, ça va beaucoup mieux. Carriacou (Califet) avait fait une belle rentrée, mais ce succès prouve que Forthing est capable de battre n’importe qui à Pau. Carriacou est un cheval de Grand Steeple et je pense que si Forthing cout contre lui à Auteuil, il n’y aura pas photo. Carriacou battra Forthing. À Pau, il est incroyable. À présent, il va aller en vacances. J’ai reçu un cheval de chez Guy Cherel en bel état, magnifique. J’ai essayé simplement de ne pas gâcher son travail. »

Le Rocher ** trace un beau dernier kilomètre malgré des fautes. L’anglais Le Rocher ** (Saint des Saints) a été fidèle à sa légende. Il a galopé parmi les derniers, faisant plusieurs fautes importantes. À un tour de l’arrivée, il paraissait battu et pas loin d’être arrêté. Mais son jockey, Alain de Chitray, le connaît et il n’a rien lâché. Le Rocher s’est remis en course progressivement, arrivant dans le groupe de tête au bout de la ligne d’en face. Il a tracé une belle ligne droite pour conclure deuxième, le gagnant étant inapprochable. Son entraîneur, Nick Williams, nous a dit : « Le cheval a très bien couru, mais il a fait plusieurs fautes. Son jockey pense que c’est parce qu’il revenait du steeple. Le terrain était très bien pour lui. Il est battu par un très bon cheval. David Cottin réalise d’excellents débuts comme entraîneur. Pour la suite, nous allons voir, il pourrait courir à Auteuil en mars suivant sa récupération. »

Polipa encore une fois exceptionnel. À l’aise sur toutes les pistes, Polipa (Poliglote) a encore une fois été incroyable. Bien qu’il se soit pris Argentier (High Rock) dans les jambes, il a mis son cœur sur la piste à la fin pour arracher la troisième place. De retour d’une courte retraite qui n’était pas de son goût, il a montré qu’il était encore capable de faire de grandes choses. Son entraîneur, Isabelle Pacault, nous a déclaré : « Si Polipa n'avait pas pris Argentier dans les jambes, il aurait pu être deuxième. Il va revenir l’année prochaine ! Polipa ne court pas beaucoup. Il n’était pas bien au pré. Je ne l’ai pas trouvé beau, Pau arrivait et je me suis dit que nous allions essayer. Au printemps, il n’était pas bien après son meeting à Pau. Il allait à la plage, sur ma piste, en forêt, pour se promener, je me suis dit que nous allions essayer à Pau cet hiver. Le fait de l’entraîner au haras lui donne le moral. » Compagnon d’entraînement de Polipa, Carriacou (Califet) était très en vue. Il a toujours galopé parmi les premiers, faisant quelques bêtises. À l’amorce du tournant final, nous avions l’impression qu’il pouvait le faire. Mais il s’est arrêté, finissant cinquième derrière All Together (Zambezi Sun), quatrième. Isabelle Pacault nous a dit au sujet de Carriacou : « Nous allons scoper Carriacou. Je ne comprends pas ce qu’il s’est passé. Il gambadait et s’est arrêté. Il a eu de gros problèmes, devant rester enfermé et je pense que c’est la première fois qu’il faisait quelque chose de dur depuis longtemps. Il ne boite pas apparemment. Il devrait aller sur le Prix Robert de Clermont-Tonnerre (Gr3). »

Si vous voulez vous replonger dans l’histoire de Forthing et de son éleveur, Ingrid Desagnat : http://www.jourdegalop.com/2017/01/forthing-premier-chef-doeuvre-dingrid-desagnat?q=desagnat

Le meilleur élément de sa famille. Élevé par Ingrid Desagnat dans le Maine-et-Loire, Forthing est un fils de Barastraight, étalon au haras des Sablonnets, et de Something Fine (Baby Turk), qui n’a jamais couru et ne compte pour le moment qu’un gagnant dans sa production. Epione (Gairloch), la deuxième mère du poulain, était une bonne jument de plat, gagnante de dix-huit courses. C’est une sœur de Pharyas (Hellios), qui a gagné une Listed au Lion-d’Angers au début des années 1990.

 

 

 

Sadler’s Wells

 

 

Barathea

 

 

 

 

Brocade

 

Barastraight

 

 

 

 

 

Machiavellian

 

 

Straight Lass

 

 

 

 

Gay Hellene

FORTHING (H8)

 

 

 

 

 

 

Northern Baby

 

 

Baby Turk

 

 

 

 

Vieille Villa

 

Something Fine

 

 

 

 

 

Gairloch

 

 

Epione

 

 

 

 

Panacée