DANS LA CUISINE DES GRANDS ÉLEVEURS - Le Berlais et sa jumenterie d’exception

Élevage / 21.02.2019

DANS LA CUISINE DES GRANDS ÉLEVEURS - Le Berlais et sa jumenterie d’exception

À la manière des grands chefs, ils ont leurs secrets pour élaborer les champions de demain... Jour de Galop vous propose une immersion dans les cuisines des principaux éleveurs de plat et d’obstacle, qui ont bien voulu nous dévoiler leurs plans de monte pour la saison 2019. Ce mercredi, nous avons rendez-vous avec Jean-Marc Lucas, du haras du Berlais.

Par Adrien Cugnasse

Alors qu’ils élèvent beaucoup de chevaux de plat – pur-sang anglais et pur-sang arabes – pour leurs propriétaires, Jean-Marc et Cécile Lucas ont fait le choix d’orienter leur jumenterie personnelle vers les sauteurs il y a plusieurs décennies. Avec seulement une quinzaine de mères saillies chaque année, ils ont clairement orienté leur élevage sur la qualité plutôt que sur la quantité. L’étude du "stud-book" maison sur les deux dernières saisons est d’ailleurs révélatrice de ce haut niveau de sélection : 95 % sont sœurs d’au moins un gagnant de Groupe sur les obstacles, 50 % sont elles-mêmes black types, et près d’un tiers ont déjà des produits ayant décroché du caractère gras. Les Lucas travaillent sur le long terme à l’amélioration des familles, et 65 % des juments sont nées au haras dont elles portent l’affixe du Berlais.

Garder la maîtrise. Ce mardi, Jean-Marc Lucas nous a expliqué : « Les très bonnes juments sont recherchées et régulièrement, nous sommes sollicités pour les vendre. Nous tâchons de garder les meilleures possibles car c’est vraiment notre base de travail. Néanmoins, l’activité principale du haras reste l’élevage pour nos clients. Aussi nous voulons que notre production personnelle reste limitée, avec un nombre de juments restreint. Cela nous pousse donc à vendre une partie de nos femelles. D’ailleurs, certaines ont produit avec succès ailleurs, ce qui est important sur le plan commercial, donnant par exemple Mr Mole [troisième du Celebration Chase, Gr1, ndlr] ou Let’s Dance [sur le podium de deux Grs1]. En ce moment, notre jumenterie est en train de rajeunir, avec des jeunes juments issues du haras. »

Suivre ses familles. « Nous préférons concentrer nos efforts sur les familles du haras plutôt que chercher à en intégrer de nouvelles. À ce titre, nous essayons de faire exploiter au mieux les femelles. Certaines seront peut-être vendues, mais uniquement à la fin de leur carrière de course. Nous en avons loué à Simon Munir comme Anita du Berlais (Martaline & Chica du Berlais), Baronne du Berlais (Martaline & Bonita du Berlais), Havane du Berlais (Martaline & Hilton du Berlais), Kerala du Berlais (Saint des Saints & Kadika), Let’s Go du Berlais (Saint des Saints & Polly’s Present), Lilou du Berlais (Saint des Saints & Nikita du Berlais), Queen du Berlais (Muhtathir & King’s Daughter), Story du Berlais (Masked Marvel & Légende de Luy)… C’est en procédant ainsi que nous avons pu intégrer dans notre jumenterie des gagnantes de Groupe nées au haras comme Chimère du Berlais (Martaline), Triana du Berlais ** (Presenting) ou Nikita du Berlais (Poliglote). »

Trois futurs étalons d’obstacle. Si Goliath du Berlais (Saint des Saints) est attendu au haras en 2020, il sera probablement rejoint rapidement par d’autres étalons portant le label "Berlais" comme nous l’a expliqué Jean-Marc Lucas : « Par le passé, nous vendions les mâles à l’élevage. Certains le sont toujours, pour nous permettre de couvrir les frais de saillies. Mais nous avons également un peu changé notre politique sur ce plan-là, en restant associés sur les autres. À Royan, nous travaillons avec Guillaume Macaire, Thomas Fourcy et Arnaud Chaillé-Chaillé. À Chantilly, nous confions nos chevaux à Robert Collet et David Cottin. Actuellement, nous avons des participations dans cinq mâles, entiers et hongres, de 3ans à l’entraînement. Je suis associé avec mon expert-comptable et monsieur Mauillon sur Nirvana du Berlais (Martaline). Il est entraîné par Arnaud Chaillé-Chaillé, tout comme le propre frère de Castle du Berlais, Harold du Berlais (Saint des Saints). David Cottin entraîne Baxter du Berlais (Saint des Saints), un produit de Bonita du Berlais (King’s Theatre), et Nixon du Berlais (Saint des Saints), le fils d’Houston du Berlais (Mansonnien). Chez Robert Collet, j’ai placé James du Berlais (Muhtahir & King’s Daughter). Ce dernier est entier, tout comme Nirvana du Berlais. Forcément, nous espérons que certains seront un jour étalons. Mais prendre part à la carrière sportive de nos élèves, c’est aussi participer au fait qu’ils restent le plus souvent et le plus longtemps possible en France. Par le passé, nous avons beaucoup vendu à l’étranger et cela avait créé un coup de mou au niveau des résultats. Avoir un maximum de chevaux à l’entraînement en France, c’est aussi une manière de pouvoir les voir courir régulièrement et d’avoir un suivi plus rapproché du fruit de notre élevage. Surtout que notre sélection est orientée vers le programme réservé aux 3ans et 4ans, raison pour laquelle nous utilisons souvent des chevaux ayant fait preuve de classe en plat. »

Chinca et ses filles. Née en 1975, Chinca (Orvilliers) est déjà l’aïeule d’une vingtaine de black types sur les obstacles, la très grande majorité sous l’affixe "Berlais". Actuellement, sept de ses descendantes sont à la reproduction du côté de Ceaux-en-Couhé. La plus célèbre d’entre elles est probablement Chica du Berlais (Cadoudal). Cinquième du Finot (L) sous les couleurs de l’écurie Zingaro, son unique sortie, elle est ensuite devenue une poulinière d’exception. Cinq de ses produits ont déjà décroché du caractère gras, dont Bonito du Berlais ** (Trempolino), gagnant du Prix Cambacérès et deuxième du Prix Renaud du Vivier (Grs1). Bonita du Berlais (King's Theatre) a gagné le Prix de Chambly (L). Nikita du Berlais (Poliglote) s’est imposée dans les Prix Georges de Talhouët-Roy, Léon Rambaud (Grs2) et de Compiègne (Gr3), mais elle s’est aussi classée deuxième de la Grande Course de Haies d'Auteuil (Gr1). Bonita, Nikita et Carlita ont rejoint leur mère, sur leur lieu de naissance, pour y devenir à leur tour poulinières. Issue d’une autre famille, Hilton du Berlais (Saint des Saints) a elle aussi un profil de rêve : troisième du Prix Renaud du Vivier (Gr1), elle a gagné le Prix André Michel (Gr3). Sa mère a produit un total de cinq black types, parmi lesquels Madison du Berlais (Indian River), gagnant de dix courses, dont quatre Groupes, mais aussi sur le podium des William Hill King George VI Chase et Lancashire Chase (Grs1). Après avoir été saillie trois fois par Martaline, Hilton du Berlais va rencontrer Doctor Dino (Muhtathir) en 2019.

Un mariage royal. Pour la reine du haras, Chica du Berlais, Jean-Marc Lucas a cherché en 2018 un étalon princier. Et son choix s’est porté sur Zarak**(Dubawi). Dans le carnet de bal de la matrone, ce jeune sire prend ainsi la suite de sires reconnus chez les sauteurs (Turgeon, Trempolino, Soldier of Fortune, Poliglote, Martaline, King's Theatre, Dream Well). Jean-Marc Lucas nous avait confié au sujet de Zarak : « C’est un beau cheval, il a gagné un Gr1 sur 2.400m et sa mère est une sœur de Zarkandar (Azamour), gagnant de quatre Grs1 sur les haies, sur quatre hippodromes différents et des deux côtés de la Manche. Mais c’est aussi et surtout le souvenir de sa mère, la championne Zarkava ** (Zamindar). Bon sang ne saurait mentir. Et puis il porte le sang de Kahyasi (Île de Bourdon) que j’affectionne énormément. » En 2018, l’étalon des Aga Khan Studs a également sailli une fille de Chica du Berlais, la bonne Carlita du Berlais ** (Soldier of Fortune), lauréate des Prix Sagan (L) et Géographie. En 2019, elle va être croisée avec Muhtathir.

Ça bouge du côté de Manduro. Pour 2019, Chica du Berlais va rencontrer Manduro (Monsun). L’homme du Berlais explique : « Les filles de Cadoudal (Green Dancer) comme Chica du Berlais ne sont pas faciles à croiser car leur père est présent dans le pedigree d’un grand nombre de sires d’obstacle. Martaline (Linamix) n’étant plus disponible, nous essayons de diversifier un peu nos choix d’étalons, tout en ayant le souci d’utiliser des chevaux ayant fait preuve de classe en plat. C’est aussi dans ce sens que nous avons utilisé Zarak et Manduro. Nous essayons d’utiliser des vrais chevaux de Gr1 ayant fait leurs preuves sur 2.000m ou 2.400m, avec de la dureté, de la classe, de la vitesse... Sur les souches qui possèdent l’aptitude à l’obstacle, il me paraît en effet important de ré-infuser régulièrement de la classe de plat. Cela nous a réussi avec Poliglote (Sadler’s Wells) et Trempolino (Sharpen Up), deux vrais chevaux de Gr1 sur 2.400m, qui ont particulièrement bien fonctionné sur la souche de Chinca. C’est ma théorie, elle vaut ce qu’elle vaut, mais j’essaye de suivre mes impressions. Manduro est un cheval qui a été capable de durer et il a été performant sur plusieurs distances au niveau Gr1. Enfin c’est un fils de Monsun (Königsstühl). » Outre les lauréats de Gr1 en plat que l’on connaît – Vazirabad, Mandean, Ribbons, Ultra… – Manduro a aussi donné des sauteurs, sans avoir été croisé avec des juments d’obstacle, à l’image de Rashaan (gagnant de Gr2 sur les haies de Down Royal), Baradari (lauréat de Gr2 sur les haies d’Ascot), Porto Pollo (Prix Aguado, Gr3)… Rappelons que c’est le même cheminement qu’ont suivi Poliglote et Trempolino : l’émergence de sauteurs parmi leur production de plat les a "déclenchés" sur le marché des sauteurs. D’ailleurs une part importante des saillies de Manduro en 2019 est constituée de juments d’obstacle. Capable de donner des chevaux de Gr1 en plat comme chez les sauteurs, Muhtathir (Elmaamul) est un autre exemple d’étalon polyvalent utilisé par le haras du Berlais ces dernières saisons : « C’est une valeur sûre et il croise parfaitement avec des juments calmes. »

Elles vont à l’étranger. Ils ne sont pas nombreux les éleveurs d’obstacle à oser faire saillir hors de France. Cécile et Jean-Marc Lucas ont d’ailleurs fait partie des précurseurs. En 2019, Bonita du Berlais va ainsi prendre la route. Après avoir été une bonne jument de course, elle a réussi son entrée au haras en donnant d’emblée Boréale du Berlais (Presenting), deuxième des Prix Sagan et d'Iéna (L) mais également Byzance du Berlais (Martaline), lauréate du Prix Robert Weill (L). Saillie par Manatee (Monsun) en 2018, Bonita du Berlais a malheureusement coulé. Jean-Marc Lucas en a profité pour la faire voyager et l’envoyer à Shantou (Alleged). Il explique : « C’est un grand étalon, très apprécié à l’étranger. Nous avons un yearling issu de ce sire et de Katioucha, et il me plaît beaucoup. Je souhaiterais envoyer plus de juments à l’étranger dans l’avenir. » Crystal du Berlais (Great Pretender) est la sœur de Gitane du Berlais (Balko), lauréate du Scilly Isles Novices’ Chase (Gr1) outre-Manche et du Prix Juigné (Gr3) à Auteuil, mais également de Tzigane du Berlais (Poliglote), gagnant du Grand National de Pardubice en 2018. L’homme du Berlais nous a confié à son sujet : « Je suis associé avec Robert Collet sur cette jument. N’étant pas pleine, il était facile de la faire voyager. Nous avons décidé de l’envoyer à Nathaniel (Galileo). C’est un étalon que je suis depuis longtemps. Compte tenu de son pedigree, de ses performances et de son modèle, j’ai toujours pensé qu’il pourrait faire des chevaux d’obstacle. Ce sont plus ces éléments que la victoire d’Enable qui nous ont décidés à l’utiliser. D’ailleurs, dans sa production de plat, il a déjà donné des sauteurs intéressants [huit gagnants individuels outre-Manche dont un black type, Duc de Meran, en France]. On peut espérer Nathaniel apporte sa classe de plat. »

Une pause en 2019. Polly’s Present (Presenting) est l’une des rares juments du haras à ne pas être issue d’une origine française. Cette irlandaise est en effet la propre sœur de deux lauréats de Gr1, dont Denman (Presenting) – gagnant de 14 courses, parmi lesquelles quatre Grs1, notamment la Cheltenham Gold Cup (Gr1). Saillie par Kapgarde (Garde Royale), elle va avoir un programme spécial en 2019 : « Polly’s Present bénéficie d'une année sabbatique car elle est pleine d’un service tardif. C’est un mal pour un bien car nous pourrons la faire voyager l’année prochaine. Je n’aime pas trop faire voyager hors de France des juments suitées. En 2018, je n’ai envoyé que deux juments. Ces tentatives ont été fructueuses avec Presenting (Mtoto) et King’s Theatre (Sadler’s Wells). Cela permet de changer, d’apporter une certaine diversité. » Deuxième meilleure 3ans et troisième meilleure 5ans de sa génération, Nikita du Berlais a donné trois femelles, deux par Saints des Saints (Cadoudal) et une par Martaline (Linamix). Elle a été saillie par Great Pretender (King’s Theatre) en 2018, reproduisant ainsi le croisement de sa sœur Bonita du Berlais (King’s Theatre). L’objectif était aussi de « lui ramener un peu d’influx. En 2019, elle va faire une pause pour être saillie hors de France en 2020. »

Tester de nouveaux sires. La propre sœur de Nikita du Berlais Atlanta du Berlais (Poliglote) a été saillie pour la première fois l’an dernier : « Elle est pleine de Martaline que nous avons beaucoup utilisé et dont nous attendons cinq produits en 2019. Il a pris sa retraite et cela nous force à chercher de nouveaux étalons. Il faut en essayer. J’utilise Masked Marvel, un très beau modèle dont le père, Montjeu, reste une référence. Il fut un vrai cheval de Gr1. C’est un profil très sérieux. Manatee était lui aussi un bon cheval de course, avec une souche de qualité et une mère par Galileo. Et puis c’est un fils de Monsun. C’est un grand cheval distingué que j’utilise sur de petites juments épaisses. Nous lui avons d’ailleurs confié en 2017 la propre sœur de Zeus du Berlais (Cadoudal), lauréat du Grand Steeple-Chase d’Enghien (Gr2). Cette jument, Orphée du Berlais (Cadoudal), est déjà la mère de Vanille du Berlais (Poliglote), deuxième du Prix d’Iéna (L). Le croisement avec Manatee a donné un magnifique mâle. Ce jeune sire a aussi sailli Déesse du Berlais (Saint des Saints), la sœur de la très sympathique Athéna du Berlais (Martaline). J’essaye un autre jeune étalon, Ectot (Hurricane Run). Il me plaît beaucoup. C’est un cheval avec beaucoup de volume, des pieds larges… Sa carrière est belle et longue, en France comme à l’étranger. Il rassemble les sangs de Montjeu et de Linamix. En plus, c’est aussi une bonne famille que je connais bien. Nous allons lui envoyer Légende du Luy (Bonnet Rouge), la sœur de Saint Palois (Saint des Saints), qui est actuellement pleine de Masked Marvel. »

L’autre branche de la souche de Chinco. Deux rameaux de la famille de Chinco (Grand-Steeple-Chase de Paris, Gr1) sont représentés au haras du Berlais : celui de Chica Bonita, évoquée en début d’article, mais aussi celui de sa sœur Shinca (Port Lyautey), dont deux filles sont actuellement à la saillie. Cheetah du Berlais (Poliglote & Shinca) a donné Shark du Berlais (Saint des Saints), exporté aux États-Unis après plusieurs places à Auteuil.

Elle a produit un mâle par Masked Marvel (Montjeu) en 2018, année où elle a été saillie par Kapgarde (Garde Royale). Son éleveur précise : « Kapgarde permet de renforcer l’aptitude à l’obstacle et de réinjecter les sangs de Cadoudal et Garde Royale sur la classe de plat de Poliglote. Cheetah manque un peu de modèle. Elle va à Zarak. Son Masked Marvel âgé de 2ans est magnifique. » Sa sœur Chimère du Berlais (Martaline & Shinca) était toute bonne. Elle est l’une des trois seules femelles à avoir remporté le Prix Cambacérès (Gr1) ces 15 dernières années. Son premier produit né en 2018 est une femelle par Kapgarde : « Elle avait de la classe de plat et était un peu fluette. Pour ramener un peu de modèle et d’aptitude à l’obstacle, elle a été saillie par Saint des Saints. »

Des mères d’étalons. Royale Athénia (Garde Royale) n’avait pas seulement un papier somptueux. Elle était surtout exceptionnelle en piste, ayant remporté six Groupes : les Prix Renaud du Vivier (Gr1), Léon Olry-Roederer (Gr2), Hypothèse, Juigné, Pierre de Lassus et de Longchamp (Grs3). Acquise 300.000 € sur le ring d’Arqana, elle a déjà donné deux black types, dont l’étalon Castle du Berlais (Saint des Saints). Son propre frère est né en 2018 et elle retourne au même sire en 2019 car : « C’est un croisement qui marche bien et quand on a la chance de trouver une formule qui fonctionne, on a tout intérêt à continuer. Nous espérons vraiment avoir une autre femelle de cette jument. Nous insistons avec le sang de Cadoudal car il a bien réussi avec cette famille. » La réussite de ce croisement est illustrée par les performances de Royal Paradise (Cadoudal), gagnant du Deloitte Novice Hurdle (Gr1). Issue du même croisement, Hermine du Berlais (Saint des Saints & Royale Athénia) a gagné à Auteuil. Après Great Pretender en 2018, elle va être saillie par Zarak. Doté d’un modèle monumental, le bien nommé Goliath du Berlais (Saint des Saints), lauréat des Prix Noiro, Kargal et Weather Permitting, s’est classé deuxième du Prix Congress (Gr2). C'est un fils de King's Daughter (King's Theatre), gagnante du Prix Bournosienne (Gr3) et multiple placée de Groupe sur les haies d'Auteuil, puis mère de Brother du Berlais (Saint des Saints) et de Son du Berlais (Muhtathir), deux gagnants. Elle est pleine de Saint des Saints afin de « tenter de refaire Goliath ! »

D’autres grandes souches. Qui dit Montesson dit une des plus grandes souches d’obstacle du monde, celle de Katko (Carmarthen), Kotkijet (Cadoudal), Kotkikova ** (Martaline), Katenko (Laveron), Kotkieglote (Poliglote), Kobrouk ** (Saint des Saints), Katkovana (Westerner)… cette illustre famille a intégré le Berlais avec Kadika (Poliglote) qui est actuellement suitée de Martaline. En 2019, elle va être saillie par Masked Marvel pour réintroduire de la classe de plat. Issue d’une autre très bonne famille – celle de Mon Filleul, Ma Filleule, Katoune… –, Katioucha (Mansonnien) a déjà donné deux bons chevaux : Aubusson (Ballingarry), notamment deuxième du Grand Prix d’Automne (Gr1), et Triana du Berlais (Presenting), lauréate des Prix Bournosienne et Edmond Barrachin (Grs3) : « Elle est pleine de Martaline et en 2019 je vais l’envoyer à Saint des Saints, dont les statistiques sont exceptionnelles. » Hilton du Berlais (Saint des Saints) a elle aussi un profil de rêve : troisième du Prix Renaud du Vivier (Gr1), elle a gagné le Prix André Michel (Gr3). Sa mère a produit un total de cinq black types, parmi lesquels Madison du Berlais (Indian River), gagnant de dix courses, dont quatre Groupes, mais aussi sur le podium des William Hill King George VI Chase et Lancashire Chase (Grs1). Après avoir été saillie trois fois par Martaline, Hilton du Berlais va rencontrer Doctor Dino (Muhtathir) en 2019.