GOFFS FEBRUARY SALE - Le combat des yearlings ne fait que commencer

International / 05.02.2019

GOFFS FEBRUARY SALE - Le combat des yearlings ne fait que commencer

Ce mardi chez Goffs s’ouvre l’une des sessions les plus attendues de l’année : celle des yearlings. Après l’annonce des absents, le catalogue propose 238 sujets, dont une quarantaine destinée à l’obstacle. Cela représente moins de 3 % de l’offre globale en Europe. Si les résultats enregistrés l’année dernière, avec un chiffre d’affaires de 2,7 millions d’euros, se confirment, il s’agira d'environ 0,75 % du total généré en Europe par ce segment. Cette vente est importante car elle intervient après la chute du troisième tiers, qui a affecté le marché en 2018. Elle l’est également car pour beaucoup de petits éleveurs, c’est le jour J ! Ils ont payé un peu plus de 2,5 M€ en prix de saillie pour produire ces jeunes chevaux. Bien qu’ils ne soient pas encore de vrais yearlings, ils ne sont plus catalogués comme foals, en raison de leur date de naissance. Dans la liste des vendeurs, on a compté 118 noms différents, la majorité disposant d’un ou deux lots. C’est l’élevage de base irlandais qui attend une réponse des propriétaires et des pinhookers.

Deux sessions et quelques soucis. Le format de la vente a éte changé, en passant de trois à deux sessions. La première sera consacrée aux yearlings tandis que la seconde sera réservée aux 2ans, ainsi qu’aux poulinières et pouliches. L’année dernière, le segment des yearlings (soit 294 lots) constituait 57,8 % de l’offre totale. Il a généré 56,2 % du chiffre d’affaires avec quatre sujets vendus à plus de 100.000 €, et neuf autres à plus de 50.000 €. Le reste a affiché un prix moyen de 14.145 €. Cette année, l’offre des yearlings est un peu plus réduite mais son poids sur la vente demeure presque inchangé (57,3 %). Pour les vendeurs, le souci principal reste les sujets qui n’arrivent pas à couvrir le prix d’une petite saillie à 5.000 €. L’année dernière, il y en avait 70, soit 36,6 % des vendus, alors que dans le même temps, 103 d’entre eux n’avaient pas trouvé preneurs.

Un haut de gamme à 20.000 € la saillie. Les sujets conçus à un prix de saillie de 20.000 € ou plus sont au nombre de trente-cinq. Dans cette tranche, on notera un Dark Angel (Acclamation), un poulain et une pouliche par Kodiac (Danehill), une Lope de de Vega (Shamardal), un Teofilo (Galileo) mais également un Showcasing (Oasis Dream), pour lequel son éleveur a payé 35.000 £ mais qui est monté à 55.000 €, et encore une No Nay Never (Scat Daddy), qui a vu son tarif passer de 17.500 € en 2017 à 100.000 € cette année.

Moyglare Stud offre six sujets. Même si le cœur de la vente concerne les sujets du créneau vitesse & précocité, présentés par des petits éleveurs, il ne faut pas considérer cette première session de Goffs February comme une vente du troisième tiers. Des noms importants comme Airlie Stud, Baroda Stud, Ballylinch et Rathbarry sont présents, avec Moyglare Stud qui offre six poulains dont un Australia (Galileo) et un Iffraaj (Zafonic). Parmi les étalons qui ont stationné en France en 2017, on notera Shalaa (Invincible Spirit) qui a un poulain demi-frère de deux gagnants issus de la souche de Sholokhov (Sadler’s Wells), Wootton Bassett (Iffraaj) qui a une femelle premier produit d’une demi-sœur de trois lauréats black types en France, et Style Vendôme (Anabaa).