Grippe équine - Le point sur les mesures de précaution prises en France, pour les chevaux à l’entraînement et les chevaux d’élevage

Élevage / 09.02.2019

Grippe équine - Le point sur les mesures de précaution prises en France, pour les chevaux à l’entraînement et les chevaux d’élevage

Grippe équine : le point sur les mesures de précaution prises en France, pour les chevaux à l’entraînement et les chevaux d’élevage

France Galop et la Fédération des éleveurs du galop ont publié plusieurs communiqués relatifs à l’épidémie de grippe qui touche actuellement l’Angleterre. Ils concernent à la fois les juments venant à la saillie en France, les partants en provenance des pays européens, et les mesures à prendre dans les établissements français.

Les mesures pour la saison de monte

Dans le contexte d’épidémie de grippe sévère qui frappe l’Angleterre, il est indispensable, pour les juments saillies en France, de se présenter chez l’étalonnier avec un certificat vétérinaire de bonne santé en bonne et due forme, attestant aussi qu’il n’y a pas eu de cas de grippe dans le haras de provenance depuis au moins vingt et un jours.

Pour télécharger le modèle de certificat vétérinaire, cliquez ici (avec ce lien : http://www.jourdegalop.com/Media/Jdg/Documents/Type-de-certificat-veterinaire-grippe.pdf).

Pour les juments étrangères et ce, quel que soit le pays de provenance de l’Union européenne, il est indispensable de demander le même certificat du vétérinaire de la jument, d’appliquer une quarantaine de cinq jours minimum avec un examen clinique régulier et de faire pratiquer un dépistage nasal à la moindre suspicion (fièvre, écoulement nasal, syndrome de type grippal...).

Vérifier que la vaccination contre la grippe est à jour pour toutes les juments et demander conseil aux vétérinaires traitants pour les modalités de vaccination des juments proches du terme. Les carnets de vaccination doivent être tous à jour.

Les recommandations pour éviter la propagation de la maladie

Un foyer de grippe équine vient d’être confirmé dans un établissement d’entraînement en Grande-Bretagne et des foyers principalement en sports équestres ont été déclarés dans le nord de la France.

Compte tenu du risque d’extension, il est rappelé aux entraîneurs qu’il convient :

- d’isoler les chevaux présentant des signes respiratoires ;

- d’isoler en quarantaine sous observation tout nouvel arrivant ;

- de faire procéder à des prélèvements pour recherche du virus par écouvillon naso-pharyngé sur les chevaux présentant des symptômes et de les déclarer au Respe ;

- de limiter au maximum les mouvements et de ne transporter que les animaux en bonne santé après avoir vérifié que leur température est normale (37,5°) ;

- d’être très prudent vis-à-vis des mouvements des chevaux et des personnes pour éviter une extension de la maladie.

Compte tenu de la situation épidémiologique, il est recommandé d’effectuer un rappel si la vaccination date de plus de six mois.

Les mesures sanitaires pour les chevaux entraînés dans un pays européen

L’analyse de la situation sanitaire actuelle en Europe en regard de l’épizootie de grippe équine a conduit les commissaires de France Galop à adopter un certain nombre de mesures sanitaires.

Il est notamment prévu que l’entraîneur de tout partant entraîné dans un pays européen devra adresser à France Galop, avant la déclaration de partants, à compter du vendredi 8 février pour les partants de lundi et ensuite, les cas des chevaux engagés pour le week-end ayant fait l’objet d’un suivi individuel, un certificat sanitaire de moins de trois jours attestant :

- de la bonne santé du cheval ;

- de la conformité de sa vaccination contre la grippe ;

- de l’absence de contact avec un cheval suspect ;

- de la réalisation d’un test de dépistage du virus de la grippe équine par PCR sur un écouvillon nasal.

L’entraîneur devra présenter, à l’entrée sur un hippodrome français, l’original de ce certificat et le compte-rendu de l’analyse effectuée qui devra avoir un résultat négatif.

Les entraîneurs et les autorités hippiques européennes ont été informés de ces exigences sanitaires et que des mesures complémentaires pourraient être prises si la situation l’exigeait.

La situation est observée en France en temps réel grâce aux six cents vétérinaires-sentinelles du Respe et l’alerte de ces derniers jours ne nécessite pas des mesures aussi extrêmes que celles qui ont été prises en Grande-Bretagne et en Irlande. Premièrement parce qu’en France, contrairement à la Grande-Bretagne, aucune écurie de galop n’a été l’objet d’un cas positif. La décision de la Grande-Bretagne de cesser les courses jusqu’au mercredi 13 février au plus tôt est justifiée par le fait que des chevaux reconnus comme positifs à la grippe équine ont été au contact d’autres concurrents sur des hippodromes. Il s’agit de briser net une chaîne de transmission.

L’Irlande a décidé de fermer ses frontières aux chevaux étrangers en raison de contacts fréquents ces dernières semaines entre les deux populations de chevaux. La réalité constatée en France sur le terrain ne correspond toutefois pas à celle de l’Irlande, et les chevaux français qui ont récemment couru en Grande-Bretagne ont été identifiés et ont fait l’objet d’un suivi.

Avec des tests fiables et des examens adéquats pour dépister toutes les formes de grippe, y compris les variantes qui sont apparues au cours de cette nouvelle épizootie, nous sommes aujourd’hui en capacité de maîtriser la situation.

Les décisions prises par le département livret et contrôles de France Galop, dont la mission relève exclusivement du sanitaire, sont partagées et adoptées en cellule de crise du Respe, qui regroupe les représentants de la filière cheval en France et qui s’est réunie une nouvelle fois ce vendredi matin.