H.H THE AMIR SWORD (Gr1 PA) - Ebraz en pleine lumière

International / 23.02.2019

H.H THE AMIR SWORD (Gr1 PA) - Ebraz en pleine lumière

DOHA (QA), SAMEDI

Sa première victoire dans l’Amir Sword (Gr1 PA), en 2017, avait été éclatante. Pourtant, Ebraz (Amer) vivait depuis un peu dans l’ombre de Gazwan (Amer), double lauréat de la grande course mais également de la Qatar Arabian World Cup (Gr1 PA). Pas facile de vivre dans le boxe jouxtant celui du meilleur cheval au monde… Pourtant, ce samedi, c’est Ebraz qui prend toute la lumière. Il prive certes Gazwan d’un triplé historique mais, à l’âge de 6ans, il affirme aussi ses grandes ambitions, alors que son aîné a désormais 8ans.

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Aujourd’hui, c’était lui le meilleur. Les leaders d’Al Shahania Stud on fait leur travail. Puis Olivier Peslier et Yazeed (Munjiz) ont pris la tête dans le tournant, alors que Gazwan et Ebraz galopaient encore en retrait. Dans la ligne droite, la supériorité d’Ebraz n’a souffert aucune contestation. Il a nettement pris l’ascendant sur Gazwan, puis sur Yazeed, laissant une réelle impression de facilité. Yazeed est deuxième à trois quarts de longueur. Gazwan est un très proche troisième, devant Tayf (Amer).

Al Shahania Stud toujours au sommet. Julian Smart compte désormais sept victoires dans l’Amir Sword et il s’approche à grands pas du record d’Alban de Mieulle (neuf succès). Ses pensionnaires ont remporté les quatre dernières éditions, ce qui porte à 14 le nombre de succès de Son Excellence le cheikh Mohammed bin Khalifa Al Thani. Julian Smart nous a confié : « La pression retombe. C’est un grand week-end de courses, mais la pression, celle que je m’impose, est énorme. Car cette course, c’est LA course, celle qui compte le plus au Qatar. Les attentes sont énormes. Et c’est légitime compte tenu de l’immense qualité de l’élevage d’Al Shahania Stud. Gazwan a gagné deux fois l’Amir Sword. Ebraz est désormais lui aussi double lauréat. C’est remarquable. L’un des deux la remportera peut-être une troisième fois en 2020, ce que personne n’a jamais réussi à ce jour. Ebraz montre encore une fois toute sa valeur. Il n’a pas eu de chance dans l’édition 2017, finissant très vite, mais trop tard pour rattraper Gazwan. Maxime Guyon n’a même pas eu besoin d’utiliser sa cravache. Il faut le monter, comme ça, en finesse. »

On en saura plus dans un mois sur l’avenir de Gazwan. La question de la retraite du favori, Gazwan, se pose car il vient de prendre 8ans. Son mentor nous a dit : « À présent, l’objectif est le Gold Sword dans un mois. Si Gazwan est au départ, cela signifiera probablement qu’il sera en lice pour les échéances de la saison 2020. Sinon, il sera vraisemblablement au haras. Mais il est toujours assez fort et en assez bonne santé pour être compétitif. » Concernant ses espoirs pour les années à venir, Julian Smart a précisé : « Annan (Jaafer ASF), qui a gagné sur le mile ce week-end, sera capable d’aller sur plus long. Maxr (Jaafer ASF) a déçu hier mais il faut le revoir. C’est un cheval pour l’avenir. C’est aussi le cas de Taish (Jaafer ASF), qui nous a surpris hier. Elle est battue par un très bon cheval, Bin General (General). »

Pour que l’Amir Sword reste sur 2.400m. Seule grande course internationale sur 2.400m pour les pur-sang arabes, l’Amir Sword pourrait voir sa distance évoluer dans l’avenir. Certains appellent en effet à la raccourcir sur 2.000m afin de rassembler plus de partants. À ce sujet, Julian Smart précise : « Quand une écurie domine autant, la tentation est grande de changer les choses. Pourtant, je pense que cela ne serait pas une bonne chose. Il faut garder la spécificité d’une telle épreuve, son originalité. Je milite vraiment pour que la course reste sur 2.400m, comme le Prix de l’Arc de Triomphe ou le Derby d’Epsom. Il y a des courses pour les chevaux qui ne tiennent pas 2.400m. Et l’Amir Sword, pour la diversité du programme international, doit rester le grand test de tenue qu’il est actuellement. C’est le meilleur qui gagne ici. Certes nous étions peu nombreux aujourd’hui. Mais la qualité est toujours au rendez-vous. En raccourcissant, on aura forcément plus de candidats, mais pas forcément de meilleurs concurrents. Neuf chevaux, quand les meilleurs sont-là, c’est un spectacle superbe. »

La grande journée de Margau. Élevé par le cheikh Mohammed bin Khalifa Al Thani, Ebraz est un fils de Massamarie (Tidjani). C’est le propre frère de Mared Al Sahra, qui remporta également l’Amir Sword (Gr1 PA) et qui officie désormais comme étalon, mais aussi de Mu’Azzaz, lauréat des Shadwell Dubai International Stakes (Gr1 PA), ou bien de Metrag, qui a remporté le Grand Prix de Sa Majesté le Roi Mohammed VI (Gr3 PA) en novembre dernier à Casablanca. Ebraz est un petit-fils de Margau (Manganate) tout comme Sharesa (Burning Sand), lauréate de la Qatar International Cup (Gr1 PA) quelques heures auparavant. Sa deuxième mère est une propre sœur des cracks Dormane (Manganate) et Djendel (Manganate). Elle a donné naissance à un élément comme Santhal (Djebbel), qui remporta six courses dont l’Al Maktoum Challenge Round 3 (Gr1 PA). Enfin, la troisième mère n’est autre que Mandore (Grabiec), la grande jument de l’élevage de Watrigant. 

 

 

 

Shabab

 

 

Wafi

 

 

 

 

Sarhah

 

Amer

 

 

 

 

 

Lahoom

 

 

Bushra

 

 

 

 

Rahifa

EBRAZ (M4)

 

 

 

 

 

 

Flipper

 

 

Tidjani

 

 

 

 

Managhi

 

Massamarie

 

 

 

 

 

Manganate

 

 

Margau

 

 

 

 

Mandore