INT’L YOUNG FROGS  Jeunes, français et voyageurs ! Rudy Nerbonne

International / 10.02.2019

INT’L YOUNG FROGS Jeunes, français et voyageurs ! Rudy Nerbonne

Par Charlotte Rimaud

De plus en plus de jeunes Français s’installent à l’étranger pour débuter leur carrière professionnelle dans les courses… et parfois, ils y restent ! Nous vous proposons une série de portraits de ces Frenchies, qui ont choisi de s’expatrier.

Rudy NERBONNE

27 ans

QATAR

Doha

Assistant de Julian Smart

Al Shahania Stud

Jour de Galop. – Quel a été votre parcours avant d’arriver au Qatar ?

Rudy Nerbonne. – Mon parcours a été assez simple. J’ai fait ma scolarité à l’Afasec pendant trois ans, et à 18 ans, j’ai eu l’opportunité de partir à Dubaï, où j’ai travaillé en tant que cavalier d’entraînement au Jebel Ali Race course. J’ai voulu voir autre chose et je suis allé chez Christophe Clément aux États-Unis, passant quatre ans avec lui. J’ai débuté cavalier d’entraînement, puis j’ai terminé pupil assistant. Comme j’avais encore envie de changer d’air, le projet avec Al Shahania m’a bien plu. J’y suis depuis deux ans maintenant, au côté de Julian Smart.

Pourquoi avoir fait le choix de rester à l’étranger ?

J’ai passé tellement de temps à l’étranger, et ce dès la fin de l’Afasec, que je me sens plus à l’aise à l’étranger qu’en France ! Ma vie est faite ailleurs. Le monde des courses est assez petit pour que l'on rencontre des Français partout où l’on va. En France, j’ai ma famille, c’est certain, et des amis d’enfance. Et je reviens l’été à Avilly, pour courir avec nos pur-sang arabes en Europe.

Qu’avez-vous trouvé de mieux qu’en France ?

Je suis persuadé qu’il y a plus d’opportunités à l’étranger. Aux États-Unis par exemple, il y a énormément de compétition, il faut être bon et avoir les bonnes connections. Je pense que cela a été l’une de mes meilleures expériences, et d’ailleurs je n’exclus pas le fait d’y retourner. À Doha, cela a été plus facile de se faire une place. Mais la vie à la française, si je puis dire, me manque parfois. On ne mène pas la même vie en France qu’aux États-Unis ou au Moyen-Orient.