INT’L YOUNG FROGS - Jeunes, français et voyageurs ! - Thibaud Dragon

International / 10.02.2019

INT’L YOUNG FROGS - Jeunes, français et voyageurs ! - Thibaud Dragon

Thibaud DRAGON

24 ans

ÉMIRATS ARABES UNIS

Dubaï

Cavalier d’entraînement

Jebel Ali Racecourse

Jour de Galop. – Quel a été votre parcours avant les Émirats Arabes Unis ?

Thibaud Dragon. – Toute ma famille était dans les chevaux, donc je suis tombé dedans quand j’étais petit ! J’ai d’abord travaillé en tant qu’apprenti chez Jehan Bertran de Balanda à Maisons-Laffitte, tout en étant au lycée agricole à Laval. Ensuite, j’ai eu ma licence quand j’ai eu 16 ans et j’ai commencé à monter en course. J’ai passé environ quatre ans chez monsieur de Balanda, ensuite je suis allé chez Jean-Paul Gallorini où j’ai aussi monté en course pendant environ 6 mois. J’ai travaillé chez Isabelle Pacault pour le meeting de Pau, et je suis resté 3 ans chez elle. J’ai continué à monter en course, mais j’ai eu pas mal de problème de poids, donc je devais trouver autre chose car cela devenait très difficile. C’est alors que l’on m’a proposé une place chez Christophe Clément aux États-Unis, en début d’année 2016. J’ai fait six mois à New York et dix mois à Miami. Après un bref passage en France, où j’ai travaillé chez un ami, Charles Lécrivain, je suis retourné aux États-Unis, trois mois cette fois. Je suis revenu en France et c’est alors que l’on m’a proposé une place à Dubaï. Cela fera un an au mois de juin que je suis ici et je renouvelle mon contrat pour une année supplémentaire. J’ai un visa de trois ans, donc l’idée est de rester ici encore un an. Ensuite j’aimerais aller en Australie.

Pourquoi avoir fait le choix de rester à l’étranger ?

J’ai fait le choix de travailler à l’étranger car on me l’a proposé. Vivre de sa passion tout en voyageant, je trouve cela formidable. En tant que cavalier d’entraînement, le niveau de vie est très confortable et les opportunités meilleures. C’est aussi un très bon moyen de parler anglais et espagnol.

Gardez-vous des liens avec la France ?

Je suis toujours les courses françaises parce que mon frère, Marc-Antoine Dragon, est jockey. Je garde aussi le contact avec le milieu hippique en France, via mes amis également. Cela me manque un peu, surtout de monter en compétition.

Qu’avez-vous trouvé de mieux qu’en France ?

La qualité de travail. Partout où je suis passé, chacun a une tâche bien définie. Les grooms s’occupent de trois ou quatre chevaux. Ils vont vraiment les chouchouter. En tant que cavalier, on s’occupe juste de monter à cheval. Aux États-Unis, on ne mettait même pas la selle. On se focalise sur le travail du cheval. On est payé en conséquence. Partout où j’ai été la plupart du temps, j’ai été logé. Ici, dans mon contrat de rider, un cuisinier me fait le petit-déjeuner et le dîner. C’est une autre culture. Cela nous permet de vivre vraiment correctement de notre passion. Par la suite, pourquoi ne pas apprendre un petit peu plus du travail d’assistant ou garçon de voyage ?