INT’L YOUNG HORSES - Jeunes, français et… voyageurs ! Antoine Gosse

International / 11.02.2019

INT’L YOUNG HORSES - Jeunes, français et… voyageurs ! Antoine Gosse

Par Charlotte Rimaud

De plus en plus de jeunes Français s’installent à l’étranger pour débuter leur carrière professionnelle dans les courses… et parfois, ils y restent ! Nous vous proposons une série de portraits de ces Frenchies, qui ont choisi de s’expatrier.

Antoine GOSSE

39 ans

ÉTATS-UNIS

Lexington, Kentucky

Assistant directeur

Castleton Lyons

Jour de Galop. – Quel a été votre parcours avant d’arriver aux États-Unis ?

Antoine Gosse. – Après avoir eu mon baccalauréat en France, je n’étais pas très tourné vers les études. Mais les chevaux me plaisaient bien, mon beau-frère avait un haras en Bourgogne. Après le bac, je suis allé travailler un an avec Baudouin et Anne de La Motte Saint-Pierre. Ensuite, j’ai fait une saison de ventes au haras de Montaigu. Puis je suis parti en Irlande où j’ai travaillé pour Eddie O’Leary en pinhooking pendant trois ans. Cela m’a permis de travailler à Coolmore, en Irlande, puis j’ai intégré l’Irish National Stud. Après la formation dans cette entité, j’ai voulu voir autre chose. Alors je suis allé à Lane’s End, aux États-Unis, pendant un an, comme beaucoup de jeunes de tous horizons d’ailleurs. Suite à ces expériences, j’ai eu l’opportunité d’intégrer un haras où le management est assez jeune : je suis devenu yearling manager à Coolmore, aux États-Unis. J’y suis resté dix ans. C’était une expérience extraordinaire. L’organisation est impeccable, il y a beaucoup de jeunes et tout le monde a cette envie de travailler ! Puis, après tant d’années chez Coolmore, j’étais à la recherche d’autre chose. Je suis assistant du manager de Castleton Lyons depuis quatre ans et demi. Le haras est l’un des dix plus grands des États-Unis. Nous avons entre 120 et 140 juments, mais aussi trois étalons. Ça fait pas mal de travail !

Pourquoi avoir fait le choix de rester à l’étranger ?

Après mon expérience à Lane’s End, des opportunités se sont présentées, donc le choix de rester était assez simple. Et puis ici, à 20 km à la ronde, il y a 300 haras. Tout se passe ici. La scène des ventes à Keeneland est aussi quelque chose d’extraordinaire. La vie est assez simple ici, c'est l'une des raisons pour lesquelles je suis resté. Je me suis marié et nous avons une petite fille, cela aide à rester, même si nous retournons tous les ans en France pour voir ma famille.

Qu’avez-vous trouvé de mieux qu’en France ?

Tout est énorme. Je trouve aussi que par rapport à la France ou même à l’Europe, les États-Unis ont dix ans d’avance en termes de technologies et de manière de travailler. J’imagine que c’est le cas maintenant en France, mais ici tout se fait à partir de tablettes, de programmes développés pour aider à opérer dans les haras. C’est super efficace ! Ici, il y a tellement de choses à faire, avec le nombre de juments sur le haras, nous n’avons jamais le temps de nous ennuyer. J’apprécie beaucoup de voir les chevaux avec le vétérinaire le matin. Et puis ici, les salaires semblent plus élevés, cela aide.