Le Grand Cross de Pau vu par Thomas Beaurain

Courses / 02.02.2019

Le Grand Cross de Pau vu par Thomas Beaurain

Le Grand Cross de Pau vu par Thomas Beaurain

Jockey de cross expérimenté, Thomas Beaurain sera associé à Parc Monceau (Trempolino) dans le Grand Cross de Pau Reverdy (L), ce dimanche. Il nous a confié ses attentes à quelques jours de la course mythique, et nous a présenté les plus grosses difficultés du parcours.

Par Alice Baudrelle

Ce dimanche, Parc Monceau prendra part pour la première fois au Grand Cross de Pau qui fera également office de première étape de la Crystal Cup. Le représentant de la famille Papot s’annonce comme l’un des concurrents directs du tenant du titre, Uroquois (Passing Sale). Brillant vainqueur du Grand Cross de Craon (L) en 2017, il a ensuite été tenu éloigné de la compétition pendant plus d’un an et arrive sur la belle épreuve avec trois courses dans les jambes, ce qui peut suffire pour viser la victoire. Sa dernière sortie s’est soldée par un succès dans le Prix John Henry Wright, où il devançait notamment Carefree (Al Namix), qui s’annonce comme une excellente recrue sur le cross. Thomas Beaurain, qui le connaît bien, nous a confié : « Le cheval est bien et vient de le prouver. Il a déjà couru sur de gros parcours et il a une qualité de base, puisqu’il s’était déjà imposé à plusieurs reprises en haies, notamment dans le Prix Camille Duboscq (L). C’est un gros sauteur et le terrain lourd sera un avantage pour lui. Je vais le monter pour gagner, même si Uroquois va être dur à battre. Parc Monceau me semble être un bon prétendant pour le faire galoper. Il y a eu énormément de pluie à Pau et les aptitudes au terrain vont beaucoup jouer. La course s’annonce rythmée avec la présence de plusieurs chevaux qui se montent aux avant-postes, tels que Saying Again ou encore Uroquois. Le mien est un peu de l’avant aussi. L’épreuve va sans doute être très sélective. »

Une course visée depuis longtemps. Thomas Beaurain a déjà participé au Grand Cross de Pau à plusieurs reprises, mais n’a encore jamais réussi à le remporter. Il a obtenu son meilleur classement lors de la précédente édition, concluant à la cinquième place avec Star Rochelais (Even Top). Il nous a déclaré : « Je monte beaucoup en cross et ça me tient à cœur de gagner cette course mythique. Je fais le meeting de Pau depuis plusieurs années et ça a toujours été un de mes objectifs. Ce qui me plaît dans cette discipline, c’est la partie technique, la façon d’aborder les obstacles. L’avantage, c’est qu’on peut s’imposer même avec un cheval un peu moyen, pour peu qu’il saute et qu’il tourne bien, ce qui lui permet de gagner quelques longueurs sur ses rivaux. J’adore monter des chevaux très équilibrés, cela procure des sensations différentes par rapport aux courses de haies et de steeple. »

Cinq difficultés incontournables du parcours. Long de 6.200m, le Grand Cross de Pau est un parcours de longue haleine qui comporte plus de trente obstacles. Thomas Beaurain nous a présenté, une par une, les cinq difficultés incontournables de ce véritable marathon.

Le parc à moutons

« Ce n’est pas l’un des plus gros obstacles en terre du parcours en soi, il est plus petit que les passages de route. Néanmoins, il ne faut pas le négliger et l’aborder en ayant ses aises. Les vieux chevaux y sont habitués. En termes de technique, il n’y a pas grand-chose à faire pour le jockey ; il faut arriver avec la bonne vitesse et le bon équilibre, et le cheval fait le reste. »

La banquette irlandaise

« C’est l’une des grosses difficultés du parcours. Là encore, il est important d’avoir ses aises et d’arriver ni trop vite ni trop doucement, avec une très bonne tonicité. »

La banquette de Bordeaux

« C’est une formalité, mais il ne faut pas la négliger pour autant, et les chevaux doivent l’aborder dans de bonnes conditions. En termes de hauteur, elle n’est pas très impressionnante, mais elle est assez courte. Les chevaux expérimentés ne font qu’une foulée au-dessus. Ce qui fait la spécificité de cet obstacle, c’est qu’il faut bien le passer, car il vous emmène sur les passages de routes. »

Le gros passage de route

« Pour moi, c’est l’obstacle le plus compliqué de l’épreuve. On le franchit à deux reprises, et la deuxième fois, les chevaux peuvent être un peu fatigués, en fin de parcours. Ils sont un peu moins réactifs et il faut surtout rester concentré. Avant, le vert qui suivait le gros passage de route était souvent le théâtre de chutes, car les chevaux se négligeaient dessus. Il a été refait récemment, avec la pose d’une nouvelle barre d’appel, et les chevaux le respectent beaucoup mieux. »

Le volpoom

« Il fait partie des obstacles les moins difficiles du cross palois. Il y a une ou deux foulées à faire pour le franchir, puisqu’il faut sauter un petit brook avant de monter sur la butte. Souvent, on en fait deux. »