Le mot de la fin -Muet

Le Mot de la Fin / 06.02.2019

Le mot de la fin -Muet

Darren Weir n’a pas décroché un seul mot tout au long de deux heures et demie d’audience. Il a écouté, les yeux vers le bas, les accusations et il n’a pas bougé quand l’avocat des commissaires, Jeff Gleeson, a déclaré que les trois dispositifs à impulsion électrique étaient cachés dans sa chambre, pas à l’écurie. Joshua Bornstein, l’un des trois membres du R.A.D., le tribunal des courses, avait demandé une suspension de cinq ans, soit un an de plus que ce qui avait été conseillé par les commissaires. Le président du R.A.D., John Bowman (aucun rapport avec le jockey de Winx) a ensuite rendu le jugement : quatre ans de suspension de toute activité hippique. Bowman, qui, comme Bornstein, a eu des chevaux à l’entraînement chez Weir, a dit : « Il y a une semaine, vous étiez le grand entraîneur, avec plein de propriétaires, de chevaux et 150 salariés. Celui qui gagnait les grandes courses et le faisait sans prendre la grosse tête. On se souviendra de vous pour avoir utilisé des instruments de cruauté et avoir menti, pas pour avoir gravi les échelons dans les courses, de la misère à la richesse. » Bowman a ajouté que la police, encore au travail, pouvait aussi avancer des accusations criminelles.

Mardi, vingt-quatre heures avant le jugement, Brian Kruger, chairman de Racing Victoria, avait dit dans une interview radio qu’une limitation du nombre des chevaux à l’entraînement chez les grands professionnels pourrait être envisagée pour garantir la transparence des courses.