Le mot de la fin - Paille

Le Mot de la Fin / 14.02.2019

Le mot de la fin - Paille

Le mot de la fin : Paille

Cela fait une semaine que l’apprenti australien, Chris Caserta, est au régime feuilles de laitue et céleri. Il pèse désormais 46 kg et doit encore en perdre deux d’ici samedi, s’il veut monter la pouliche de 2ans Jedastar (I Am Invincible), qui défiera ses aînés dans les Black Caviar Lightning Stakes (Gr1), à Flemington. C’est la première fois depuis 1993 qu’une 2ans s’aligne avec ce poids. Cette année-là, Clever Zoe (Pompeii Court) avait tenté le coup et son jockey, Stephen Baster, s’en souvient encore… La pouliche avait mené détachée avant de s’incliner devant le champion Schillachi (Salieri). Baster a donné un conseil à son jeune confrère : « Je sais qu’il a programmé un copieux dîner samedi soir, mais il ferait mieux de le décaler de deux jours. L’estomac ne supporte pas une telle violence. »

Le poids minimum en France, avec la décharge, est de 47 kg. En Italie, Giovanni Forte avait gagné avec 40 kg, en 1992. L’année suivante, il perdait sa décharge mais surtout, depuis 1994, le Jockey Club italien a imposé un poids minimum de 45 kg. Cela n’a pas empêché Giovannino, Maurizietto pour les intimes, de décrocher sa Cravache d’or. Même à ce poids, l’entraîneur se faisait les bras pour porter la selle parce que ce poids paille, grand ami de Frankie Dettori, pesait 37 kg. Alduino Botti se souvient encore de la fois où il a dû transporter une selle, avec 25 kg et demi de plomb… Maurizietto a remporté vingt-sept de ses mille et quelques victoires à un poids de 45 kg ou moins. Il a bien mérité son titre de champion du monde des poids paille.