Myopathie : et si c’était génétique ?

Courses / 24.02.2019

Myopathie : et si c’était génétique ?

Votre cheval est atteint de problèmes musculaires suspects ? Il souffre de crise de myosites répétées ? Peut-être est-il atteint de PSSM (polysaccharide storage myopathy), myopathie par surcharge en polysaccharides. Il s’agit d’une maladie génétique qu’il est désormais possible de détecter grâce à un test génétique. C’est la société Equibiogènes qui commercialise ce test dit de PSSM 2 (il existe plusieurs types de PSSM, avec des symptômes similaires). Jusqu’à présent, seule la PSSM 1 était détectable par un test génomique. En cas de test négatif, le vétérinaire procédait à une biopsie musculaire, geste invasif pour le cheval. Si cette biopsie montrait une perturbation de la formation musculaire, le cheval était diagnostiqué PSSM 2. L’étape de la biopsie musculaire n’est donc plus nécessaire et un prélèvement de crin ou de sang suffira pour établir le diagnostic de PSSM 2.

Quatre mutations associées à PSSM2 ont été identifiées et peuvent être testées par Equibiogènes. Les quatre variantes ont un mode de succession codominant. Cela signifie qu'une copie de la variante est suffisante pour augmenter le risque qu'un cheval développe la PSSM2. Si un cheval a deux copies d'une variante, il développera des symptômes à un plus jeune âge et aura un processus de maladie plus grave.

Le test peut être effectué de manière préventive, pour les chevaux dont les parents ont un historique de fragilité à ce sujet et ceux ayant montré des alertes de myopathie, ou bien pour aider à déterminer l’origine du problème avec les chevaux ayant des pathologies importantes et récurrentes à l’entraînement, voire même sur certains foals au moment du sevrage.