Qui sont ces jeunes Français qui ont fait le choix de s’installer à l'étranger ? - William Rimaud

International / 08.02.2019

Qui sont ces jeunes Français qui ont fait le choix de s’installer à l'étranger ? - William Rimaud

Qui sont ces jeunes Français qui ont fait le choix de s’installer à l'étranger ?

De plus en plus de jeunes Français s’installent à l’étranger pour commencer leur carrière professionnelle dans les courses et y restent ! Nous nous sommes intéressés à ces différents profils vivant en Irlande, Angleterre, Australie, aux États-Unis, ou encore Émirats arabes unis. Voici leurs portraits.

William Rimaud

27 ans

ÉTATS-UNIS

Versailles, Kentucky

Assistant-directeur

Brookdale Farm

Jour de Galop. - Quel a été votre parcours avant d’aller aux États-Unis ?

William Rimaud. - Après mon bac, j’ai fait une école de commerce et je suis diplômé d’un master en commerce international spécialisé en entrepreneuriat. Pendant mes études, j’ai fait beaucoup de stages dans des structures liées au monde des courses. J’ai travaillé à Coolmore Australia, en ventes et marketing, puis au Victoria Racing Club à Melbourne dans l’organisation du Melbourne Cup Carnival. Mais aussi en France à Arqana où j’ai participé à la création d’Arqana Online et à France Galop au centre d’entraînement de Chantilly où j’ai réalisé mon mémoire de fin d’études sur les nouvelles technologies à l’entraînement et aux courses. Aujourd’hui, je travaille en tant qu’assistant du directeur de Brookdale Farm.

Pourquoi avoir fait le choix de rester à l’étranger ?

Après mes études, j’ai travaillé pour mon père aux Aga Khan Studs. Je voulais repartir en Australie, mais j’ai eu l’opportunité de travailler pendant six mois sur un petit haras au Kentucky, où je n’étais jamais allé. Le Kentucky ne m’a jamais attiré au premier abord, bien que mes parents y aient travaillé une dizaine d’années quand ils avaient mon âge. Après ces six mois d’expérience, je voulais en découvrir plus et j’ai décidé de rester six mois supplémentaires pour la saison de poulinage à Brookdale Farm. Puis, de fil en aiguille, j’ai eu plus de responsabilités sur le haras. On m’a offert une opportunité difficilement refusable, celle d’assister le directeur. C’était difficilement refusable, car il est très rare en France d’évoluer aussi rapidement. Ce n’est donc pas une réelle volonté d’aller à l’étranger, j’ai simplement saisi les occasions là où elles se présentaient. J’ai toujours voyagé. Être à 600 km ou 6.000 km ne fait pas grande différence, mis à part le décalage horaire et quelques questions culturelles.

Gardez-vous des liens avec la France ?

La France me manque tous les jours. Même si ma mère est irlandaise, je me sens franco-français. Le rythme de vie à la française est assez unique et on se rend compte de tout cela lorsque l’on part. Je ne sais pas si je vais passer ma vie entière aux États-Unis, mais on finit rarement par faire ce que l’on avait prévu. J’avais prévu d’y rester six mois et ça s’est passé autrement ! En France, ce qui est dommage c’est peut-être le manque d’opportunité pour les personnes n’ayant pas peur de travailler et assez sérieuses. Je pense aussi que c’est un problème social et macro-économique, plus que de volonté de la part des entreprises. Choses qui n’existent pas tellement aux États-Unis. Parce qu’en montrant que l’on n’a pas peur de travailler et que l’on est sérieux, les occasions s’y présentent plus facilement.

Qu’avez-vous trouvé de mieux qu’en France ?

Je ne pense pas avoir trouvé quelque chose de mieux qu’en France si ce n’est l’organisation du travail qui est favorable aux jeunes voulant travailler et apprendre. J’ai beaucoup de choses à apprendre et j’ai l’impression qu’ici, et en parlant avec des personnes aux expériences similaires, l’apprentissage se fait rapidement ! On apprend donc à vitesse grand V.