VENTE MIXTE DE FÉVRIER - JOUR 2 - Une édition boostée par les dispersions

Institution / Ventes / 13.02.2019

VENTE MIXTE DE FÉVRIER - JOUR 2 - Une édition boostée par les dispersions

La première journée fut un véritable feu d’artifice. Dès mardi soir, en particulier grâce à l’apport des chevaux issus de la dispersion des élevages Moratalla et Farès, il était acquis que l’édition 2019 de la vente de février allait générer un chiffre d’affaires inédit pour cette vacation. Ce mercredi, avec une offre nettement moins forte qu’en 2018, la vente a forcément été beaucoup plus calme. Il est néanmoins difficile de comparer cette seconde partie avec celle de l’an dernier car les lots qui ont tiré les indicateurs vers le haut n’étaient pas répartis de la même manière.

De véritables points positifs. Au final, sur les deux journées de vente, plusieurs points très positifs se détachent. À l’heure où nous écrivons ces lignes, 354 chevaux ont changé de propriétaire. C’est 73 de plus que l’année dernière. L’augmentation de la taille du catalogue – 420 présentés contre 352 en 2018 – n’a pas empêché le pourcentage de vendus de s’améliorer : il passe de 79,83 à 84,29 %. Par rapport aux années précédentes, un nombre nettement supérieur de vendeurs ont donc trouvé un acheteur au bord du ring pour leur cheval et c’est le signe de la réussite d’une vacation mixte à cette période de l’année. Boosté par les deux dispersions, le chiffre d’affaires bondit à 5.289.000 € (+85,51 %) alors que le prix moyen grimpe à 14.922 € (+49,87 %).

Les dispersions (mais pas que). Cette année, sur les deux jours, 31 lots ont atteint ou dépassé la barre des 40.000 €, dont 10 n’étaient pas issus des deux dispersions. En 2018, cette vacation n’avait généré que huit transactions comparables. De même, les 305 chevaux vendus hors dispersion ont généré un chiffre d’affaires qui dépasse les 3,4 millions d’euros, alors que celui de l’ensemble de la vente 2018, avec 281 sujets ayant trouvé preneur, était proche de 2,8 millions. En 2019, le prix moyen hors dispersion avoisine 9.700 €, contre une moyenne de 9.957 € pour l’ensemble de la vacation 2018. On peut donc dire que les chevaux provenant des effectifs Moratalla et Farès n’ont pas porté à eux seuls la progression de la vente. On notera par ailleurs que six des sept prix les plus élevés de cette vacation vont rester en France, au haras ou à l’entraînement.

Un croisement français pour un client anglais. Le top price de ce mercredi revient à Mark of an Angel (Mark of Esteem). Présentée par Fairway Consignment, elle a été repérée par Cathy Grassick. Pour 72.000 €, la jument va rejoindre Carisbrooke Stud, le haras anglais d’Yvonne Jacques. Elle est pleine de Le Havre (Noverre) et le produit à naître sera le fruit d’un croisement – Le Havre x Mark of Esteem – qui a plus que porté ses fruits en France en donnant la classique Avenir Certain (Prix Poule d’Essai des Pouliches et Prix de Diane Longines, Grs1) et le rapide Suédois (Shadwell Turf Mile Stakes, Gr1, Clipper Logistics Solonaway Stakes, Gr2, et Prix de Meautry, Gr3). Mark of an Angel a déjà donné trois gagnants, dont Queen Blossom (Santa Barbara Stakes et Park Express Stakes, Grs3).