Découvrez les candidats au comité de la Fédération des éleveurs du galop

Institution / Ventes / 11.03.2019

Découvrez les candidats au comité de la Fédération des éleveurs du galop

La Fédération des éleveurs du galop renouvellera son comité lors de son assemblée générale du 31 mars 2019. Ses électeurs sont appelés aux urnes avant le 27 mars, date limite pour voter. D’ici là, nous vous proposons de découvrir les candidats.

Edwige Le Metayer : « Notre métier en grande difficulté a besoin de bénévolat »

Jour de Galop. - Pourquoi vous présentez-vous ?

Edwige Le Metayer. - Je me présente car je pense qu’il faut donner de soi dans la vie, aussi bien pour une cause professionnelle que dans d’autres domaines. Notre métier en grande difficulté a besoin de bénévolat. Nous sommes tous de bords très différents, ce qui enrichit énormément cette démarche et fait avancer les choses.

Quel a été votre parcours ?

J’ai repris le haras du Buff au décès de mon époux, il y a de cela presque 19 ans. L’ayant totalement soutenu lors de ses longues années de maladie, cela m’a mis le pied à l’étrier. La passion et le besoin de travailler m’ont bien aidée à tenir le cap et aujourd’hui je ne le regrette pas.

Si vous aviez l’occasion de proposer ou de changer quelque chose dans le système actuel du galop français, quelle serait votre priorité ?

La multipropriété est l’avenir des courses, pour cela il faut que France Galop crée un département dédié. C’est urgent.

Il faut accepter le sponsoring sur les tapis de selle des jockeys, entre autres. Et partout. Non seulement le sponsoring d’une journée ou d’un week-end à des prix inabordables pour les plus petits. Il faut également accepter de voir les marques de magasins, de voitures, de nourriture… en première vue. Il faut démocratiser les courses. L’époque des hauts de forme et des jaquettes est révolu. Néanmoins, il convient de garder une certaine tenue. Notre sport, notre passion sont uniques, magiques, les personnes qui se déplacent aux courses doivent en être à la hauteur.

Les noms de tous les propriétaires du cheval qui court, pas uniquement deux ou trois noms, doivent être impérativement inscrits sur le programme. Il y a forcément de la place. Sinon il faut en faire. Comment font les autres pays ? Un propriétaire est très fier d’y voir son nom, il faut encourager cela par tous les moyens.

Il convient également d’ouvrir, petits et grands, les portes de nos haras, entraînements, vendeurs de nourriture, maréchaux, céréaliers, vétérinaires, etc. à toutes les écoles car la passion commence dès le plus jeune âge. Ce n’est pas un hasard si autour d’Alençon il y a cinq centres équestres, poneys clubs… Il faut créer des classes vertes, des classes découverte sur le thème du cheval, qui auront un succès monstre. Un néophyte qui découvre ce monde à sa porte sans jamais y avoir accès ne peut qu’être ébahi.

Patrick Barbe : « Je souhaite que ces élections nous apportent un comité fort et très représentatif au sein de l’Institution »

Jour de Galop. - Pourquoi vous présentez-vous ?

Patrick Barbe. - Je souhaite vivement que la Fédération des éleveurs redevienne la locomotive du galop en France. En effet, nous représentons le plus grand nombre d’acteurs au sein de l’Institution, souvent sous différentes casquettes, éleveurs bien sûr, mais aussi propriétaires, entraîneurs, permis d’entraîner, gentlemen-riders, jockeys, agriculteurs, journalistes, etc. Étant en semi-retraite, je souhaite m’engager plus activement dans les démarches de notre fédération.

Si vous aviez l’occasion de proposer ou de changer quelque chose dans le système actuel du galop français, quelle serait votre priorité ?

Je souhaite vivement que ces élections nous apportent un comité fort et très représentatif au sein de l’Institution, avec un président fort et déterminé, susceptible de devenir le président de France Galop. Avec l’immense respect que nous devons à lord Henry Seymour et au duc d’Orléans, il faut enfin admettre que les temps ont changé depuis deux siècles. Une Institution qui collectait 10 milliards d’euros il y a encore deux ans (hélas, 8 milliards aujourd’hui) se doit d’être gérée aujourd’hui comme toutes les grandes sociétés multinationales, avec un président entouré d’un conseil composé d’administrateurs responsables. Le rapport Arthuis et plusieurs groupes de think tank ont émis des propositions tout à fait réalisables afin de changer la gouvernance de France Galop. Ce changement indispensable ne doit pas empêcher la prise de mesures immédiates concernant notamment le retour de la TVA au taux réduit, le rétablissement des primes à l’éleveur pour les 6ans et plus, avec un taux unique applicable à tous nos poulains, et la représentativité des femmes dans toute notre filière. Ces élections au sein de notre fédération sont essentielles. Je souhaite une participation importante. C’est une première étape indispensable en vue des élections et d’un changement souhaitable du processus électoral prévu à l’automne de cette année chez France Galop.

Quel a été votre parcours ?

J’ai eu la chance de participer à toutes sortes d’activités équestres depuis mon enfance en Normandie. J’ai été impliqué dans le concours hippique mais aussi driver à l’entraînement, gentleman-rider, polo, permis d’entraîner – le premier permis d’entraîner à gagner un événement en 1981 –, courtier international, surtout orienté vers le Japon, agent de jockey (notamment Christophe Lemaire, Mirco Demuro, Yutaka Take…), acheteur et manager de plusieurs grands champions. J’ai aussi été président de l’Association française des courtiers en chevaux de galop (AFC) de 1998 à 2014, membre du Comité des éleveurs depuis 1996, expert judiciaire auprès de la cour d’appel d’Amiens, créateur de Betnet, un site de paris en ligne. Mais, avec les chevaux, la seule chose que je sais, c’est qu’on ne sait jamais. Ceci est particulièrement vrai avec France Galop.

Patrick Davezac : « Ma priorité serait de faire revenir du monde dans les hippodromes »

Jour de Galop. - Pourquoi vous présentez-vous ?

Patrick Davezac. - Je suis candidat sortant. La Fédération des éleveurs est donc un organisme que je connais. Je souhaite représenter une certaine diversité et notamment les petits éleveurs. J’élève des anglo-arabes, des pur-sang anglais et des AQPS. Je suis très investi dans le monde associatif au galop et j’aime travailler pour notre filière. Il s’agit d’apporter sa pierre à l’édifice dans cette période transitoire où l’union sera notre force. Nous ne devons pas perdre espoir et devons continuer de croire en notre élevage français.

Si vous aviez l’occasion de proposer ou de changer quelque chose dans le système actuel du galop français, quelle serait votre priorité ?

Ma priorité serait de faire revenir du monde dans les hippodromes. Il faudrait créer un caractère festif, une ambiance conviviale sur les champs de courses. Rendre les courses plus accessibles et attrayantes. En région, des efforts sont fait en ce sens. L’accessibilité aux hippodromes est liée à tout cela. Le problème, c’est un manque d’éducation des gens quand ils passent les portes d’un hippodrome. Il faut aussi créer de nouveaux jeux.

Quel a été votre parcours ?

Nous élevons depuis trois générations au haras du Pécos, dans le Gers. Je suis élu au comité de l’ECSSO, mais aussi vice-président de la Fédération anglo-course ainsi que de la société des courses de Tarbes.

Amand Choquet : « Ma priorité est de rendre aux courses françaises la dimension populaire qu’elles méritent »

Jour de Galop. - Pourquoi vous présentez-vous ?

Amand Choquet. - Ma candidature au comité de la Fédération des éleveurs est mûrement réfléchie. Je le sais, cette dernière peut paraître originale en comparaison des profils expérimentés des autres candidats, de la réussite et de la taille de leur élevage. Cependant, même si mon parcours peut sembler modeste, ma passion est immense et je ne peux me résoudre à observer le déclin, sans agir, d’une filière qui fait la renommée de nos territoires. J’ai des idées, des observations et une expertise en communication et en politique (notamment de la vie parlementaire française et européenne) qui peuvent servir notre fédération en contribuant de façon complémentaire de l’expertise de mes futurs collègues (si vous me faites confiance) au développement de notre activité. Enfin, mon profil de jeune éleveur sans sol dont les quelques participations me permettent quand même de rêver à l’élevage d’un futur champion est à mon avis un modèle à développer afin de conquérir un nouveau public d’éleveurs, de propriétaires, de parieurs et de spectateurs des courses.

Quel a été votre parcours ?

Angevin de 34 ans, je suis actuellement conseiller politique du maire d’Angers. Passionné d’élevage, je suis un jeune membre de la Fédération des éleveurs de galop. En parallèle de mon métier de conseiller politique, je passe, au lycée agricole de Laval, un brevet professionnel de gestion d’entreprise équine pour à l’avenir pouvoir vivre au quotidien ma passion. J’ai pu concilier lors de nombreuses occasions ma passion des courses et ma profession, notamment en créant et en animant au Parlement européen le groupe d’amitiés équin. Ancien conseiller équin de Jean Arthuis, j’ai été un fervent défenseur de l’élevage et des courses lors de mes quatre années à ses côtés. Cette ancienne fonction m’a également donné l’opportunité d’intervenir devant les membres de la Fédération des éleveurs, notamment sur le sujet du Brexit, et de participer à la rédaction de notes et de rapports à destination des décideurs politiques afin de défendre l’élevage et les courses françaises. Aujourd’hui copropriétaire d’une poulinière pleine de Dariyan, j’ai un foal sharing du sire Kingfisher en cours. Également porteur de parts dans une société de pinhooking, je participe régulièrement aux rassemblements d’Aux courses les jeunes et profite de mes vacances estivales pour participer aux ventes de Deauville pour un consigner. Ces différentes activités me permettent alors de vivre ma passion de l’élevage sous différents angles et de rencontrer de nombreux acteurs de la filière qui se désolent de voir leur travail et leur passion se confronter à de nombreuses difficultés.

Si vous aviez l’occasion de proposer ou de changer quelque chose dans le système actuel du galop français, quelle serait votre priorité ?

Cette question est ardue tant les défis sont nombreux. Je pourrais défendre un taux de TVA réduit pour les activités équines mais cette décision n’est plus dans les mains des acteurs de la filière mais dans celles de nos décideurs politiques français et européens. Pour l’avoir suivi de près, ce dossier a été porté efficacement par les instances dirigeantes de la filière. Ma priorité est de rendre aux courses françaises la dimension populaire qu’elles méritent. De nombreux chantiers s’offrent à nous pour répondre à cette urgence. Je souhaite y contribuer notamment en étudiant les problématiques suivantes : les cotes fixes, les casaques de jockey, les numéros de stalle qui correspondent au numéro du cheval, l’organisation de l’expérience spectateur sur un hippodrome, l’organisation de la présence des éleveurs dans les salons populaires, le développement des écuries de groupe à l’élevage, le story-telling des courses... aucun sujet ne doit être tabou !

Aliette Forien : « Il faut déringardiser les courses »

Jour de Galop. - Pourquoi vous présentez-vous ?

Aliette Forien. - Je me présente pour ce qui sera mon huitième et certainement dernier mandat. Nous avons de la chance d’avoir toute une génération de jeunes, brillants et dynamiques, je souhaite qu’ils prennent de plus en plus de responsabilités. Face à une situation plus préoccupante aujourd’hui pour les éleveurs, j’ai trouvé que ce n’était pas encore le moment de quitter le navire.

Si vous aviez l’occasion de proposer ou de changer quelque chose dans le système actuel du galop français, quelle serait votre priorité ?

Nous avons déjà eu beaucoup d’idée émises, mais je pense qu’il faut vraiment déringardiser les courses, les hippodromes. Il faut pouvoir ramener de la jeunesse. Rendre notre monde beaucoup plus accessible. Nous ne reviendrons plus au temps d’avant. Il faut se faire à l’idée qu’il n’y aura jamais grand monde la semaine et c’est normal. Mais il faut faire des hippodromes de vrais lieux de rendez-vous le week-end, avec des food-trucks, des endroits festifs, en faire de vraies expériences et points de rencontres. Le jeu doit aussi être plus attractif, qu’il soit amusant, interactif, qu’il y ait des challenges, entre autres. Je ne sais pas si c’est possible, mais la cote fixe est intéressante aussi. Il faut qu’il y ait un « truc » qui nous fasse vibrer.

Quel a été votre parcours ?

Je suis née dans les courses. J’ai tout naturellement pris la suite de mon père il y a environ 35 ans. Ce qui m’a attirée, c’est d’abord l’amour du cheval, la passion du cheval et des courses. J’ai été cavalière, j’ai beaucoup pratiqué en compétition. C’est pareil pour les courses, c’est la compétition. Et aujourd’hui je transmets tout cela à ma fille, Sybille.