Découvrez les candidats au Comité de la Fédération des éleveurs du galop (partie 3)

Élevage / 13.03.2019

Découvrez les candidats au Comité de la Fédération des éleveurs du galop (partie 3)

La Fédération des éleveurs du galop renouvellera son Comité lors de son Assemblée générale du 31 mars 2019. Ses électeurs sont appelés aux urnes avant le 27 mars, date limite pour voter. D’ici là, nous vous proposons de découvrir les candidats.

Tim Richardson : « Mes années passées à la Fédération m’ont permis de construire un lien entre les scientifiques et les éleveurs »

Jour de Galop. – Pourquoi vous présentez-vous ?

Tim Richardson. – J’ai toujours la même motivation que pour les mandats précédents.

Pour ce qui est du sanitaire, mes années passées à la Fédération m’ont permis de construire un lien entre les scientifiques et les éleveurs sur le plan national et international. Bien sûr, le fait que certaines règles soient inscrites au stud-book en France a beaucoup contribué au succès de l’application du système de surveillance sanitaire pour l’élevage. Je me suis donc présenté à nouveau pour poursuivre ce travail, et si possible développer d’autres sujets d’importance comme les courses ayant une valeur pour l’élevage, les dossiers à l’international, entre autres, afin d’aider au mieux la filière du cheval en France.

Si vous aviez l’occasion de proposer ou de changer quelque chose dans le système actuel du galop français, quelle serait votre priorité ?

En Grande-Bretagne, il y a des courses faites pour les chevaux d’âge. C’est un vrai challenge, mais j’encouragerais la qualité des courses pour les chevaux d’âge, et en particulier pour les femelles. Tout le monde ne veut pas forcément entrer sa jument au haras à 4ans, cela est valorisant pour la famille du cheval et son propriétaire s’il ou si elle est capable de faire encore de belles performances à plus de 4ans.

Quel a été votre parcours ?

Je suis impliqué avec les chevaux depuis plus de 40 ans. Je suis également passionné d’élevage et heureux d’avoir le temps de suivre les pur-sang et de partager avec d'autres mon expérience.

Nicolas de Lageneste : « Nous devons nous montrer unis »

Jour de Galop. – Pourquoi vous présentez-vous ?

Nicolas de Lageneste. – J'ai l'honneur de proposer ma candidature au Comité de la Fédération des éleveurs suite à des sollicitations, mais aussi parce que je suis motivé et que c'est pour moi un devoir de représenter les éleveurs de ma région Centre-Est. Principalement ceux de l'obstacle, et plus particulièrement ceux de l'AQPS, une race et un élevage qui restent ma famille et mon ADN. Je pense que chacun doit essayer comme il le peut de collaborer et d'apporter un peu d'eau au moulin des courses. Ce sera certainement mon dernier mandat, même si j'ai encore la foi et la passion, car il faut laisser la place aux nouvelles générations qui doivent participer aux débats et à la relance de l'économie des courses. Je suis très heureux que de nouvelles compétences aient bien voulu se présenter au suffrage des éleveurs, tel notre régional Jean-Marie Callier qui a toute la légitimité et la compétence pour contribuer à l'effort corporatif en intégrant la prochaine équipe du Comité de la Fédération. Nos jeunes sont passionnés, ils font preuve d'enthousiasme et d'ardeur à soutenir l'activité des courses et de l'élevage. Les oiseaux de mauvais augure criant une mort des courses annoncée tout en regardant dans le rétroviseur sont négatifs. Le renouveau proviendra d'idées nouvelles et modernes, issues de ceux qui évolueront dans notre monde des courses en partageant leur enthousiasme et leur passion. Je m'efforcerai donc de soutenir les actions positives, basées sur le bon sens et l'intérêt commun, en partageant la confiance en l'avenir et le souffle nouveau des nouvelles générations.

Si vous aviez l’occasion de proposer ou de changer quelque chose dans le système actuel du galop français, quelle serait votre priorité ?

Il y a bien sûr tellement de choses à dire et à mettre en œuvre, mais je voudrais relever deux points qui me tiennent à cœur aujourd'hui.

Sur le plan de la politique générale, le plus urgent et important est que nous devons impérativement aboutir très rapidement au rapprochement et au partage de nos moyens avec le trot. C'est capital pour notre avenir économique. Nous devons nous montrer unis. Il en va de notre image vis-à-vis des médias, du grand public et de l'État. Et n'oublions pas la morale de la fable de La Fontaine : "aide-toi, le ciel t'aidera".

Sur un plan plus technique, je pense que les services de France Galop sont assez bien à l'écoute des acteurs et font un travail remarquable et louable. J'aimerais juste proposer que tout ce qui touche aux programmes des courses soit beaucoup plus considéré, la valorisation des carrières de nos chevaux en dépend, et donc la viabilité de nos entreprises. Il faut également abreuver suffisamment les épreuves en partants afin de soutenir les enjeux, source des revenus de notre activité. France Galop doit mettre le paquet dans ce domaine, avec des grosses pointures humaines, capables de repenser ce qui existe. Pas assez de moyens et de temps sont alloués à cette problématique aujourd'hui. Et c'est à nous et non pas au PMU de faire ce travail.

Quel a été votre parcours ?

Je représente la troisième génération d'éleveurs de chevaux de sang, mon grand-père ayant été également cavalier de concours et gentleman-rider. Mon père a ensuite développé l'élevage à Saint-Voir qui deviendra une entreprise à part entière, avec notamment le stationnement d'étalons. Je suis revenu à Saint-Voir pour reprendre l'élevage après des études d'économie et de droit (Institut des hautes études de droit et d'économie agricole), et des expériences diverses en tant que journaliste, publiciste, comptable, fiscaliste, officier de réserve dans la cavalerie, gentleman-rider. J'ai également effectué des stages d'élevage et d'entraînement en Irlande, Angleterre et Normandie.

Étalonnier pendant vingt-sept ans, soucieux d'apporter une génétique valorisante pour la région, je pense avoir participé à l'essor de l'élevage régional. Aujourd'hui, le haras de Saint-Voir semble avoir acquis une notoriété dans le monde des courses, plus spécifiquement celui de l'obstacle. J'élève et je valorise notre production principalement en course et j'ai développé récemment l'entraînement à Saint-Voir.

Depuis mon plus jeune âge, je me suis investi dans les instances, départementales au début, puis rapidement au niveau régional, puis national. J'ai ainsi pu être membre au sein de France Galop des commissions du stud-book pur-sang, puis AQPS, du Conseil de l'obstacle, des Conseils d'administration de l'Association des AQPS, de l'Association des éleveurs du Centre-Est, de plusieurs sociétés de courses, de l'Union des AQPS du Centre-Est, et je suis actuellement président du Comité régional des régions Est et Centre-Est, et membre du Comité de France Galop et de la Commission des régions.

Mathieu Daguzan-Garros : « La priorité des priorités est le programme des courses »

Jour de Galop. – Pourquoi vous présentez-vous ?

Mathieu Daguzan-Garros. – Je souhaite continuer à participer aux décisions de la Fédération et voir appliquer des décisions de "bon sens", car tous les éleveurs ont des intérêts communs dans la défense de nos primes, que ce soient celles des éleveurs ou des propriétaires. En effet, de nos jours, beaucoup sont aussi, par la force des choses, propriétaires.

Si vous aviez l’occasion de proposer ou de changer quelque chose dans le système actuel du galop français, quelle serait votre priorité ?

La priorité des priorités est le programme des courses. Celui qui nous conduit vers telle ou telle politique qui nous permet d'orienter notre élevage.

Quel a été votre parcours ?

Éleveur de père en fils sur le haras des Granges, investi depuis longtemps au Syndicat national et régional, j’ai été membre du Conseil du plat plusieurs années et impliqué dans différents comités régionaux et sociétés de courses.

Jean-Charles Coudé : « Faire connaître le poids que représentent les éleveurs sans sol dans l'équilibre financier de l'élevage français »

Jour de Galop. – Pourquoi vous présentez-vous ?

Jean-Charles Coudé. – Je me présente pour faire connaître le poids que représentent les éleveurs sans sol dans l'équilibre financier de l'élevage français, en souhaitant le retour de la prime pour les chevaux de plus de 5ans, toutes disciplines. Mais aussi pour l’obtention du taux réduit de T.V.A. à 10 % pour tout produit, pur-sang, AQPS et anglo-arabe jusqu'au premier janvier de l'année de ses 2ans.

Si vous aviez l’occasion de proposer ou de changer quelque chose dans le système actuel du galop français, quelle serait votre priorité ?

Le privilège d'avoir des allocations et la prime propriétaire constitue un excellent système. Nous le constatons avec la venue de partants étrangers, de plus en plus importante. Il me semble nécessaire de réactualiser notre triptyque : programme - hippodrome - courses. Ainsi que le taux de prélèvement éleveur afin de conquérir de nouveaux clients français pour le renouvellement de la filière.

Quel a été votre parcours ?

Via une importante activité dans le groupe éponyme, j'ai fait le choix depuis trois décennies de confier mon effectif à différents haras français, avec toujours le but de partager une bonne communication et en m'imposant au minimum une visite par mois pour un passionné d'élevage et de croisements.

Jean-Marie Callier : « L’effort doit être fait sur les propriétaires »

Jour de Galop. – Pourquoi vous présentez-vous ?

Jean-Marie Callier. – Je fais partie du Conseil d’administration des éleveurs du Centre-Est, j’ai été sollicité par plusieurs éleveurs de ma région pour les représenter au niveau national. Je pense qu’il est important de participer au débat. Je me présente aussi pour connaître le fonctionnement des instances, pour participer et comprendre. J’aimerais pouvoir participer plus activement sur certains points, notamment les primes aux éleveurs.

Si vous aviez l’occasion de proposer ou de changer quelque chose dans le système actuel du galop français, quelle serait votre priorité ?

Dans les priorités aujourd’hui, ce qui va défendre les éleveurs, c’est le propriétariat. L’effort doit être fait sur les propriétaires, qui sont le seul débouché logique pour les éleveurs. Ainsi, pour maintenir les courses, il faut les rendre plus attractives pour les propriétaires. Il faut se poser la question du programme. On le voit sur les deux disciplines. Nous avons une réussite de l’élevage qui est exceptionnelle, notamment à l’étranger. Les préparations aux grands évènements, comme Cheltenham cette semaine, sont une vitrine de notre élevage. Il faut pouvoir valoriser tous ces chevaux de façon intéressante. Pour le plat, nous avons un système incitatif, des primes ont été créées, cela doit rester un système qui tire les choses vers le haut. C’est l’ADN des courses. Toute personne qui investit dans le plat est contente de valoriser ses chevaux.

Quel a été votre parcours ?

J’ai acquis de l’expérience dans de nombreux pays, dans l’hémisphère nord et sud. J’ai travaillé à l’entraînement, dans des agences de vente, dans des haras. Je me suis installé au Kentucky, où j’ai travaillé pendant sept ans en tant que directeur Bloodstock d’Indian Creek Farm. Suite à cette expérience, j’ai été responsable du développement international de Three Chimneys. En France, j’ai repris une activité de courtage avec principalement des chevaux de plat. En outre, j’ai un haras en Saône-et-Loire, avec un élevage à vocation obstacle, et nous sommes spécialisés dans les ventes de stores obstacle. Nous sommes devenus, sur les trois dernières années, leader du marché, aussi bien à Arqana qu’Osarus. J’ai aussi divers intérêts dans les étalons, et je suis enfin propriétaire de chevaux de course.

Phrase en couleur en fin de papier :

Retrouvez dès demain la suite des présentations des candidats au Comité de la Fédération des éleveurs du galop.