Fabrice Vermeulen : « Pourquoi ce redressement judiciaire est une bonne chose »

Courses / 10.03.2019

Fabrice Vermeulen : « Pourquoi ce redressement judiciaire est une bonne chose »

La société d’entraînement de Fabrice Vermeulen a été placée en redressement judiciaire le 6 mars dernier. Cette procédure permet la poursuite de l’activité de l’entreprise, l’apurement de ses dettes et le maintien de l’emploi. Fabrice Vermeulen a expliqué : « Nous avons connu une période difficile en 2013, 2014 et 2015, quand nous avions beaucoup de chevaux à nous, et que certains clients nous ont laissé de grosses ardoises. Nous avons failli faire banqueroute. Sur la centaine de chevaux que nous avions à l’entraînement, 56 nous appartenaient ! Il est impossible de fonctionner ainsi, et les chevaux personnels, comme nous l’a expliqué Jean-Claude Rouget, c’est la mort des entraîneurs. Nous avons ensuite ouvert une antenne à Marseille et nous sommes repartis sur des bonnes bases, avec des clients solides. Seulement, nous devions de l’argent à la MSA, et tout ce que nous remboursions, c’était en fait les pénalités dues à nos créances. Un puits sans fond… Pour nous, le redressement judiciaire est une très bonne chose : ces pénalités qui nous enfonçaient vont être annulées, et nous allons pouvoir rembourser les sommes que nous devons à la MSA progressivement, sur cinq ou dix ans. Je tiens à remercier le juge qui a pris parti pour nous, ainsi que notre avocate. Ils ont bien vu que la société était saine, que nous n’avions aucune dette en dehors de ces arriérés avec la MSA. Nous aurions très bien pu demander de l’aide à nos propriétaires. Ils l’auraient fait avec plaisir, mais ce n’est pas notre façon de faire, pas plus que de se déclarer en faillite comme beaucoup l’ont fait, en laissant des ardoises de plusieurs millions à la MSA… Je veux pouvoir me regarder dans une glace le matin et c’est le cas. Nous sommes partis de zéro, et nous nous en sommes toujours sortis. Cette procédure va nous permettre de repartir sur des bases saines, avec une entreprise qui emploie 42 personnes. Quand on connaît le taux de chômage en France, il serait sans doute plus constructif de baisser les charges sociales et diminuer les indemnités de chômage. »