PRIX DUC D’ANJOU (GR3) - Un premier Groupe pour Goliath du Berlais

Courses / 09.03.2019

PRIX DUC D’ANJOU (GR3) - Un premier Groupe pour Goliath du Berlais

AUTEUIL, SAMEDI

L’affiche du Prix Duc d’Anjou (Gr3) était alléchante avec le retour du trio du Prix Congress (Gr2) constitué de Polirico (Cokoriko), Goliath du Berlais (Saint des Saints) et Royal et Tic (Policy Maker). Au final, elle nous a un peu laissés sur notre faim car le sauteur défendant la casaque Détré a laissé traîner son arrière-main à la rivière des tribunes, faisant tomber son jockey, Kévin Nabet. Impossible donc de voir sur la piste comment il a passé son hiver. Mais le gagnant, Goliath du Berlais, n’a rien à lui envier car il est lui aussi très bon, comme il l’avait prouvé à l’automne en alignant trois succès sur le steeple avant de finir deuxième du Congress. Superbe d’état au rond de présentation, très puissant, il a décroché un premier Groupe mérité. Parti à l’arrière-garde, Goliath du Berlais s’est rapidement retrouvé en tête dans le tournant de Passy. Bien que venu un peu près du gros open-ditch, le représentant de Stéphane Szwarc, du haras d’Étreham et de Palmyr Racing a parfaitement négocié la fin de son parcours. À l’entrée de la ligne droite, Royal et Tic est venu à sa hauteur mais, lorsque son jockey, Bertrand Lestrade, lui a demandé d’accélérer, Goliath du Berlais a fait facilement la différence pour l’emporter de trois longueurs, tout en penchant un peu à gauche, comme l’année dernière. Rendez-vous est maintenant pris pour la prochaine étape, le Prix Fleuret (Gr3).

C’est lui le patron ! Guillaume Macaire a toujours aimé Goliath du Berlais même si celui-ci ne rentre pas forcément dans les clous à l’entraînement. En effet, c’est lui le chef ! L’entraîneur charentais nous a dit : « C’est un cheval qui a une forte personnalité. D’ordinaire, j’aime bien maîtriser les choses avec mes pensionnaires, mais, avec Goliath du Berlais, c’est lui le patron. J’attends de le voir sur 4.400m dans le Prix Fleuret car je pense qu’il pourrait faire un tour supplémentaire à la même vitesse. Il sera mieux sur plus long. Aujourd’hui, il était serein, pas énervé. C’était déjà un test et il l’a relevé. » Jockey de Goliath du Berlais, Bertrand Lestrade a ajouté : « Je n’ai pas toujours eu l’impression de maîtriser mon sujet. J’avais dans l’idée de partir cool et M. Macaire m’avait laissé carte blanche donc c’est ce que j’ai fait. Ensuite, il s’est un peu tendu car il est habitué à aller devant. Il s’est bien posé et il m’a même fait une faute en face parce qu’il s’est détendu. Ce n’est peut-être pas plus mal en vue des 4.400m d’avoir un cheval plus relax. Le cheval est vraiment devenu philosophe donc je pense que la distance de 4.400m ne lui posera pas de problème. » Le haras d’Étreham a acquis 50 % de Goliath du Berlais, qui va poursuivre sa carrière à 4ans avant de commencer la monte en 2020.

Bonne rentrée de Royal et Tic. Troisième du Congress, Royal et Tic a fait une excellente rentrée en se classant deuxième. À l’entrée de la ligne droite, il est venu comme un gagnant, avant de voir Goliath du Berlais lui repartir sous le nez. Sur une distance plus longue, le représentant de l’écurie Sagara sera bien mieux. Son entraîneur, François Nicolle, est revenu sur sa deuxième place et sur la chute de Kevin Nabet, en selle sur son autre protégé, Polirico : « Royal et Tic va être très bien sur plus long. Il fait une très belle rentrée. Il a moins de métier que l’autre et il est encore tendre. Je crois que les 4.400m seront son tracé. Il était certainement plus avancé que Polirico mais ce dernier n’a pas chuté par manque de travail. Plutôt par incompatibilité d’humeur entre le cheval et le jockey. S’il va bien, il va recourir bientôt. »

La Barakas (Davidoff) a réalisé la meilleure valeur de sa carrière. Profitant de sa forme paloise, son entourage a tenté l’aventure dans un Gr3 et elle a conclu troisième. Elle a toujours suivi facilement en face, à cette même place, et elle a fait bonne contenance en devançant Thrilling (Network), fautive au moyen open-ditch, et Sunday à Paris (Sunday Break).

Une mère lauréate du Bournosienne. Comme son nom l’indique, Goliath du Berlais a été élevé par Jean-Marc Lucas. C’est un fils de Saint des Saints, étalon au haras d’Étreham, et de King’s Daughter (King’s Theatre), lauréate du Prix Bournosienne (Gr3) et multiple placée de Groupe sur les haies d’Auteuil. C’est la sœur de Brother du Berlais (Saint des Saints) et de Son du Berlais (Muhtathir), deux gagnants.

Deuxième mère de Goliath du Berlais, Bint Bladi (Garde Royale) s’est imposée dans le Prix Bois Rouaud. Elle a été exportée en Irlande. Outre King’s Daughter, elle avait donné Patent Pending (Double Bed), un très bon cheval de plat. Goliath du Berlais appartient à la souche de Tarta Whisky (King of Macedon), mère de Five Fishes (Mujtahid), lauréate du Prix Coronation (L) et deuxième du Prix Corrida (Gr3 à l’époque), Sawasdee (Nikos), French Flag (Diamond Shoal) et Call me Sam (Kaldoun). Que des chevaux black types en plat !

 

 

 

Green Dancer

 

 

Cadoudal

 

 

 

 

Come to Sea

 

Saint des Saints

 

 

 

 

 

Pharly

 

 

Chamisène

 

 

 

 

Tuneria

GOLIATH DU BERLAIS (M4)

 

 

 

 

 

 

Sadler’s Wells

 

 

King’s Theatre

 

 

 

 

Regal Beauty

 

King’s Daughter

 

 

 

 

 

Garde Royale

 

 

Bint Bladi

 

 

 

 

Tkisam