TRIBUNE LIBRE - Pourquoi le redressement judiciaire est une mauvaise chose

Institution / Ventes / 11.03.2019

TRIBUNE LIBRE - Pourquoi le redressement judiciaire est une mauvaise chose

Par Keven Borgel et Charles Gourdain, entraîneurs

« Les périodes difficiles sur lesquelles s’exprime M. Vermeulen, chaque entraîneur les a connues au cours de sa carrière.

M. Vermeulen se plaint que certains clients lui ont laissé des ardoises. La France est un État de droit où, même s’il est parfois difficile de faire honorer ses pensions, avec une très bonne avocate, comme celle de M. Vermeulen, les créances finissent toujours par être honorées. Même l’institution France Galop soutient les entraîneurs dans ces démarches.

Ensuite, M. Vermeulen souligne que le fait d’avoir beaucoup de chevaux à soi est néfaste pour la bonne santé de son entreprise. C’est la première mise en garde enseignée par France Galop lors du passage de licence d’entraîneur public ! Il est plus que surprenant que M. Vermeulen ait dû attendre les conseils de M. Rouget pour le savoir.

Par ailleurs, si le simple fait d’ouvrir une antenne à Marseille peut permettre de redresser une situation, pourquoi alors les entraîneurs en difficulté ne viennent-ils pas s’installer dans cette magnifique région ?

On apprend aussi, dans son intervention à Jour de Galop, que les dettes de M. Vermeulen à l’encontre de la MSA vont être étalées sur 5 à 10 ans avec une remise de pénalités et que c’est « une bonne chose ». Quel est alors l’intérêt pour un chef d’entreprise de payer ses charges chaque mois en sachant qu’il pourra étaler leur paiement sur 10 ans sans aucune majoration ?

On comprend à travers cet article qu’une entreprise en redressement judiciaire peut être une entreprise « saine », que penser alors des entreprises qui sont à jour de toute dette ?

Par ailleurs, si certains propriétaires étaient d’accord pour aider financièrement M. Vermeulen, pourquoi les priver d’un tel plaisir, en ces temps où tout le monde est en recherche de mécénat !

Il est évident qu’il peut être « facile » de se déclarer en faillite, mais cela empêche à moyen terme de se réinstaller en tant qu’entraîneur sous son propre nom.

Concernant les 42 employés qui pourraient être au chômage, ils auraient retrouvé facilement du travail, sachant que la filière est en recherche permanente de personnel.

Si quelqu’un en dehors de notre métier lit cet article, ne va-t-il pas penser que notre filière fait l’apologie du redressement judiciaire ? Au dire de M. Vermeulen, il n’y a que des intérêts à se retrouver dans cette situation. J’encourage les lecteurs à consulter les pages Internet sur tous les défauts et désagréments d’un redressement judiciaire.

En outre et pour terminer, si M. Vermeleun a des conseils à donner au gouvernement français, qu’il s’exprime dans le cadre du grand débat national ! »