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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Pierre-Charles Boudot nous raconte "son" Waldgeist

Courses / 30.04.2019

Pierre-Charles Boudot nous raconte "son" Waldgeist

Pierre-Charles Boudot était très ému dimanche après sa victoire dans le Prix Ganay (Gr1) avec Waldgeist (Galileo). Le jockey a été associé à l’alezan à toutes ses sorties, exception faite de sa tentative à Ascot dans les Cumberland Lodge Stakes (Gr3), en octobre 2017. Il entretient une relation particulière avec ce cheval qui a « beaucoup de gaieté ». Et peut-être un brin plaisantin : Pierre-Charles Boudot le sait bien, il le monte le matin…

Par cœur. Pierre-Charles Boudot connaît Waldgeist sur le bout des doigts. Le représentant du Gestüt Ammerland et de Newsells Park Stud est un drôle de cheval, lauréat de Gr1 à 2ans, 4ans et 5ans. À 3ans, il avait échoué du minimum dans le Qipco Prix du Jockey Club (Gr1). « Je monte Waldgeist depuis longtemps en compétition, et le matin depuis son année de 4ans. C’est un cheval qui dure. Il a eu une année de 3ans un peu compliquée. Cela ne s’était pas très bien passé, il avait notamment été malheureux dans le Jockey Club. Je le crois capable de faire une très belle année. L’an dernier, il avait effectué une rentrée manquée, mais le terrain à ParisLongchamp était particulièrement pénible et il s’était déclenché après cela. Dimanche, il a montré avoir assez de vitesse pour faire les 2.100m. »

En souplesse. La force de Waldgeist, c’est son accélération et son action. Au rond, ce n’est pas un cheval qui sort du lot. Mais, en piste, il y a quelque chose d’assez impressionnant dans son action. Il dégage une vraie puissance quand il galope. Il vole presque : cette impression se renforce sur beaucoup de photos du cheval, où il est vraiment "décollé" du sol : « Waldgeist a en effet cette facilité à galoper. Il est très aérien, il rebondit sur la piste quand il galope. Mais il ne fait pas d’efforts et a donc cette capacité à accélérer, comme il l’a montré dimanche. »

Un brin facétieux. Waldgeist n’est pas un cheval forcément facile. On le voit lorsqu’il est en piste : il est très vif et alerte, regardant beaucoup autour de lui. Pierre-Charles Boudot nous explique : « Waldgeist est un cheval assez regardant, un peu sur l’œil. Il voit des choses que je ne vois pas. Le matin, il aime bien faire des farces de temps en temps. C’est en quelque sorte "l’amour vache". En fait, c’est un cheval qui a beaucoup de gaieté, c’est pour cela que je le trouve très attachant. Je ne peux pas vraiment mettre des mots sur notre relation. Il est très pétillant, très souple. C’est vraiment difficile à expliquer mais je sais que le jour où il partira de l’écurie, il me manquera beaucoup… »