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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

PMU - L’appel de la course

Courses / 26.04.2019

PMU - L’appel de la course

PMU : l’appel de la course

Le PMU lance un nouveau film publicitaire, de nouvelles affiches et un nouveau slogan : "Que les meilleurs gagnent". Clairement, le PMU se recentre sur l’ADN hippique, c’est-à-dire le plaisir du jeu et l’espérance de gains.

Jeudi matin, le directeur de la marque PMU, Thimothée Loizeau (sans lien avec Samuel Loiseau, ancien directeur du marketing), a présenté devant la presse hippique le nouveau film et la nouvelle campagne d’affichage de l’opérateur.

La nouvelle campagne de communication met en lumière l’intensité du spectacle des courses et l’émotion des parieurs. La nouvelle signature : "Que les meilleurs gagnent" sonne comme un défi et valorise la sagacité des parieurs. Une façon aussi de se démarquer des jeux de hasard proposés par la concurrence.

Nouveaux discours. Thimothée Loizeau explique que le PMU a voulu changer sa manière de s’adresser à ses clients. Nous sommes passés d’un ton "bancaire" à un discours plus simple, direct, amical et passionné. Le PMU a aussi voulu changer sa manière de se montrer à ses clients, notamment en mettant plus en avant les chevaux dans ses dispositifs de communication. C’est le grand retour du cheval et on ne peut que s’en réjouir !

Le film – presque 100 % galop – raconte une épopée, où rien n’est joué d’avance, où tout peut arriver à travers toutes les courses qui ont fait l’histoire. Il porte l’idée que les courses hippiques sont le sport le plus spectaculaire et les paris hippiques les paris sportifs les plus intenses. À tel point que les héros du film ne résistent pas à l’appel de la plus grande course de tous les temps !

Le film et le nouveau discours du PMU sont très convaincants.

Les parieurs en haut de l’affiche. Nous sommes en revanche moins convaincus par les affiches. Traités comme des "héros du PMU" (sic) – est-ce parce qu’ils sont restés fidèles au PMU contre vents et marées ? –, les parieurs sont au cœur de la campagne d’affichage. Le PMU a recherché de l’authenticité dans ces visages shootés en gros plan, afin d’incarner la vraie vie et ses émotions hippiques.

Le dispositif média de la campagne institutionnelle. Le dispositif média mis en place prévoit un film de 75 secondes en télévision durant les trois premiers jours de campagne (du 26 avril au 29 avril) suivi d’un format 30 secondes (du 30 avril au 19 mai) sur les principales chaînes (TF1, LCI, TMC, M6, W9, Canal+, C8...). Un volet web relayera les versions 30 et 75 secondes. Une campagne d’affichage et de display* sera déployée au niveau national installant la nouvelle plateforme autour des parieurs. Enfin, un dispositif presse hippique et quotidienne régionale viendra compléter ce lancement.

* En français, display signifie achat d'espaces publicitaires sur Internet, publicité classique en version web.

C’est la Métro Goldwyn PMU !

 https://www.youtube.com/watch?v=z8pPkHgIh-4 ]

Par Mayeul Caire

Quand on regarde le film du PMU, la première chose qui frappe, c’est la beauté du film. On est dans une esthétique et une qualité de réalisation sans doute jamais atteinte dans notre univers.

Le film commence par un clin d’œil amusant : La Liberté guidant le peuple, le mythique tableau d’Eugène Delacroix, prend vie devant nos yeux. Or que célèbre ce tableau ? Les Trois Glorieuses, ces trois journées de juillet 1830 qui virent la chute de Charles X. Cette expression ne nous est pas inconnue dans les courses puisque c’est aussi le nom… du grand week-end de trois jours organisé depuis des lustres à Craon ! Autre amusante allusion (involontaire, sans doute) : Delacroix et sa Liberté guidant le peuple ont longtemps illustré le billet de cent francs. À l’heure de la limitation des règlements et des encaissements en argent liquide, qui posent tant de problèmes, les auteurs de la nouvelle pub du PMU ont fait de l’humour noir !

Marianne, époque #metoo. Dans le film du PMU réalisé par Buzzman, la révolutionnaire Marianne de la barricade (les seins cachés, #metoo oblige) quitte ses amis pour aller enfourcher un cheval au grand galop… qui la mènera jusqu’à un hippodrome, où elle devra en découdre avec d’autres personnages mythologiques, historiques ou iconiques, comme Ulysse (et son cheval de Troie), Neil Armstrong (le premier galop sur la Lune !), une rebelle de Star Wars ou encore un Poilu de la Première Guerre mondiale.

Trotteurs et galopeurs au feu ! On notera, fait amusant, que le Poilu en question est chargé à lui tout seul d’incarner le trot attelé. Il vole une charrette militaire à quatre roues, laquelle se transforme en sulky en se coupant en deux, ne conservant que la moitié de ses roues ! Ce n’est pas si faux historiquement, puisque sur les champs de bataille, les ancêtres des galopeurs étaient chargés de porter les militaires pendant que les ancêtres des trotteurs tiraient canons et véhicules. D’où les notions de vitesse et d’endurance, différemment pondérées en fonction des races. Sans parler de la capacité à sauter des obstacles naturels en campagne, ce qui donnera plus tard les APQS.

Et Gavroche dans tout ça ? Au passage, les amoureux de peinture/histoire/littérature noteront l’absence du jeune homme peint par Delacroix au côté de Marianne. Il a été remplacé par une jeune femme. Dommage, ce gamin est celui qui inspira Victor Hugo pour le personnage de Gavroche. Heureusement que Les Misérables (1862) ont été livrés avant le film du PMU…

Plus loin dans la scène, un drapeau rouge flotte au bras d’un révolutionnaire. Il n’équipa les rebellions socialistes qu’à partir de 1848, soit dix-huit ans après la scène de Delacroix.

Les amoureux des courses, enfin, regretteront que le film se soit senti obligé de représenter une chute en obstacle. D’autres diront que dans la ligne droite, les jockeys n’ont pas la "monte courses" et ressemblent à des cavaliers de concours. Mais est-ce l’essentiel ? Ce film est beau, il est émouvant, il donne envie. C’est ce qu’on lui demande.