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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Un bon début d’année pour les français

Courses / 18.04.2019

Un bon début d’année pour les français

Un bon début d’année pour les français

À cette période de l’année, tout le monde se demande ce que vaut la génération des 3ans français. Même s’il est trop tôt pour tenter de répondre à cette question, il est intéressant de faire les comptes, alors que onze des courses de Groupe du programme hexagonal ont été courues.

Si Persian King (Kingman) est actuellement au centre de toutes les attentions, il n’est pas le seul à faire briller la France des courses. Cette année, 10 des 11 Groupes déjà courus à cette date ont été remportés par des chevaux entraînés dans notre pays, contre seulement 6 l’an dernier qui fut une année catastrophique pour l’entraînement français.

Selon ce critère, on retrouve donc une situation proche de la normale comme en 2017 (11 sur 11), 2016 (10 sur 11) ou 2015 (9 sur 11). Cette saison, parmi les 3ans lauréats de Groupe, 5 sujets ont atteint ou dépassé les 50 de valeur. Ils n’étaient que 3 dans ce cas en 2018. Ces valeurs attestent de la bonne tenue des Groupes de 3ans depuis le début de l’année…

Une question de marge. Mais une hirondelle ne fait pas le printemps car tout est une question de marge. Et inversement, des valeurs moins fortes en début de saison ne sont pas synonymes de génération faible. Sur ces mêmes épreuves, en 2016, seulement deux chevaux avaient atteint la barre de 50 de valeur : Qemah (Prix de la Grotte), qui a ensuite brillé des deux côtés de la Manche et Cheikeljack (Prix Djebel). Or cette génération 2016 s’est révélée de grande qualité, à l’international comme au niveau Classique pour les 3ans vus en France. Pour rappel, l’année 2016 fut celle des succès Classiques de La Cressonnière (Poule d’Essai des Pouliches et Prix de Diane), de The Gurkha (Poule d’Essai des Poulains) et d’Almanzor (Prix du Jockey Club).

Les éleveurs et étalons français. Comme en 2017, cette année, huit des onze Groupes de notre échantillon ont été décrochés par des chevaux produits par des éleveurs français. C’est largement mieux que l’année dernière. Trois d’entre eux sont issus d’une saillie française au moment de leur conception – Olympic Glory (Choisir), Le Havre (Noverre) et Kendargent (Kendargent) – contre cinq en 2018, 2017 et 2016.

Godolphin, le retour. À travers le monde, les chevaux du cheikh Mohammed ont connu une saison 2018 exceptionnelle. Et en début d’année, ils sont en pleine réussite dans l’Hexagone avec pas moins de cinq Groupes acquis par Munitions (War Front) dans le Prix Djebel (Gr3), Soleil Marin (Kendargent) dans le Prix Exbury (Gr3), Persian King (Kingman) dans le Prix de Fontainebleau (Gr3), Castle Lady (Shamardal) dans le Prix de la Grotte (Gr3) et Ghaiyyath (Dubawi) dans le Prix d’Harcourt (Gr2). En 2016 et en 2015, Godolphin n’avait remporté aucun de ces onze Groupes.

La casaque bleue est actuellement en tête au classement des propriétaires, aussi grâce aux placés de Groupe Epic Hero (Siyouni), Magny Cours (Medaglia d’Oro), Graphite (Shamardal), Syrtis (Frankel) et Roman Candle (Le Havre). Sur ces dix chevaux, trois ont été élevés et donc sept achetés (yearling, breeze up et amiables). La moitié sont issus d’étalons maison.