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BREEZE UP ARQANA - De grandes attentes pour l’édition 2019

Institution / Ventes / 10.05.2019

BREEZE UP ARQANA - De grandes attentes pour l’édition 2019

BREEZE UP ARQANA

De grandes attentes pour l’édition 2019

Comme l’an dernier, c’est un marché très sélectif qui règne dans les ventes de 2ans montés à travers le monde. Mais le catalogue de la breeze up Arqana qui se tiendra ce samedi à Deauville est fort. Arqana et les vendeurs espèrent consolider les bons résultats de 2017 et 2018. Éric Hoyeau, P.-D.G. de l’agence, et Freddy Powell, directeur de Bloodstock, plantent le décor.

Jour de Galop. - Ces derniers mois, de bons bruits circulaient sur le catalogue de cette breeze up. Qu’en pensez-vous ?

Éric Hoyeau & Freddy Powell. - Il n’est jamais facile de comparer les éditions et les ventes entre elles. Mais il y a clairement des attentes du côté des vendeurs qui continuent à nous faire confiance, en nous présentant de très bons chevaux, après plusieurs éditions réussies.

En rentrant de notre tournée de sélection, nous étions impressionnés par la qualité des sujets que l’on nous a proposés. Ne serait-ce qu’au niveau des pedigrees, nous n’avons jamais eu cela. Il est donc possible de faire preuve d’un certain optimisme, tout en prenant garde de ne pas verser dans un excès de confiance. Les breeze up sont un exercice particulier où beaucoup d’acheteurs peuvent parfois se polariser autour d’une poignée de lots.

Ce début de saison, pour l’agence, fut remarquable d’un point de vue sportif…

Chaque semaine, cette année, nous avons le plaisir de voir des chevaux gagner en débutant et d’autres confirmer au niveau black type, certains prenant même la route des classiques. Forcément, cela nous a beaucoup aidés en ce qui concerne la communication. On peut citer, de manière non exhaustive, Epic Hero (Siyouni), deuxième du Prix de Fontainebleau(Gr3), Graignes (Zoffany), deuxième du Prix Djebel (Gr3), Rockemperor (Holy Roman Emperor), deuxième du Prix la Force (Gr3), Surrey Thunder (Le Havre), troisième du Prix Noailles (Gr3)… Comme les statistiques en attestent, les sujets issus de la breeze up Arqana sont capables de durer. Nous avons deux remarquables exemples en ce début d’année. Big Duke (Raven’s Pass) s’est classé deuxième des Tancred Stakes (Gr1) fin mars. Il est âgé de 7ans. Robin of Navan (American Post) est encore cette année performant au niveau black type. Il reste sur une deuxième place dans une Listed préparatoire aux Queen Anne Stakes (Gr1). Il a 6ans et à 2ans, il s’était imposé dans le Critérium de Saint-Cloud (Gr1).

On a vu des chevaux issus de cette vente briller à l’international. Quel impact ces succès peuvent-ils avoir sur la vacation 2019 ?

Effectivement, ces succès ont été acquis aux quatre coins du monde, y compris sur le dirt. Divine Image (Scat Daddy) a remporté les UAE Oaks (Gr3), Manguzi (Planteur) est monté sur le podium de l’UAE Derby (Gr2). My Catch (Camacho) s’est classé troisième des Dubawi Stakes (Gr3). War of Will (War Front) a gagné les Risen Star Stakes (Gr2) et les Lecomte Stakes (Gr3). Septième du Kentucky Derby (Gr1), en subissant le mouvement du cheval rétrogradé, il vise à présent les Preakness Stakes (Gr1) le 18 mai. Grâce à tous ces chevaux, la vente a pris une aura et une crédibilité sans précédent à l’international. Ils viennent s’ajouter à la longue de liste de bons sujets issus des éditions précédentes de cette vacation. Cela donne confiance aux vendeurs et aux acheteurs qui savent qu’un cheval avec de la marge a toute sa place à la breeze up de l’agence Arqana.

Vendredi 10 mai – canters – 12 h

Samedi 11 mai – vente – 13 h

Dans un marché européen des breeze up très agité, les ventes françaises apparaissent comme stables, voire en progression sur certains points. Comment expliquer cela ?

Il y a certains facteurs non maîtrisables. Notamment le fait que nous sommes tributaires de l’offre. Mais de ce côté, nous pouvons compter sur la confiance des vendeurs, en particulier irlandais, qui tiennent cette vente en haute estime. Nous ne maîtrisons pas non plus l’éventualité où tout le monde se concentrerait sur les mêmes chevaux. Notre grande chance, c’est aussi notre place dans le calendrier. Pour des chevaux de cet âge, quelques semaines supplémentaires, cela fait une différence énorme. Cette vente a d’ailleurs vraiment pris toute sa mesure le jour où nous avons changé la date. Nous avons su convaincre les vendeurs qu’ils auraient les mêmes acheteurs autour du ring que cinq semaines plus tôt. Et sur certains types de chevaux, ceux qui ne sont pas forcément de grands précoces mais qui ont beaucoup de marge, beaucoup de gens disent que nous avons à présent probablement le premier choix.

À la suite des déconvenues enregistrées outre-Manche, l’offre s’est-elle réduite dans les ventes européennes ?

De notre côté, avec les wild cards, nous devrions avoir cent cinquante poulains sur le ring, comme l’an dernier. Il est vrai que la Craven breeze up a réajusté son offre, après une édition 2018 où elle était peut-être trop importante. Nous avons constaté lors de nos voyages de sélection que l’on nous proposait toujours plus de chevaux. À nombre équivalent, nous avons donc pu être encore plus sélectifs. Nous avons toujours pensé qu’il était très important de contenir la taille de notre catalogue. Pour des questions de marché bien sûr, mais aussi pour des considérations pratiques. L’attention des acheteurs n’est pas illimitée. Après deux heures de breeze, vous n’avez pas la même concentration et cela peut créer une différence de traitement entre les vendeurs.

Les espoirs sont donc importants du côté de ceux qui présentent des poulains ?

C’est ce que nous disent les vendeurs qui comptent beaucoup sur la force de cette vente. Notre mission est de satisfaire tout le monde, vendeurs comme acheteurs, et ces attentes élevées représentent une certaine pression pour notre équipe. Il y a cependant des raisons qui nous poussent à être optimistes.

Notamment le fait que nous attendons des clients de toute l’Europe, des États-Unis, du Moyen-Orient, d’Australie… Les principaux acheteurs de l’année dernière seront encore là cette année. Et de nouveaux sont annoncés.

Quelles sont les évolutions pour cette édition ?

Les poulains vont breezer de l’autre côté de la piste, à l’extérieur, c’est-à-dire sur une portion très peu utilisée pendant les courses. Nous avons mis un plan dans le catalogue pour que les gens visualisent bien cela. Cette solution apporte un certain confort, à un endroit où la piste est large. Cela satisfait aussi les entraîneurs présents sur le site. Nous tenons compte de l’avis de tout le monde. Les vendeurs sont très satisfaits de l’état de la piste.

Il faut saluer le bon travail des équipes de France Galop. Tout s’organise en harmonie avec eux, c’est une situation très agréable.