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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Crystal Beach ** va bien

Courses / 20.05.2019

Crystal Beach ** va bien

Fautif sur le rail-ditch dans le Zeturf Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1), Crystal Beach ** (Network) a fait tomber son jockey, Ludovic Philipperon, laissant d’énormes regrets à son entourage et ses supporters. En effet, il s’était rapproché avec beaucoup de ressources à ce moment du parcours, sans que son pilote ne lui demande rien. Et lorsque l’on connaît le dernier kilomètre dont est capable Crystal Beach, on comprend aisément les regrets de son entraîneur, Marcel Rolland. Le professionnel cantilien nous a donné des nouvelles du cheval tout en revenant sur sa course dominicale : « Crystal Beach va bien. Je pense que vous le reverrez à l’automne. Il a fait toutes les préparatoires, donc je pense que c’est mieux de lui accorder un peu de repos. Ludovic [Philipperon, ndlr] m’a dit qu’avant sa chute, le cheval était bien dans sa bulle. Il l’a laissé un peu faire, le cheval a fait la petite foulée, il est venu au pied et s’est enlevé normalement mais pas suffisamment. Son arrière-main a frotté sur le rail-ditch. Ludovic a dit qu’il aurait peut-être dû le lancer mais comme tout allait très bien, il voulait patienter encore davantage. Les autres fois, il envoyait le cheval qui se déployait de lui-même. Mais cela le faisait embrayer... J’ai regardé le film plusieurs fois et il a fait un gros rapproché avant le rail-ditch. Quand il a fait sa faute, il était à six ou sept longueurs de la tête et commençait à se rapprocher. Ludovic m’a dit que le cheval est venu de lui-même. Selon lui, le cheval a pris l’obstacle pour une simple haie. Il nous a dit que la course n’était pas commencée pour le cheval et qu’il allait vraiment très bien. Le cheval était posé et il avait du bon gaz. S’il l’avait envoyé, il se serait peut-être trop vite retrouvé devant. Malgré tout, il a montré qu’une longue distance ne devrait pas lui poser de problèmes et qu’il peut être monté de cette façon-là. Nous avons fait du travail depuis le début de l’année pour en arriver là ; c’est un peu dur. Mais ce sont les courses d’obstacle et il faut accepter. À partir du moment où l’on rentre sans mal, c’est le principal. »