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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

L’ÉDITORIAL - Vous croyez en l’avenir du galop français ? Moi oui !

Institution / Ventes / 23.05.2019

L’ÉDITORIAL - Vous croyez en l’avenir du galop français ? Moi oui !

2019, année électorale. Une priorité : retrouver le chemin de la croissance. Mais comment ? Voici 15 propositions, ambitieuses et rapidement réalisables avec les actuels moyens de l’Institution.

Par Mayeul Caire, directeur de Jour de Galop

Aujourd’hui dans JDG (vendredi 24 mai) : un France Galop bien organisé, qui sait où il va

Demain : la façon dont allons procéder pour faire revenir le public sur nos hippodromes

Dimanche : 4 idées pour renouer avec la croissance au PMU

Lundi : croire en nos Régions, pour valoriser leur extraordinaire potentiel

PREMIER THÈME :

UN FRANCE GALOP BIEN ORGANISÉ, ET QUI SAIT OÙ IL VA…

Proposition n°1

Un nouveau France Galop, en mode "production/vente"

Je ne suis pas du tout intéressé par les questions de gouvernance et d’administration – et je suppose que vous non plus. Ce qui m’intéresse, en revanche, c’est l’efficacité des organisations. Sur ce thème, je crois qu’il est temps de changer l’organisation du travail à France Galop pour passer en mode production/distribution : d’un côté, une usine qui fabrique le produit ; de l’autre côté, un magasin qui le vend.

Aujourd’hui, France Galop fonctionne en silos : ici on gère l’obstacle et là le plat, là Paris et ici les régions, ici le P.M.H. et là le PMU… C’est une jungle qui bloque beaucoup de choses.

Avoir organisé le travail par thèmes, c’est contreproductif parce que cela dilue la décision et l’action.

Si nous voulons avancer, il nous faut organiser le travail par métiers. C’est ce que j’appelle : passer en mode production/distribution. La production, c’est la direction des courses : organiser, réguler, agréer, contrôler… Dans le langage de l’État, on appelle cela le régalien. De l’autre côté, la distribution. On pourrait l’appeler Direction du développement et des clients. J’y regroupe tout ce qui est de l’ordre de la stratégie, du commercial, de la communication, du marketing, de l’événementiel, etc. C’est comme cela que toutes les bonnes organisations fonctionnent.

Aujourd’hui, notre problème n°1, c’est qu’on a un bon produit (même s’il mériterait quelques retouches à la marge), mais qu’on ne le vend pas très bien.

Il y a quatre ans, ce constat avait été à moitié fait. Cela avait conduit à la nomination de Daniel Augereau comme troisième vice-président en charge de la transformation. Mais comme la réforme n’a pas eu lieu à l’intérieur du système, comme ce brillant chef d’entreprise n’avait aucun pouvoir concret et aucun moyen particulier, cela a échoué.

Si on veut que cela fonctionne, il faut un vice-président en charge du régalien et un vice-président en charge du Développement et des clients – avec sous ses ordres les directions opérationnelles compétentes, pour lui donner les moyens et l’autorité nécessaire à l’accomplissement de sa lourde tâche.

Proposition n°2

Valider un axe stratégique de bon sens : l’avenir est aux hippodromes et aux paris sur internet, à l’expérience vécue et à la consommation sur internet.

Pour agir avec efficacité, il faut bien choisir son axe stratégique. Mon analyse, c’est que nous vivons une tendance lourde dans la consommation. Cette tendance est mondiale ; elle existe non seulement dans les loisirs, mais aussi bien au-delà. Quelle est cette tendance ? On la voit à l’œuvre chez les 15-45 ans, qui ont vécu la majorité de leur vie avec internet. Cette génération veut deux choses en apparence opposées :

  • vivre les choses en vrai, vivre des expériences sur site ;
  • et consommer sur internet.

Prenons l’exemple de la musique : on achète ou on loue de la musique online… mais jamais les salles de concert n’ont été aussi pleines.

Ce qui veut dire par ailleurs que la télévision, qui est l’outil de procuration par excellence, a beaucoup de souci à se faire à l’avenir. Elle s’en fait. Tout comme le commerce physique d’ailleurs : on le voit déjà.

À nous de prendre cette vague ! Comment ? En mettant toutes nos forces aux bons endroits, c’est-à-dire :

  • Dans l’expérience vivante, sur nos hippodromes. Ça, c’est la mission de FG.
  • Et dans le commerce online. Ça, c’est la mission du PMU.

Et nous avons de grandes chances de succès, nous avons toutes nos chances car :

  • L’expérience des courses sur site est extrêmement forte.
  • Le jeu d’argent est à la fois très récurrent et addictif, ce qui convient parfaitement au commerce en ligne.

Où porter prioritairement nos efforts pour l’avenir

 

Vivant

Virtuel

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Pmu.fr