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French Purebred Arabian

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LE MOT DE L’AFAC - L’Association française du cheval arabe s’attelle à de nombreuses missions et projets

29.05.2019

LE MOT DE L’AFAC - L’Association française du cheval arabe s’attelle à de nombreuses missions et projets

Axelle Nègre de Watrigant et son Conseil d’administration félicitent Stéphane Chazel pour son élection. Un rapprochement avec l’ACA (Association du cheval arabe), déjà initié récemment par la présidente de l'Afac, ne pourra qu’en être amélioré. Le renouvellement d’un gros tiers des administrateurs et l’élection de Stéphane Chazel à la présidence sont l’occasion pour l’association de revenir à ses fondamentaux – recentrage sur le cheval arabe –, mais également de lancer des actions ambitieuses, notamment sur le plan international.

Rarement l’association n'a été présidée par un éleveur aussi concerné par l’ensemble de la filière du cheval arabe. Cavalier-entraîneur-éleveur de nombreux performeurs en endurance et principal courtier français dans cette discipline, il a été nommé à la commission endurance de la Fédération équestre internationale. Stéphane Chazel a par ailleurs passé sa jeunesse en immersion dans l’élevage familial de chevaux égyptien de show et a été plusieurs années présentateur professionnel, jusqu’à décrocher à trois reprises le titre suprême de champion du monde. Depuis plusieurs années, il s’intéresse aux courses de plat et élève pour cette discipline, où son affixe a déjà remporté plusieurs victoires (Diabolo Hipolyte). C’est donc sur les chapeaux de roues que le nouveau président souhaite lancer son plan d’action, en concertation avec le Conseil d’administration, avec notamment comme priorités :

- Un recentrage autour du cheval arabe. C’est une évidence. Pour pouvoir décider avec pertinence de notre avenir, il faut savoir d’où l’on vient. Mais aussi pour rassurer la communauté des éleveurs, si besoin était, que l’association n’est pas – ou n’est plus – tournée presque exclusivement vers l’endurance au détriment de toutes autres expressions du cheval arabe.

- Un retour de la France, pionnière en Europe pour l’importation et la sélection de chevaux arabes, et leader mondial en production de chevaux arabes de course et d’endurance, sur le devant de la scène internationale, avec notamment une candidature immédiate pour l’organisation de l’Assemblée générale de l’Ecaho en février 2020.

- Un renforcement des relations entre l’ACA et l’Afac

- Une politique de soutien et/ou de partenariat avec les événements qui mettent en valeur nos chevaux arabes dans nos trois orientations sportives. En effet, ces grands événements participent de l’attractivité de notre pays pour les investisseurs étrangers qui sont les clients des éleveurs, des entraîneurs, etc. Pour le futur, nous devons conserver cet attachement pour la France et ne pas nous faire détrôner par les autres pays et continents. L’ACA doit donc s’associer à ces événements porteurs et soutenir nos ambassadeurs de l’excellence, afin de maintenir et d’améliorer l’attractivité de nos circuits (course, endurance et show).

- Une politique de valorisation et de promotion des meilleurs reproducteurs, mais en essayant en priorité de valoriser et de sauvegarder les lignées basses (souches maternelles) qui sont fondamentales pour l’élevage.

Bien sûr, tous les indicateurs ne sont pas au vert pour les éleveurs français : une fiscalité lourde, la diminution drastique des subventions de l’État et la concurrence internationale rude, tant en show, qu’en endurance ou en course, la difficile préservation des souches et lignées  basses, fondamentale à un élevage compétitif… autant de facteurs qui peuvent nous fragiliser et doivent nous exhorter à anticiper les défis à venir.

La France possède cependant de très nombreux atouts et peut s’enorgueillir de l’expertise de son élevage, de sa génétique toujours leader, au moins en plat et en endurance, de la qualité de ses infrastructures et circuits de valorisation… Nous pouvons notamment compter sur les deux shows majeurs européens – Menton et Paris –, le plus important plateau de courses de Groupe, sans parler de l’endurance avec un circuit jeunes chevaux unique au monde, et un territoire qui permet un nombre infini d’épreuves amateurs et internationales. Cette histoire séculaire qui nous lie au cheval, et au pur-sang arabe en particulier, est le fruit des compétences mondialement reconnues des femmes et des hommes de notre famille d’élevage (éleveurs, entraîneurs, cavaliers, handlers, jockeys, organisateurs…).

L’ACA et la filière du cheval arabe disposent donc de tous les ingrédients pour réussir, reste à impliquer tous les acteurs pour que la sauce prenne. La nouvelle équipe, bien décidée à regrouper et représenter TOUS les éleveurs, compte relever le défi : rénover le fonctionnement et la communication de l’association, répondre aux attentes, tant des professionnels que des amateurs, promouvoir la diversité génétique du cheval arabe, tout en mettant en œuvre les outils de sélection et de sauvegarde du patrimoine génétique qui permettent de produire des chevaux compétitifs… 

Exercice qui nécessitera quelques arbitrages… et la maîtrise du grand écart entre des disciplines de plus en plus pointues et hyper-spécialisées, et l’universalité du cheval arabe, tant sociétale qu’environnementale, qui est parfaitement compatible avec les préoccupations du monde de demain en matière de bien-être animal, d’emplois non-délocalisables et de pratiques respectueuses de l’environnement.

LE CONSEIL D'ADMINISTRATION DE L’ASSOCIATION FRANÇAISE DU CHEVAL ARABE ÉLU LE 16 MAI 2019

Stéphane Chazel Président
Alain Chatton Vice-président
Christèle Derosch Secrétaire
Jean-Michel Grimal Trésorier
Jacqueline Rionde
Christian Quet
Stéphanie Guittot
Renaldo Sapone
Audrey Andre
Mathieu Harrouët
Alan Léon
Jean-Paul Larrieu
Gilles Flottes