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Jour de Galop

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Le PMU toujours dans l’objectif de gommer les "irritants"

Institution / Ventes / 30.05.2019

Le PMU toujours dans l’objectif de gommer les "irritants"

Gérard Callegari, directeur marketing du PMU, a présenté mercredi des nouvelles mesures s’inscrivant dans le plan stratégique de l’entreprise. Les annonces concernant les non-partants et la fin des écuries ont été détaillées dans notre précédente édition. D’autres sujets ont également été abordés.

Gommer les "irritants". C’est le mot d’ordre du PMU sous la direction de Cyril Linette, directeur général du PMU : revenir à l’ADN du PMU et gommer les "irritants". Gérard Callegari a dit : « Les mesures s’inscrivent dans l’idée d’être en empathie avec les joueurs et d’entrer dans une logique de simplification. La politique que nous menons cette année vise à gommer les "irritants". Au total, 200 propositions sont revenues du terrain et nous en avons retenu 150. Il y a des sujets touchant tous les domaines : la refonte du réseau, l’application PMU… Il y a plein de choses à faire. Sur la posture, je ne suis pas là pour faire cette année du glossy et du glamour, mais pour agir pour les parieurs. Restaurer la confiance de ces derniers va prendre du temps. Nous ne nous inscrivons pas dans le court terme mais dans le moyen terme. »

Les écuries faisaient partie des irritants à gommer, comme l’a expliqué Gérard Callegari : « Pour nous, le pari simple peut être le pari universel et si nous savons le rendre définitivement simple, si je puis dire, il peut amener des personnes n’ayant jamais joué à tenter un pari. Il faut trouver le gagnant, quoi de plus logique ? Mais, aujourd’hui, un quart des courses proposaient des écuries et il est difficile d’expliquer au joueur novice qu’il ne va pas toucher le rapport du cheval sur lequel il a joué. »

Nouveau jeu ? Pas dans l’immédiat. Le PMU est dans l’optique de retrouver la confiance des parieurs. Sur la question d’un possible nouveau jeu, Gérard Callegari a expliqué : « Le problème, en lançant un nouveau jeu, est de ne pas saucissonner les masses. Depuis le début de l’année, nous constatons que 40 % des courses – hors Quinté +– ont dépassé le million d’euros. Un nouveau jeu n’est pas une urgence. On en a parlé pour l’automne, mais ce ne sera pas à l’automne. »

Les mises de base à l’étude. Pour les parieurs en herbe, la variété des mises de base au PMU peut être un élément assez incompréhensible. Gérard Callegari a expliqué : « C’est un sujet que nous étudions. Il est difficile d’arrondir par le haut les mises de base, ce qui entraîne souvent une perte d’enjeux. Il est difficile d’imaginer que, dans un objectif de conquête, il n’y ait pas d’explication simple sur les mises de base. Nous n’avons pas encore de réponse sur le sujet mais cela est à l’étude. »

Trop de partants dans les Quinté + ? Les partants ont été le mot d’ordre du PMU depuis plusieurs années, alors il est quelque peu surprenant d’entendre Gérard Callegari parler d’une limitation à seize partants dans les Quintés : « Je trouve qu’il y a parfois trop de partants dans les Quintés +. Je pense qu’il serait bien de rester à seize maximum, en dehors des Grs1, mais cela ne dépend pas de nous. » En effet, limiter le nombre de partants est une prérogative des sociétés-mères, pas du PMU.