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Zeturf Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1) 6 Emmanuel de Rohan Chabot : « Ce partenariat, c’est le signe de notre attachement à la filière hippique »

Courses / 15.05.2019

Zeturf Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1) 6 Emmanuel de Rohan Chabot : « Ce partenariat, c’est le signe de notre attachement à la filière hippique »

Le patron de Zeturf, Emmanuel de Rohan Chabot, explique la signification du partenariat que son groupe a signé avec France Galop, pour sponsoriser le Grand Steeple-Chase de Paris.

Jour de Galop. – Neuf ans après sa création, suite à l’ouverture du marché des paris en ligne, que représente Zeturf, en quelques mots et chiffres ?

Emmanuel de Rohan Chabot. – Zeturf est devenu le deuxième opérateur du marché des paris hippiques en ligne, avec 18 % de parts de marché. Plus globalement, puisque nous traitons les enjeux d’autres opérateurs, nous arrivons à 25 % de parts de marché en masse commune. Nous avons connu une croissance régulière depuis 2010. Pour la première fois cette année, nous proposons une offre différenciée de celle du PMU. Comme vous le savez, sous l’impulsion de Cyril Linette, le programme du PMU, aussi bien physique que sur internet, a été réduit. Nous nous démarquons en proposant certaines courses françaises, notamment régionales, en exclusivité. Depuis février, nos clients peuvent aussi jouer en exclusivité sur les courses plates en Afrique du Sud, ainsi qu’au trot en Suède. Cette différenciation va nous permettre, je l’espère, d’accroître notre positionnement. Accessoirement, notre groupe inclut Zebet, qui est le quatrième opérateur de paris sportifs on line.

Comment Zeturf contribue-t-il au financement de la filière hippique ?

Les opérateurs de paris reversent à la filière une contribution financière par le biais de la taxe affectée. En 2018, nous avons ainsi versé 10 millions d’euros. Évidemment, c’est bien moindre que la contribution du PMU, mais dans ces temps difficiles, c’est loin d’être négligeable.

Vous avez choisi de parrainer la plus grande course d’obstacle française. Que représente la discipline de l’obstacle pour Zeturf ?

Même si l’obstacle, à nombre de courses égal, génère moins d’enjeux que le plat, les grandes journées d’obstacle, notamment à Auteuil, sont toujours des événements qui fascinent les parieurs. Chez Zeturf, on aime l’obstacle, et, plus personnellement, Auteuil est mon hippodrome de cœur, car c’est celui où j’allais enfant. Jean d’Indy est un vieil ami. J’ai donc des liens forts avec le monde de l’obstacle.

Quels contours va prendre votre partenariat avec France Galop sur le Grand Steeple-Chase de Paris ?

Ce partenariat n’est pas une opération de promotion pour Zeturf. Bien sûr, nous allons mettre en place sur notre site une offre particulière sur la course, en offrant à nos clients des paris gratuits à hauteur de quelques dizaines de milliers d’euros. Mais il ne s’agit pas d’être à Auteuil pour recruter de nouveaux clients pour le site. Ce n’est pas notre volonté, ni la vocation de France Galop. Ce sponsoring, je l’ai voulu pour matérialiser notre soutien, notre proximité et notre attachement à la filière hippique. Pendant longtemps, nous n’avons pas eu le droit de faire de la publicité sur les hippodromes. Ce partenariat est aussi le signe de la normalisation des relations entre Zeturf et l’Institution. Je parle de normalisation, car l’apaisement, lui, a eu lieu depuis longtemps.

Est-il amené à se prolonger dans le temps ?

Nous avons signé pour une année, mais notre volonté est de nous inscrire dans le temps. J’espère qu’il sera même élargi, pourquoi pas au week-end en entier du Grand Steeple. Certains hippodromes régionaux sont aussi preneurs de ce type de partenariats. Nous allons en discuter. Toutes les portes sont ouvertes, y compris dans le trot.