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Jour de Galop

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OBSERVATOIRE SOCIAL 2019 DE L’AFASEC - Plus de femmes et des effectifs stables

Autres informations / 28.06.2019

OBSERVATOIRE SOCIAL 2019 DE L’AFASEC - Plus de femmes et des effectifs stables

Ce vendredi, l’Afasec a dévoilé à la presse son observatoire social 2019. Cette étude est basée sur l’analyse des données issues de la gestion des contrats de prévoyance, dont l’Afasec a la charge dans la filière hippique.

Un nombre de salariés qui se maintient. Didier Budka, le directeur général de l’Afasec, a déclaré : « Nous sommes toujours autour de 4.000 salariés d’écuries de courses. Pour être précis, il y en a 3.970, dont 59 % sont salariés au galop. La moyenne d’âge est de 35,1 ans chez les hommes et, chez les femmes, elle s’établit autour de 28,4 ans. » En dix ans, on constate qu’au galop, et encore plus au trot, le pourcentage de jeunes de moins de 25 ans se réduit. Au galop, 32 % des salariés ont moins de 25 ans (38 % en 2009), alors qu’au trot 39 % ont moins de 25 ans (50 % en 2009 !). Plus globalement, en dix ans, nous assistons à une nette diminution des salariés de moins de 30 ans. Ce pourcentage est passé de 58 % en 2009 à 53 % en 2018. Didier Budka poursuit : « Nous sommes sur des effectifs constants, avec un nombre d’entreprises employeurs de main-d’œuvre en retrait (-8 %). Sur les 2.488 entraîneurs recensés en France, seulement 780 ont des salariés. La taille des entreprises a tendance à augmenter. Le fait que les courses aient lieu un peu partout en France pousse les écuries à recruter. »

La féminisation se poursuit. Lors du dernier rapport de l’observatoire social de l’Afasec, il s’agissait déjà de l’une des grandes tendances. Et elle ne cesse de s’amplifier. Les femmes dans la profession représentent en 2018 environ 37 % des salariés contre 29 % en 2009. En réalité, la France ne fait que rattraper son retard par rapport à d’autres pays, comme l’explique Didier Budka : « En Angleterre et en Suède, les femmes sont présentes depuis longtemps dans les écuries, alors que, chez nous, le milieu était essentiellement masculin. » En 2018, les femmes de moins de 21 ans sont presque aussi nombreuses que les hommes. Même si, chez les moins de 30 ans, 47 % des femmes sont des salariées, plus on monte dans la pyramide des âges, plus ce pourcentage se réduit. Et, pour la première en dix ans, l’âge moyen des femmes a baissé pour atteindre 28,4 ans. Didier Budka explique : « Comment faire pour que les femmes restent plus longtemps ? Le problème de la garde des enfants revient souvent. Une maison d’assistance maternelle a été mise en place à Grosbois et bientôt ce sera le cas également à Pau. À moyen terme, cela devrait être déployé dans tous les centres d’entraînement. »

Il reste des places à l’Afasec pour la rentrée. Didier Budka nous a rappelé qu’il était encore possible pour les jeunes, mais aussi dans le cadre d’une formation continue, de s’inscrire à l’Afasec pour la rentrée : « Peu de secteurs peuvent revendiquer le fait de recruter. Nous, nous recrutons. Des emplois sont à pourvoir dans les écuries et il nous reste encore des places au sein de nos écoles pour la rentrée prochaine. Nous proposons des diplômes d’État, et nos formations sont sérieuses et reconnues. Le taux de réussite aux examens 2018 a atteint 89 % et il devrait encore être très bon cette année. Il faut savoir que 86 % de nos élèves ont ensuite soit trouvé un emploi dans les semaines qui ont suivi l’obtention de leur diplôme, soit poursuivi leurs études. Pour les 14 % restants, beaucoup d’entre eux ont tenté une expérience à l’étranger. Et puis, comme j’aime le rappeler, le cheval est une passion, mais cela peut aussi devenir un vrai métier. »

Pour consulter l’intégralité de l’observatoire social 2019 de l’Afasec, cliquer ici

http://www.afasec.fr/userfiles/files/AFASEC%20OS%202019.pdf