Quels sont les faits marquants du premier semestre en plat ?

Courses / 17.07.2019

Quels sont les faits marquants du premier semestre en plat ?

Par Adeline Gombaud

Plus de six mois se sont écoulés et le temps est venu de faire un bilan, pour le premier semestre, de l’actualité en plat. Nous vous proposons donc quelques noms qui renvoient à des moments forts de celle-ci. Nous poursuivrons prochainement cette mini-série par l’obstacle et l’international.

Francis-Henri Graffard, homme de l’année ?

S’il y a bien un homme qui a marqué les courses françaises ce premier semestre, c’est Francis-Henri Graffard. En l’espace de moins d’une semaine, il a remporté le Prix de Diane et les Coronation Stakes (Grs1) ! Dix ans après son installation, il a donc touché le Graal, grâce à Channel (Nathaniel), le premier cheval de jeunes propriétaires, Samuel et Élodie de Barros. Le samedi suivant, c’est Watch Me (Olympic Glory) qui lui offre un premier succès à Royal Ascot. Watch Me, issue de la première génération de l’étalon du haras de Bouquetot Olympic Glory, fait aussi partie des premiers chevaux nés au haras de Saint-Julien, la structure d’élevage développée par Antoinette Tamagni. Ces deux victoires ont été acquises avec l’aide de Pierre-Charles Boudot, que Francis-Henri Graffard a connu tout jeune, quand il apprenait les rudiments du métier chez le père du jockey, Marc Boudot, du côté de Paray-le-Monial…

Sottsass poursuit l’œuvre familiale

Quel 3ans français a été le plus impressionnant lors du premier semestre ? Fin mai, nous aurions répondu sans hésitation Persian King ** (Kingman), lauréat désinvolte de The Emirates Poule d’Essai des Poulains (Gr1). Mais Sottsass (Siyouni) a fait quelque chose de peu ordinaire dans le Qipco Prix du Jockey Club (Gr1), laissant son rival à deux bonnes longueurs. Pour la première fois depuis de nombreuses années, le gagnant du Jockey Club a même reçu un rating supérieur (120) à celui du Derby d’Epsom (118 pour Anthony van Dyck) !

Sottsass, c’est aussi le triomphe d’une poulinière d’exception, Starlet’s Sister (Galileo), déjà mère de la meilleure jument des États-Unis sur le turf, Sistercharlie (Myboycharlie), et de My Sister Nat (Acclamation), gagnante du Prix Bertrand de Tarragon (Gr3). Trois premiers produits, trois black types majuscules : le compte est bon ! Quand on sait que l’écurie des Monceaux présente à Deauville un frère par Fastnet Rock, on peut se préparer à encore écrire sur cette famille en or.

Siyouni/Le Havre/Kendargent, le trio magique

Volontairement, nous avons choisi un trio d’étalons. Parce que oui, ce sont trois étalons français qui occupent, au 15 juillet, les trois premières places des étalons en France, selon les allocations remportées par leurs produits. Siyouni et Le Havre passent tous les deux le cap des 2 millions d’euros, mais leur aîné Kendargent s’offre le luxe de devancer Dubawi. En nombre de gagnants, c’est Le Havre qui passe en tête, devant Siyouni et Kendargent. Ce sont les seuls à compter plus de 40 produits lauréats.

Signaux de reprise au PMU

Il ne faut pas s’enflammer trop vite. Mais la politique de Cyril Linette, directeur général du PMU et de ses équipes, semble porter ses fruits. Preuve en est, la baisse flagrante des enjeux diminue de mois en mois. L’activité a même enregistré une hausse de 0,5 % au deuxième trimestre, avec une progression plus franche en juin (+ 3 % pour les enjeux hippiques en France, ce qui ne s’était pas produit depuis 2011…) Toute une série de mesures ont été prises au PMU pour arriver à ce résultat, comme une diminution de l’offre, la fin des écuries, de meilleurs rapports, un Quinté repensé… Bien sûr, on peut dire qu’il n’y avait pas de coupe du monde cette année, mais d’un autre côté, il y avait plus de courses PMU en 2018. Espérons que tout cela se confirme au second semestre !

Maisons-Laffitte, la saga de l’été…

Récemment, France Galop a dévoilé les axes majeurs de la modernisation du centre d’entraînement mansonnien, avec une réduction de sa surface. Côté course, la société mère a aussi annoncé l’attribution des réunions de courses s’étant disputées à Maisons-Laffitte en 2019. Pendant ce temps Jacques Myard, maire de la ville, ne désarme pas pour sauver le champ de courses, mais la communication entre France Galop et la mairie semble compliquée… Le temps joue contre Jacques Myard et imaginer des courses à Maisons-Laffitte en 2020 devient de plus en plus utopiste, compte tenu du temps qu’il reste pour mettre en place un projet permettant de rentabiliser la nouvelle Société des courses de Maisons-Laffitte.