Le mot de la fin - Personnel

Le Mot de la Fin / 22.07.2019

Le mot de la fin - Personnel

Trouver du personnel est un problème permanent. Les entraîneurs sont dépendants de la main-d’œuvre étrangère, y compris en France, car notre univers n’attire plus les locaux. Michael Dods, entraîneur anglais, a dû se séparer de Carim Mohideen. L’homme de 55 ans a été l’un de ses salariés pendant dix ans. Mais son incapacité à réussir le test Life in the UK, afin d’obtenir la nationalité anglaise, l’a contraint à rentrer en Inde. Cet examen officiel - dans le cadre d’une demande de nationalité britannique – dure 45 minutes. Il faut obtenir l’équivalent de 15/20 avec 24 questions portant sur les traditions et coutumes du pays. L’entraîneur a réagi : « Il était l’un de mes meilleurs employés. Nous respectons les règles mais il aurait pu avoir des circonstances atténuantes. Il était très investi et n’a jamais eu de jour de congé pour maladie. » En Irlande, les préparateurs aux breeze up – qui, faute de candidats locaux, font appel à des jockeys brésiliens – sont à la peine car la législation ne leur permet plus de recruter à l’international. Aux États-Unis, avec le durcissement des lois en matière d’immigration du gouvernement Trump, la situation est encore plus pesante. Sans les ressortissants d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, certaines écuries n’arrivent plus à fonctionner.