Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Transformer les spectateurs en parieurs, l’un des défis du PMU

Autres informations / 26.07.2019

Transformer les spectateurs en parieurs, l’un des défis du PMU

À fin juin, les enjeux parisiens sur les hippodromes ont progressé de 3,4 %. Des résultats encourageants mais, à présent, le défi est de transformer un public souvent peu aguerri au fonctionnement des courses et des paris pour en faire des parieurs réguliers.

Patrick Maggioli est le directeur des ventes sur les hippodromes du PMU. Il nous a expliqué : « Notre rôle à tous, sociétés de courses et PMU, c’est d’accompagner le public tout au long de sa visite sur l’hippodrome, de lui expliquer l’univers des courses et du pari et de faire en sorte qu’il passe un bon moment. Et parier fait partie de ce plaisir, que l’on soit turfiste aguerri ou non. Par le passé, trop de néophytes étaient découragés parce qu’ils devaient faire la queue au milieu de parieurs expérimentés avant de se retrouver devant le comptoir face à un opérateur, sans être capables de formuler leur demande de jeu aisément. Pour y remédier, nous avons développé des solutions techniques, via les tablettes notamment, qui permettent à nos équipes d’aller à la rencontre du public pour l’aider à parier. Les opérateurs ont désormais une vraie souplesse pour accompagner le public à chacune des étapes, l’aider à décrypter le programme des courses, le fonctionnement des cotes, comment placer un pari simple, etc. »

Le succès des JeuXdi de ParisLongchamp. Les équipes du PMU ont mis en place un programme spécifique pour l’animation des espaces où les jeunes se retrouvent à ParisLongchamp : « Dans le cadre d’événements du type des JeuXdi à ParisLongchamp, les animations tiennent une place importante. Parmi elles, il y a par exemple les "battles de paris" : une table choisit un cheval avant la course et elle lance un défi à la table d’à côté. Nos équipes enregistrent le choix des deux parties et celle qui gagne remporte un cadeau. Nous jouons ainsi sur l’émulation d’un groupe et l’appropriation d’un cheval le temps d’une course. Les gens franchissent ce premier pas, très simple, avant de se lancer dans un pari hippique au sens traditionnel du terme. Ils doivent passer un bon moment, prendre du plaisir et certains deviendront des parieurs. Le premier objectif que nous visons, c’est que les gens reviennent avec de nouveaux amis pour partager le plaisir qu’ils ont expérimenté aux courses. On voit toute une nouvelle clientèle apparaître au fil de ce type d’opérations. Des jeunes bien sûr, mais pas uniquement. »

Recruter et former des gilets verts. Par le passé – à Paris comme en province – le manque d’expertise des personnes censées conseiller les néophytes pouvait être assez flagrant. Les choses semblent avoir progressé sur ce point. Patrick Maggioli détaille : « L’idée, c’est que nos équipes soient de véritables ambassadeurs du pari et des courses. Avec leurs gilets verts, elles sont donc des points de repère pour le public sur les hippodromes, à même de renseigner chacun, de les aider, de les conseiller. Elles sont donc formées au pari, à la culture hippique et encadrées par des tuteurs d’expérience. »