Cécile Madamet : « Miser sur les courses à poney, c’est investir à long terme pour l’avenir de notre univers »

Courses / 05.08.2019

Cécile Madamet : « Miser sur les courses à poney, c’est investir à long terme pour l’avenir de notre univers »

Ce dimanche à Deauville, certaines des casaques les plus prestigieuses ont pris part aux épreuves du Championnat de France de courses à poney. Cécile Madamet, cheville ouvrière de cette filière dans notre pays, nous a expliqué ce lundi : « Le bilan est positif, même s’il reste des choses à améliorer. Parmi les éléments très positifs, il faut souligner le bel engagement des propriétaires qui nous ont soutenus. Les jeunes qui montaient à poney portaient leur casaque. Outre leur soutien financier, il faut aussi et surtout retenir la gentillesse et la disponibilité qu’ils ont accordées aux enfants. C’est le signe qu’ils pensent eux aussi que les courses de poneys sont importantes pour l’avenir et qu’ils ont envie de transmettre cette passion qui les anime. Cela nous donne aussi le sentiment que les courses de poneys font désormais vraiment partie intégrante du paysage hippique français. Aude Ferland s’est beaucoup investie dans ce projet tout comme Franck Le Mestre. Il ne faut pas oublier les autres sponsors qui ont eux aussi grandement soutenu ces épreuves en offrant notamment de très beaux lots. »

Un investissement à long terme. « Notre ambition est que les courses de poneys accueillent le plus possible d’enfants non issus du sérail. Actuellement, ils sont à peu près un tiers dans ce cas. La Fédération française d’équitation, représentée ce week-end à Deauville par Jean-Luc Auclair, était venue prendre la température. Après ce championnat réussi, cette institution est déterminée à faire la promotion des courses à poney au sein du réseau de clubs hippiques. Ce que nous avons vu à Deauville, c’est en quelque sorte le sommet de la pyramide, une forme d’élite. Mais nous avons besoin d’une base large de pratiquants avec certainement des poneys qui pratiquent d’autres disciplines en piste. Notre filière est en manque de vocations. Au niveau des éleveurs et des propriétaires bien sûr, mais aussi et surtout du personnel. Ces jeunes pratiquants représentent un vivier incroyable pour l’ensemble des professions de la filière du galop en France. Miser sur les courses à poney, c’est investir à long terme pour l’avenir de notre univers. »