Disparition de Roberto Cocheteux

Courses / 20.08.2019

Disparition de Roberto Cocheteux

Le propriétaire espagnol, bien connu en France, Roberto Cocheteux, nous a quittés à 67 ans des suites d’une longue maladie. Sa casaque écartelée noire et bleue a brillé à haut niveau ces dernières années grâce à Spain Burg (Sageburg), lauréate des Rockfel Stakes (Gr2) et du Critérium du Béquet (L), avant qu’elle ne soit vendue lors de la vente de l’Arc Arqana en 2016, pour 1.500.000 €, à Patascoy (Wootton Bassett), deuxième du Qipco Prix du Jockey Club (Gr1), et à de bons sauteurs comme Joropo (Kheleyf), Haigoa (Diktat), Natagaima (Authorized) et Nombe (King’s Best), deuxième du Prix Finot (L). Tous ces chevaux étaient entraînés par Xavier Thomas-Demeaulte, avec lequel il avait noué une relation qui allait bien au-delà d’une simple relation professionnelle. L’entraîneur nous a dit : « C’est un propriétaire avec lequel j’ai grandi. Il m’a pris sous son aile. Il a été avec moi tout au long de ces années qui ont été brillantes. Aujourd’hui, j’ai perdu un ami… »

Son principal entraîneur espagnol était Joanes Osorio qui avait entraîné pour lui Nemqueteba (Pour Moi), vainqueur du Derby espagnol (A), devenu étalon, ou encore Avenue Dargent (Kendargent), gagnante de grands prix en Espagne et deuxième du Prix de la Pépinière (L). En plus de ses activités de propriétaire et éleveur qu’il conjuguait avec son métier, Roberto Cocheteux avait récupéré la présidence de l’hippodrome de Séville, pour lequel il avait déjà réalisé de beaux projets comme la nouvelle piste en gazon.

Dans une interview qu’il nous avait accordée avant la participation de Patascoy dans le Jockey Club, Roberto Cocheteux nous avait raconté comment sa passion pour les courses était née : « Tout jeune, j’habitais dans un immeuble à proximité de l’hippodrome de Madrid. Avec des amis, nous allions aux courses. J’ai commencé à me passionner, à connaître les chevaux, les entraîneurs, les propriétaires et les jockeys… Ensuite, nous avons acheté un cheval à plusieurs. Puis je suis parti en Amérique du Sud [il a monté une société dans le domaine de la santé en Amérique du Sud avec des entreprises en Colombie, au Vénézuela, au Pérou, au Brésil, en Argentine, au Mexique et au Chili, ndlr]. J’ai ensuite créé une écurie et, en 2012, je suis revenu en Espagne. Je me suis lancé dans le développement de l’écurie. Quand l’hippodrome de Madrid [en 1996] a fermé, j’ai commencé à avoir des chevaux chez Xavier Thomas-Demeaulte à Mont-de-Marsan. Depuis, nous sommes devenus amis. C’est un grand entraîneur. En Espagne, mes chevaux sont chez Joanes Osorio et le duc d’Alburquerque, fils du célèbre duc d’Alburquerque, celui qui a monté tant de fois le Grand National de Liverpool. C’est lui aussi un très grand entraîneur et ami. »

Spain Burg, son meilleur souvenir. Le meilleur souvenir du propriétaire-éleveur ibérique était son succès dans les Rockfel Stakes, dans lesquels Spain Burg avait dominé les anglaises à Newmarket… « Je crois que la victoire de Spain Burg dans les Rockfel Stakes (Gr2) à Newmarket est un grand souvenir. C’était spectaculaire ! J’ai eu aussi un cheval qui a couru de nombreuses années, et j’en conserve de bons souvenirs. Il est maintenant étalon en Andalousie. J’ai beaucoup aimé ma première victoire sur les obstacles. À Madrid, je me rappelle de mes victoires dans le Derby, les Oaks, les Poules, le Gran Premio Memorial Duque de Alburquerque, qui a été une course très émouvante à gagner. J’avais aussi fait le jumelé dans la Poule des Pouliches. »