EN RÉGION - Sur l’hippodrome d’Agen, les éleveurs de chevaux de sport ont trouvé des conditions idéales pour leur concours d’élevage

Courses / 01.08.2019

EN RÉGION - Sur l’hippodrome d’Agen, les éleveurs de chevaux de sport ont trouvé des conditions idéales pour leur concours d’élevage

Le Lot-et-Garonne est le plus actif des départements du Sud-Ouest de la France en ce qui concerne l’élevage des chevaux de sports équestres. Cette année, les éleveurs locaux ont décidé d’organiser leurs épreuves d’élevage sur l’hippodrome d’Agen. Visiblement très satisfaits, ils souhaitent renouveler ce partenariat à l’avenir.

Depuis plus d’une décennie, Aurélien Lafargue est à la tête du Syndicat des éleveurs d'anglo-arabes et de chevaux de sport du Lot-et-Garonne. Sous son impulsion, l’élevage local a su, mieux qu’ailleurs dans le Sud-Ouest, gérer la disparition des Haras nationaux. Suite au désengagement de l’État, il est aussi à l’origine de Genetiqu’Anglo, une structure associative de vente de saillies qui commercialise la semence d’une vingtaine d’étalons anglo-arabes, devenant ainsi le principal acteur de ce marché au niveau international. Très actif sur le plan commercial, le syndicat lot-et-garonnais est parvenu à maintenir un nombre de naissances de chevaux de sport important sur son territoire, dont sont issus des sujets de haut niveau comme le célèbre Ryon d’Anzex (Massondo) ou, plus près de nous, Vadrouille d’Avril (Popayann), qui a gagné une bonne épreuve lors du mythique CHIO d’Aix-la-Chapelle 2019.

Une organisation facilitée. Sous l’appellation Journées de l'élevage du cheval et du poney de sport, l’association du Lot-et-Garonne attire des sujets venus de tout le grand Sud-Ouest. En 2019, pour la première fois, cette manifestation a été scindée en deux : les 2ans et les 3ans (qui sautent en liberté) concouraient au lycée agricole de Nérac, alors que l’ensemble des autres catégories a pris la direction de l’hippodrome d’Agen, les 23 et le 24 juillet. Aurélien Lafargue explique : « Il n’y pas de courses l’été à Agen et le site est donc libre. Pour une association comme le Syndicat des éleveurs d'anglo-arabes et de chevaux de sport du Lot-et-Garonne, organiser un concours d’élevage sur cet hippodrome n’a que des avantages. Tout d’abord, par rapport à un lieu éphémère, nous n’avons aucun surcoût d’aménagement, que ce soit au niveau de l’électrification, de la sonorisation, de la sécurisation… et cela se ressent clairement au niveau de notre budget. Ensuite, la Société des courses d’Agen a tout fait pour faciliter notre travail : le site était impeccable et nous n’avions aucun travail de nettoyage en arrivant, ce qui est bien sûr très appréciable pour les bénévolesLa piste était dans un état parfait pour la présentation des animaux. »

Des conditions idéales. Le président lot-et-garonnais poursuit : « Les éleveurs qui présentaient leurs chevaux sont ravis. Avec les 120 boxes en dur de l’hippodrome d’Agen, leurs animaux étaient logés dans des conditions idéales. La taille du parking, adaptée aux véhicules de transport de chevaux, a aussi été très appréciable. Nous avons dû organiser notre concours en période de canicule et les douches fermées du champ de course sont parfaites pour rafraîchir et préparer des juments suitées. Au total 200 chevaux – de sport, d’endurance et de travail – sont venus les 23 et le 24 juillet. Pour l’organisation du repas et de l’apéritif, le hall des parieurs était idéal, surtout que l’hippodrome a un restaurateur à domicile. Enfin, le soir venu, nous avons organisé une guinguette dans le rond de présentation. Nos adhérents et l’ensemble des participants nous ont clairement fait savoir qu’ils souhaitent que le concours 2020 soit encore organisé sur ce site. Il y a aussi le fait que ces concours sont importants pour la commercialisation de la production des éleveurs. Un site esthétique et fonctionnel permet de présenter au mieux les chevaux aux acheteurs. Et le cas échéant c’est le cadre idéal pour des photos ou vidéos qui seront fort utiles pour des transactions ultérieures. » Lorsqu’on lui demande pourquoi ce type d’organisation n’est pas plus courante sur les hippodromes, Aurélien Lafargue explique : « J’ai la chance d’être sociétaire de la Société des courses locale, et donc à cheval entre les univers équestres et hippiques. Trop souvent, le président de l’association locale des éleveurs de chevaux de sport ne connaît pas le directeur ou les élus de l’hippodrome qui est le plus proche. Pourtant, une association d’éleveur comme la nôtre est gagnante sur toute la ligne grâce au concours de la société des courses locale qui nous accueille dans les meilleures conditions possible. »